• soleil...brule..

    le soleil brule

    l'etre humain ne vit qu'une seconde a l'échelle de l'univers, son destin peu basculer en une seconde aussi.

    celui qui est dans sa voiture ne sais pas que dans la seconde qui suit il va s'emplâtrer dans le camion devant lui, ou dans l'arbre qui traverse la route ,et en mourir sur le coup.

    une maudite seconde,et tout disparait.

    il ne lui faut pas beaucoup plus pour tomber amoureux pour le meilleur et pour le pire.

    cette seconde c'est transformée en 10 minutes quand la dépêche radio a couper  court a tous les programmes musicaux plus ou moins insipides que j'écoutais cette apres midi la.

    depuis quelques jours une chaleur suffocante, gavait la terre de façon inhabituelle.

    une dépêche a n'en plus finir, des programmes tele coupés par une intervention du président ,seul lui n'avait pas quitté son costume dans le pays ,j'en etais certain.

    le soleil ne s'etait pas rapproché de la terre,non ,c'etait juste pire.

    un rayon d'une intensité phénoménale était sur le point de jaillir et allait parcourir le maigre chemin qui le séparait de la terre  pour venir la traverser.

    pour qui? pour quoi, même les plus haut scientifiques séchaient sur la question .

    c'etait comme ca, voila tout, juste comme ca..

    c'etait mon jour de repos et a ce qu'il avait ete dit, la température allait monter jusqu'a plus de 600 degrés pendant plusieurs minutes, autant dire que rien ne protégerait notre espèce.

    la vie s'est arrêtée dans l'heure qui a suivit la nouvelle.

    certains abasourdi avait garé leur voiture sur le coté, d'autres roulaient a tombeau ouvert pour regagner leur famille au plus vite. d'autres surement toujours pas au courant roulaient peinard.

     moi j'étais a ma fenêtre.

    je venais d'annoncer la nouvelle a ma bien aimé qui helas se trouvait a l'autre bout du pays pour son travail.

    elle n'été pas au courant,et a couru jusqu'au premier bar, afin de mettre fin a ce qu'elle pensait une plaisanterie.

    sa voix s'est mise a trembler, elle voulait rentrer au plus vite.

    dix heures de route après une telle nouvelle, c'etait même pas la peine je lui ai dis en contemplant les premiers accidents de ma fenetre.

    on a discuté longtemps au téléphone, pleurant, riant.

    puis toutes les ondes téléphoniques se sont tuent , celle de la tele aussi.

    l'encombrement a du etre totale en a peine une heure.

    j'ai décidé d'aller me réfugier dans les carrières pres de chez moi, un vrai labyrinthe glaciale et humide qui ne serait pas d'un grand secours, mais voila, je voulais ne pas etre dans les premiers.. c'est con mais c'est comme ca.

    on espère toujours etre le dernier, le highlander de l'humanité.

    peut etre qu'on aurais un charlton heston ou un will smith qui resterait comme l'unique survivant d'un cataclysme sans précédant.

    pas la peine de prendre la voiture pour y aller, c'etait une foire sans nom sur les routes..bagarres,accidents, bouchons..

    il m'a bien fallu deux heures pour arriver devant les carrières, et deja quelques personnes avec leur sac leclerc gorgés jusqu'a la gueule s'engouffraient dedans .

    moi ,ben je voyageais léger comme d'hab, deux bouteille de flotte et une de jack daniels, pour les dernières heures de l'humanité je tenais absolument a etre bourré comme un coin, rond comme une queue de pelle.

    j'ai marché a grand pas et me suit enfoncé rapidement dans les galeries souterraines, lampes torches a la main, parsi par la des groupes s'étaient terrés dans un coin, le réchaud a gaz deja en action,ca sentait la boustifaille.

    bientot les carrières seraient un  lieu hautement touristiques,fallait trouver la planque sans plus attendre, et je comptais m'enfoncer aussi loin que je pouvais dans ce trou a rats, loin de tout ces creve la dalle.

    on allais tous crever bordel, on allais tous finir en cendres dans quelques heures.

    ma misérable veste en jeans et mon t shirt "anti sarkozy"deja trempés par ma longue marche ,commençaient a devenir glacial,pas de doute j'avais trouvé la bon coin pour cailler et apprécier une fin du monde digne de ce nom.

    a l'entrée d'une galerie un type avait installé un groupe électrogène avec un congélateur branché a l'autre bout, lui il etait rentré avec sa bagnole meme, je pense que c'etait le dernier des mohicans humain et que derrière lui j'allais m'enfoncer sans rencontrer âme qui vive.

    il m'a fait un signe, je me suis approché de lui.

    il a ouvert son congelo et a sortir une biere.

    il devait y avoir au moins 150 binouzes dans son refroidisseur, putain le gars il avait prevu de se mettre une pile du feu de dieu avant  le saut final.

    moi j'allais boire un jack daniels brulant et lui se refroidissait ses bieres a grand coup de groupe électrogène.

    son bruit assourdissant couvrait presque ses paroles.

    il avait une tete marrante, je pense meme qu'il etait deja bourré.

    il m'a fait "ouaip"

    son haleine etait dégueulasse de biere et j'ai apercu les 10 cadavres en verre derrière lui.

    je me suis dis qu'il serait meme mort avant que la mort lui tombe dessus comme a nous tous.

    a ce rythme la dans deux heures il tomberait dans le coma ,pis basta.

    c'etait peut etre la bonne solution, se buter avant que la mort solaire nous consume comme de vulgaire charbon de bois.

    j'ai pris la biere tendu par le poivrot.

    elle était fraiche ,et bonne pour de la bière ALDI ,c'etait pas de la pisse comme je l'ai toujours cru.

    une bonne biere fraiche, putain.. j'aime pas la biere en faite.

    et j'ai repondu a son "ouaip" par un autre "ouaip "

    et on a hoché la tete comme des cons pendant cinq minutes en sirotant la biere.

    c'etait une question d heures.

    il a ressorti une autre biere du froid et j'ai vraiment senti le froid sortir du frigo, ca voulait dire que meme dans les galerie la chaleur venait de monter, ou peut etre est ce la biere qui m'avait chauffé la gueule.

    moi qui ne buvais quasiment jamais, j'allais prendre une cuite finale, the king size cuite.

    j'aurais bien aimé avoir du shit pour bien me démolir afin d'oublier que plus jamais je ne verrais ceux que j'aime.

    j'ai même pas chercher a les voir avant la fin, j'aime a me dire que eux ils ont trouvé LA planque , et qu'ils vont s'en sortir.

    j'ai vite été exaucé, un jeune type et sa copine son apparu dans le faisceau de nos torches on les a invités aussi, il avait du shit. et j'ai pris une taffe digne des plus gros animaux d'afrique...j'ai du tomber dans les pommes aussitot car j'ai senti le poivrot me secouer comme un arbre plein de fruits mur .

    " ho non pas maintenant ptit c'est pas l'heure"

    son haleine fetide m'a tout de suite remise sur pied .

    peut etre que ca aurait été mieux que je calanche maintenant apres tout.

    j'ai pris une gorgé de la biere tendu par le type et son générateur, et j'ai meme arraché des mains le joint qui arrivait en bout de taffe.ils m'ont tous trois regardés avec de gros yeux et j'ai repris une taffe d'animal sauvage.

    cette fois ci je n'ai que roulé sur le dos.

    j'avais plus de cerveau et c'etait suffisant pour l'instant.

    les deux jeunes avaient commencé a se tripoter," bah pourquoi pas autant profiter  avant de crever" a lancé le picolo."ptetre meme que j'vais m'en faire une petite avant de claquer moi aussi" il a ajouté en agitant sa main d'un signe évocateur.

    le shit ne m'a jamais donné envie de baiser et j'allais les laisser  ,pour l'un se branler et pour les autres baiser en paix.

    je me suis levé ,en faisant un signe vers le frigo du style "puis je"?

    le mec a fait un signe de tete du style "vas y prend des bieres mon gars ,y'en a pour tout le monde".

    j'ai remis ma lampe torche en route ainsi que mes guiboles .

    "pourquoi ne pas choper une jolie demoiselle et se la taper  afin de finir en beaute toi aussi" a crié la petite voix dans ma tete.

    j'ai vite chassé ca de ma tete, j'avais pas vraiment de but, en fait,je sais même pas ou j'allais, mais j'y allais.

    j'étais paumé dans les galeries, jusqu'au moment ou j'ai croisé une famille au fin fond de nulle part.

    le mec m'a dit" c'est la sortie par la monsieur" .

    j"l'ai pas écouté et j'ai pris au premier embranchement et je suis tombé nez a nez avec une foule dense ,massée devant l'entrée, une autre entrée de la carrière..

     une chaleur étouffante ,mêlée d'odeur de pisse me caressa les narines.

    j'ai de suite rebroussé chemin ,prenant un autre embranchement.

    "bordel mais pourquoi les gens se massent ils devant l'entrée??, autant rester dehors merde c'est pareil.

    sur ma gauche un couple baisait lui aussi, c'etait partouze géante ce soir,"faut profiter " etait le mot d'ordre du soir.

    j'ai fini par disparaitre de la surface de la terre ,pour me retrouver je ne sais ou, mais dans un calme olympien.

    personne a gauche , pareil a droite, j'étais dans un cul de sac.

    il caillait, j'ai donc ouvert ma bouteille de jack.

    et je l'ai bu d'un trait.

    j'ai senti mon corps s'avachir le long de la parroi humide ,puis .. plus rien.. jusqu'a mon reveil.

    j'ai regardé ma montre,il etait 7 heure du matin.

    je me suis rendormi jusqu'a 8 heure, pou me reveiller en sursaut.

    je savais meme pas ou je pouvais etre., il faisait une chaleur etouffante dans les lieux, je dégoulinais de sueur .

    tout s'est vite remis en place avec ma gueule de bois.

    j'ai tendu la main vers mon sac ,ma lampe torche donnais des signes de faiblesses, j'etais deja etonné qu'elle fonctionne encore.

    j'ai bu de grande rasade d'eau chaude.

    puis je me suis levé pour voir ce qui se passait, la plaisanterie avait assez durée, j'avais besoin d'air.

    c'etait pas dur , pour sortir il fallait  se diriger vers le cagnard.

    pas un poil d'air frais, il faisait bien dans les 40 degres dans les galeries.

    puis la lumiere du jour est apparue au detour d'une galerie.

    ca faisait bien 1 heure que je deambulais dans ce dedale insondable, la sortie etait proche.

    c'est la que j'ai apercu les petits tas de cendres,au debut sans faire attention.puis ensuite j'ai realisé que c'etait arrivé, que dieu seul sais pourquoi j'etais ce highlander,le will smith de l'humanité.

    j'etais vivant et le phenomene etait passé.

    d 'abord j'ai été ébloui par le soleil , ensuite j'ai entendu un bruit de bagnole  venir de derriere moi, c'etait le poivrot, et sa cariole.

    il roulait sur les jantes car ses pneus avaient fondu sur place je suppose.

    il s'est arreté a coté de moi.

    "jme suis mis dans mon frigo quand ca a chauffé pis j'ai du mendormir " il m'a dit.

    il a enclencher la premiere puis il s'est tiré sans meme attendre une reponse de ma part, je l'ai vu disparaitre .

    j'etais donc pas le highlander de l'humanité ,on etait deux deja.

    je le regardais partir sur le chemin, et d'un coup j'ai sa voiture s'embrasser, comme une feuille de papier dans une cheminée.

    ca n'a pas explosé mais ca a griller literralement .

    fin de l'histoire pour le poivrot.

    instinctivement j'ai reculer dans la galerie.

    j'ai senti mes pieds bruler , mes semelles etaient en train de fondre et pourtant je me trouvais bien trente metres a l'interieur de la carriere.

    je me suis mis a courir, bien décidé a m'enfoncer le plus loin possible. .

    je sentais mon futal chauffer a blanc contre mes jambes, ma tete me tournait ,c'etait atroce cette sensation de cramer sur place.

    j'allais pas finir comme le highlander  ,j'etais en train de cramer moi aussi.

    plus je courrait plus je me sentais cramer.

    j'ose meme pas imaginer la fin des autres gens.

    le souffle court ,les piles de la torche quasiment a plats, je suis tombé dans une petite salle rocheuse pleine d'eau, je n'ai meme pas hesité et par instint j'ai couru dans l'eau.

    elle n'etais pas froide, mais tiede, ca a relaché la pression de la chaleur sur mon corps.

    un bain de jouvance  , pur et simple.

    j'avais de la flotte jusqu'au cou, quand une grande boule de feu a envahi la salle, j'ai meme pas eu le temps de plonger la tete sous l'eau.


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