• ( N.P.R) Nocturnal paranormal research

    Ca sonnait vraiment bien le nom de ce petit groupe d’investigation sur le paranormal,faut dire que je m’etais bien creusé le chou au moins 50 secondes pour déboucher sur cette certitude..

    Stephane, moi(David) et, fanny nous connaissions depuis un petit bout de temps, fanny était en « couple » avec steph et moi je louchais sur elle comme un damné a la recherche de son eden.

    Je me suis toujours tenu a distance que ca soit lors de nos enquêtes ou en dehors, un vrai gentleman silencieux de surcroit.

    On allais commencer notre 7 eme tournages sur un lieu soit disant hanté ( diffusés sur internet et aussi sur une chaine du cable ),ce tournage se serait bien passé j’aurais pu dire le nom de cet endroit ,mais helas,ca n’est plus possible, ni même la diffusion de la vidéo ..

    Dans nos précédente recherches du paranormal, on a pu entendre quelques EVP, et voir quelques choses plus que troublantes. Bon ok puisque je suis la pour tout dire, je vais tout dire : on a tout bidouiller. J’en vois qui ne sont pas surpris dans l’assistance, je ne peux pas leur jeter la pierre car ils ont parfaitement raison.

    Par exemple pour les EVP ,ces voix qu’on entend sur un enregistreur et qui sont censé nous faire percevoir la voix d’un défunt , et bien ,en fait ,stephane se tenais un peu en retrait pendant que fanny faisait la séance et il chuchotait quelques chose, qu’on allais par la suite déformer avec un logiciel audio (ableton),parfois même on insérais la voix directement après une très légère et imperceptible coupe audio/video.

    J’ai vu aussi que les EVP étaient servi sur un plateau d’argent grâce a un pseudo bruit de fond auquel on pouvais faire dire n’importe quoi, le reste n’était que libre interprétation des gens ,quoiqu’on orientais aussi leur « libre interprétation »

    Ca démystifie bien le truc non ??? attendez la suite avant la lapidation car l’histoire est longue.

    Les objets ont bougé ou sont tombés avec des fils de soie savamment disposé et attachés…le bon vieux truc de la ficelle marche toujours ,surtout en video.. fallait bien se faire connaitre … on se voyais pas noyé éternellement dans la masse des enquêteurs du paranormal  .

    Le pire c’est que les gens ont plongés, tellement demandeurs de cette preuve irréfutable de l’au-delà et de son existence . 

    Le paranormal est étroitement lié a la mort et, fournir une preuve d’un spectre fantomatique rassurerais les gens sur ce qui se passe « apres «  cette vie.   « Ya quelques chose après la vie,on ne meurt pas, vraiment ». j’avoue que moi aussi ca me rassurerais.. surtout après cette 7 eme enquête.

    Brrrrrrrrrrrrrrrrr fantomes, bordel ou es tu ?

    A la premiere investigation, puisque c’est le terme a employer,on a rien trouvé, rien entendu, rien vu a part des bruits de bestioles, de vent, et  de nos ventre affamés qui gargouillaient.

    Seconde investigation : idem ,et la on s’est remis grave en question ,on a longuement discuté si il fallait poursuivre ou pas cette mascarade. J’ai donc au final proposé les bidouillages, très légers au début, pour  ensuite être extrêmement perfectionnés ( 6 eme épisode)

    On a littéralement explosé sur le net et sur les forums de discutions sur les phénomènes paranormaux après la 4eme enquête, et même la télé s’est intéressé a nous trois. Consécration !!

    Dés lors une réunion s’imposait, on a investi dans des putains de logiciels de retouche video ,investi toutes nos économies dans du matos, regardez vous-même :Detecteur k2 champs electromagnetique ,thermo infrarouge,enregisteur  5500 pour les séance  evp, Appareils photos numériques compacts NEX 3 ,camera video vision nocturne Canon XM2, pas mal hein ?

    Et surtout on a un peu répété les trucages,les dialogues, on est devenu bon car personne ne nous contrôlais ,et encore moins les séquences videos, que je cachais sous mon plumard.

    Le rendu de notre 5 eme investigations été a proprement parlé du grand art niveau bidouillage. Je passais des nuits entières sur les effets vidéos et audio (surtout pour les EVP) et meme mes deux potes finissait par croire a ce que je leur montrais. Moi aussi remarque…

    Les videos du débriefing se faisaient parfois un mois plus tard ,bien sur le tout était filmé et nos réactions n’avait rien a envier a du grand actor studio,que ca soit pendant l’investigation ou pendant le débrief. Tout était dit ,tout était la,on avait la clé de notre succés et ,meme si la clé était une fausse, on s’imposais comme les futur leader du paranormal research !!

    L’attende des « fans » se faisait pressante sur le net, on nous réclamais la 6 eme investigation,ca devenais presque hysterique, tellement dingue qu’on a pris le melon,un putain de melon ,moi j’etais le pire,faut dire que le paranormal ca fait peur aux gonzesses,en gros ca les attirent comme des mouches sur un morceaux de barbaque pourrissant en plein cagnard.

    Bah j’en ai profité, et jme tapais tout ce qui bougait en pensant a fanny, vive le frisson et les doigts fantomatique de la terreur !!

    Hey ,jsuis pas un truand !! on voulais juste notre heure de gloire a nous, notre moment hors de l’ombre de l’anonymat, c’est humain merde, certes c’est surtout moi qui voulais ca,et pour sur j’ai bien embobiné les autres… les amis ca se laissent embobiner sans rien dire, sinon ca serait pas des amis.

    On s’est engueuler fortement avant que je me décide a trouver le lieux  de notre 6eme investigation…  un coup de génie  ma foi. ! il fallait qu’on aille sur des lieux déjà exploré par une autre  équipe du paranormal et que cette dernière en soit revenu quasi bredouille. C’est la que le coup de génie intervient : on aurait quelques chose nous !

    On a repris les mêmes ficelles  avec notre superbe matos, et on a trouvé quelques choses, enfin créer quelques chose et c’est passé comme une lettre a la poste.

    Peut être que les équipes aiguisés ont vu que c’était bidon mais elles n’ont rien dis car peut etre qu’elles aussi bidonnaient des trucs comme nous ou ptetre pas.

    Bref MORTEMER venait de tomber pour la simple et unique raison  qu’on a jamais trouvé de dame blanche . notre enquête a prise tout le monde a contrepied, je m’explique :  dans un tour de magie  ou l’on dis a une personne de poser son doigt sur un verre afin qu’il tourne sur lui grace a un » esprit qu’on a incanté», tout le monde s’attend a ce qu’il bouge  un peu non, ?  mais qui s’attend a ce que le verre explose dans les doigts  du volontaire ? personne.

    Voila ,jvais pas révéler mes trucages  quoique ca n’a plus d’importance, mais non  ,toute façon c’était bidon.

    On a pas fait le tour du monde certes, mais les fans des pays francophone étaient ressorti complètement accros de notre enquête a l’abbaye . et qui dis accro ,dis ,demande de suite.

    Le matos était amorti, mes verres dans les bars payés d’avance, je roulais pas sur l’or mais on s’était fait un peu de fric..

    Les mois sont passé ,les gonzesses aussi ,et fallait revenir vite avec une 7 eme « aventure » avant de tomber dans l’oubli ou de se faire chouraver la vedette par une bande de traqueurs plus futés que nous.

    J’avais reçu pas mal de coup de téléphone pour qu’on viennes chercher du fantômes chez des particuliers. A chaque fois j’ai répondu qu’on etais débordé que je rappellerais dés que possible.

    Primo  ces enquêtes se font sans témoins ( comment tu veux qu’on bidouille si ya des témoins ?)

    Secondo ,on ne croyais pas du tout aux conneries de « revenants ».

    Bref après quelques mois d’inactivité j’avais que dalle comme lieu hanté pour notre investigation numéro 7 ,et ca s’était la merdasse totalus.

    J’ai pioché dans les notes que j’avais pu prendre quand des particuliers avaient passé un coup de fil.

     Une de ces note a retenu mon attention,oufff, putain j’avais ptetre un truc ,je devais etre a jeun ce jour la car j’ai bien noté le numéro a rappeler.

    Le lieu ou allez se passer notre 7 eme enquete serait ouradour sur glane ! 

    Je me suis posé la question quand même d’aller bidouiller un truc sur un lieu aussi historique de la guerre 39-45 qu’était ce village. Toute facon j’avais un peu péter les plombs jpicolais trop, cependant j’ai réfléchi un peu a tout ca,et me suis documenté avant de rappeler la personne qui m’avait contacté.

    Ouradour sur glane,lieu de massacre perpétré par les SS ,les femmes et enfants furent tués dans l’église ,au total plus de 600 personnes furent massacrés ce jour la .

    J’ai allumé une clope et pris mon téléphone, le curé du village m’a répondu.

    (a suivre)

     

    Apres une rapide présentation j’ai dis au curé que nous allions venir faire une enquête dans son village et plus précisément dans le lieu qu’il allait m’indiquer comme hanté.

     

    «  ici nous avons pas mal de bruits étranges, même en pleine journée mais le pire c’est le soir, je suis obligé de quitter toutes mes activités et partir loin de l’église « 

     

    « ah bon a ce point la ,mais pourquoi partez vous , dites m’en plus »

     

    « C’est difficile de parler de ca, certes vous êtes spécialisés dans ce genre de « phénomènes »  inexpliqués on va dire…cependant ca reste très compliqué de raconter tout ce qui se passe. »

     

    « écouter mon père (  arf j’ai eu du mal a dire ce mot ,car la croyance et moi ca faisait 10 ,fallait que je l’amadoue quand même un peu donc j’ai joué le jeu) n’ayez crainte, tout ce que vous allez dire ne sortira pas de mon équipe, et surtout ca va nous aider pour l’investigation »

     

    «  alors voila ,je me suis fait attaqué deux fois cette semaine, je veux dire un homme m’a attaqué, enfin pas un homme mais je savais que c’était un homme ,même si il était invisible. »

     

    Je l’ai coupé avant qu’il ne s’empêtre bien loin dans ses explications.

     

    «  vous voulez dire que vous avez senti une présence, une odeur, on vous a touché ? »

     

    Long silence….

     

    «  on m’a battu ,a deux reprises….. j’ai senti des mains se refermer sur ma gorge, on a voulu me tuer par deux fois »

     

    Alors soit on tenais l’enquête du siècle soit ce cureton était fou a lier .

     

    « écoutez moi ,n’allais pas dans l’église avant qu’on arrive, fermez la jusqu’à vendredi, je préviens le reste de l’équipe et on arrive le plus vite possible ,j’ai votre numéro, je vous appel ,d’ici 24 heures »

     

    Je lui ai presque coupé la chique et pour de suite composer les 10 chiffres du portable de stephane.

     

    «  écoute moi bien ,demain matin on se tire a ouradour sur glane, prépare le matos de ton coté, préviens fanny ,j’ai un truc de fou sous la main j’expliquerais ca demain »

     

    «  ouais ,c’est ou ton truc de fou et on reviens quand ? »

     

     « Ouradour c’est dans le coin il me semble, on reviens  avant dimanche ok »

     

     Le lendemain tout le monde était dans mon break,le matos chargé dans tout les sens du terme et je leur ai annoncé qu’en fait ouradour était a 580 bornes, ahaha la gueule qu’ils ont fait !!

     

     Jsuis pas bon en géographie moi, et au vu du nom de patelin jme suis dis que c’était en Normandie, bah  nan… pis le retour se ferait pas avant dimanche soir ..

     

    C’est chiant la route putain, et vu leur tête coincée depuis le début du voyage jme suis dis que si mon truc était bidon, ca serait terminé de  N.P.R.

     

    Steph a pris le volant pendant que je roupillais au coté du délicieux parfum de fanny.

     

    « je sais que vous faites la tronche, mais merde  ,vous allez entendre le curé,le peu qu’il m’a dit j’en suis resté sur le cul, et si ca strouve cette fois ci on aura pas besoin de trucages »

     

    Fanny est sortie de son silence : «  écoute ,moi perso j’en ai marre de faire croire aux gens, t’inquiete le secret de nos tournages reste entre nous mais j’aimerais vraiment avoir du vrai la »

     

    «  moi aussi c’est sur et ce coup la je te garanti qu’on a un truc de dingue » (  je bidouillerais un peu sans leur dire a chuchoté une petite voix démoniaque  au fin fond de ma conscience)

     

    « Alors quand c’est qu’on commence » a hurlé Stéphane dans la voiture.

     

    L’ambiance redevenait bonne et ouradour nous a ouvert ses portes obscures brrrrrrrrrrrrrrrr ahahaha.

     

    On s’est tapé quelques bières au café du coin, moi j’ai attaqué directement la grosse artillerie » le rhum shweppes ».

     

    « allo, monsieur ,nous sommes arrivés et devant l’eglise »

     

    « Vous êtes devant l’église du village je suppose ? celle des évènements est  juste a la sortie d’ouragour  au bout d’un chemin de terre. »

     

    «  on gicle d’ici c’est pas la ,c’est un peu plus loin a 5 minutes, en voiture . »

     

    Le curé était posté devant  une église avec deux bâtiments de chaque cotés, et autour de celle-ci : rien. La bâtisse sacré avait l’air d’avoir été mise a l’écart du village.

     

    Fanny a commencé a mitrailler l’église et a tester le capteur audio d’ EVP.

     

    Je me tenais a l’écart avec steph et le curé, il expliquait devant nos mines déconfites ce qu’il lui était arrivé les jours précedent.

     

    Fanny était avait passé la porte d’entrée

     

    «  faut pas la laisser rentrer seule la dedans »

     

    « vous inquiétez pas mon père ,nous avons l’habitude, elle repère les lieux ,c’est une professionnelle, je me fais aucun soucis »

     

    Le curé avait complètement changé d’attitude, son visage avait blêmi  en une fraction de seconde.

     

    «  je vous ai dis de ne pas la laisser rentrer la dedans seu… »

     

    Il n’a pas eu le temps de terminer sa phrase que fanny est sorti en trombe, complétement excitée.

     

    «  on a quelques chose ,a peine je suis rentré que j’ai eu un truc en EVP ,venez écouter ca, venez venez »

     

    «  veuillez nous excuser ,on va a la voiture écouter de suite cet enregistrement »

     

    On s’est enfermé dans la caisse . 

     

    «  j’ai vraiment un truc ,une voix, c’est dingue ,c’est du vrai la,ecoutez ca  c’est hallucinant »

     

    J’ai pris le casque de ses oreilles, quelques secondes de grésillements puis : » va t’en»  le son était tellement fort que j’ai fait un bond de 10 metres dans la voiture.

     

    « putain baisse ce putain de son et refait écouter ».

     

    « Va  t’en »

     

     La voix claquait ,un ordre sans appel, une voix presque humaine.

     

    Stephane a pris les écouteur et s’est décomposé sur place.

     

    «  cest chaud la,on a bien tous entendu « va t’en ? »

     

    J’ai pris une biere et l’ai sifflé d’une traite, les autres m’ont imités.

     

    J’ai regardé le curé ,il était devant la porte de l’eglise, figé, dos a nous.

     

    « prenez le matos on attaque maintenant et personne ne flippe ok, on a un truc la ,et du vrai de vrai bordel »

     

    Fanny avait le capteur audio  et le thermometre, steph et moi on avais les cameras et appareil photos ,tous étions prés a dégainer.

     

    « écoutez ,on va visiter les lieux et quand la nuit tombera ,on commencera l’enquete,de toute facon, aux vues du premier résultat ,ca a déjà commencé »

     

    Le père a ouvert les portes en grand.

     

    J’ ai pris un paquet de photo au jugé, pendant qu’il nous racontait tout ce qu’il lui était arrivé ici et qui durait depuis quasiment deux mois.

     

    «  je viens ici tous les jours pour préparer mes sermons et me recueillir dans ce lieux dramatique, et tous les dimanches ,nous faisons une messe ici, nous prions pour l’Ames des victimes de la guerre. Mais dimanche dernier ca n’a pas été possible, il se passait trop de chose, ca devenait de plus en plus violent. »

     

    Il s’est arrêté et a regardé autour de lui ,puis s’est dévêtu, quasi intégralement.

     

    Fanny avait le visage cramoisi par la gène  de voir un vieillard en slip devant elle.

     

    «  c’est ici meme qu’on m’a fait ca »

     

    Il nous a exposé son dos , son torse, ainsi que ses jambes, une multitude de bleus parcouraient son corps.

     

    « regardez c’est des morsures, des griffures ici et la » fanny s’était reprise pour ,de son doigt désigner les parties qu’il fallait regarder.

     

    « vous permettez mon père » lui dis je en mitraillant son corps avec notre appareil ultra perfectionné.

     

    Il ne disait rien ,nous non plus d’ailleurs, on étais abasourdi par le spectacle.

     

    Il s’est enfin rhabiller  et on a continuer le tour des lieux, enclin a un certain malaise.

     

    L’église était assez grande, les deux dépendances aussi, tout était relié par des portes au centre de l’édifice .

     

    Finalement nous sommes tous ressorti et avons installer le matériel a l’interieur de la paroisse.

     

    «  mon père vous allez rester avec nous pour l’enquete » ca m’etais venu comme ca, comme toutes mes idées géniales ,je venais de déroger a la règle de nos investigations, cette nuit nous allions etre 4,et quelques part ca me rassurais un peu d’avoir un croyant parmi nous.

     

    Les autres m’ont regardé et j’ai vu dans leur regard qu’ils partageaient  mon avis, alors soit, si tout le monde était d’accord.

     

    « vous etes d’accord mon père hein » ?

     

    «  je suis tres inquiet mais ,oui « 

     

    Stephane avait branché nos deux pc portables et mis les micro SD des nos appareil mobiles sur les USB afin de visionner nos images / videos.

     

    Les videos n’ont rien données, par contre les photos du corps du prêtre  étaient plus qu’impressionnantes, les morsures n’avaient rien d’humaine ,l’espace entre les « dents » etaient trop important ou alors il s’était fait mordre par une mémé édentés  aux dents pointues ..

     

    Par la suite ,sur mes photos prise ,ca et la ,on s’est arrété sur 3 extrêmement intéressante, notamment l’une d’elle, nous laissait penser a un avant bras posé vers le bas a la quart d’un mur .

     

    J’ai pris les commande du pc et ouvert mon logiciel de retouche, pas pour bidouiller mais pour assainir la photo et l’éclaircir.  Le redut final était proprement effrayant, il y avait sans l’ombre d’un doute un avant bras sur la photo.

     

    Je vais pas cacher qu’une sueur glaciale a coulée le long de mon échine.

     

    Je me suis tourner vers les autres.

     

    «  l’enquête est terminée ,on repli « 

     

    Deux voix se son élevées a l’unissons «  quoi ?? pourquoi ? »

     

    « L’heure de l’apéro vient de passer »  j’ai rien trouver de mieux pour déplomber cette chape qui s’était abattu sur nous. Fallait pas se laisser envahir par le stress, certes  y avait de quoi.. mais non !

     

    «  allons dehors boire une bière et manger un peu ,je pense que la nuit va être longue, venez mon père c’est moi qui régale »

     

    On s’est installé sur le capot de ma voiture, et même si c’était plutôt tendu malgré mes efforts pour la zen attitude, on a fini par se dire mentalement qu’après cette investigation on rentrerais chez nous gorgé de preuves irréfutables, chose que personne d’autre ne possède.

     

    Le curé s’est détendu lui aussi, il se prenait au jeu comme rassuré par notre présence, c’est clair que des « pros » comme nous y’en a pas partout…

     

    «  vous avez déjà vu ces apparitions comme ca pendant vos… vos investigations , »

     

    « on en a vu des choses ,ceci dit a ce point la et aussi indiscutable : non ! »

     

    Comme ci mon « non » avait sonné le début de quelques chose, les portes de l’église se sont brutalement refermées dans un claquement infernal qui nous a tous fait sursauter.

     

    ( a suivre)

    «  ca c’est pas un courant d’air » a dis fanny.

    Tous le monde s’est regardé, il était temps de commencer l’investigation le crépuscule tombait sur nous.

    Stéphane a laissé le prêtre rouvrir la porte, perso j’avais pas envie d’être le premier, pourtant il allait falloir que je prenne  les devants a un moment ou un autre.

    Je tenais ma camera a bout de bras pour filmer tout ce que le curé aller voir un peu avant nous, mes yeux étaient rivés sur l’écran, mais c’était pas assez lumineux pour que je vois la moindre chose alors je suis passé devant le religieux.

    Ma camera ne perdait pas une miette de ce qu’il avait a l’intérieur de l’église, notre petite table avait avancé d’un bon mètre ,tendant les câbles des pc a leur maximum, je me suis retourné vers steph qui s’est aussitôt défendu « jte jure j’avais bien callé la table contre le mur »

    «  t’inquiète je me doute bien  que c’est pas toi qui a bougé cette foutue table »  j’avais dis ca sur un ton un peu plus aigu que je n’aurais voulu, il ne fallait absolument pas que le stress s’empare de l’équipe.

    Plus calmement j’ai repris : » procédons par ordre ,on va balayer  chaque recoins de ce lieu hanté. « 

    Nous avons formé une ligne stephane et moi camera au poing, fanny  derrière nous avec l’appareil audio ,le curé juste a ses cotés.

    Nous avons marché lentement vers le fond obscure de l’église,le silence régnait de façon pesante. La tension était palpable, mes yeux scrutaient devant moi a l’affut du moindre mouvement, a un moment j’ai cru apercevoir un mouvement tout au fond, prét de l’autel ,dans le coin le plus reculé de la nef.

    « par ici j’ai vu quelques chose bouger »

    Un vent glacial soufflait sur nous,il nous transperçait littéralement.

    Fanny nous a annoncé dans un souffle que la température venait de chuter considérablement, ca voix me semblait lointaine tellement j’étais concentré sur l’ecran lcd du caméscope, comme ci j’allais découvrir une chose qui n’apparaitrait pas de mes yeux nus.

    «  je la vois ,ho putain je la vois ,c’est la main de la photo  ,regardez ,juste au coin ..la… ho putain c’est pas possible ce truc »

    Stephane avait l’air pétrifié par sa découverte.

    J’ai fixé l’objectif sur ce qui était belle et bien une main mais aussi un avant bras, il sortait de nulle part, en pleine quart de mur.

    « sainte marie mere de dieu » le curé a commencé a reciter des prieres,en continue . perso je ne connaissais pas son charabia ,mais dans les films d’horreur ca faisait fuir les mauvais esprits.

    Mais ca c’est dans les films….

    Je me suis approché ,pour n’etre plus qu’a un petit mètre de cet avant bras sorti directement du mur, mon caméscope ne perdait pas une miette. Il filmait cette chose immobile, une hallucination collective ? peut etre vu le niveau d’angoisse qui transperçait par le moindre pore de notre peau.

    «  bordel c’est fou ,c’est dingue, et si c’était un moulage, une relique ? » j’ai dis ca en me retournant afin d’avoir une réponse du prêtre.

    Les autres s’étaient arrêté net, a plus de 5 mètres derrière moi.

    Tous semblait dans un état pitoyable de terreur paralysante.

     Le curé m’a fait un « non » de la tete ,sans arrêter ses récitations bibliques.

    « alors je vais toucher , ya une explication c’est obliger »

    Mon grand cœur me perdra , ou mon acte quasi héroïque, peu importe , j’ai posé le bout des doigts sur le mur pour palper sa solidité.

    C’était bien de la pierre ,pas de subterfuge possible, ceci dit ,pour compléter mon investigation, je devais toucher le bras… génial ,c’est cool la vie d’enquêteur du paranormal…

    J’ai pris une profonde respiration, une minuscule gorgé de salive ,vérifié que mon caméscope tournait toujours et vogue la galère,  du bout des doigts  j’ai comblé le vide entre le mur et cet avant bras.

     J’ai entendu le caméscope grésiller….. pas bon signe ca, du coin de l’œil je voyais l’écran sauter, de grosses interférences déferlaient a plein régime sur un tout petit périmètre.

    Le contact fut glacial, la peau paraissait sortir tout droit d’un congelo comme un bout de barbaque sans son cellophane.

    Je ne pouvait dire si c’était bien un avant bras humain ou une mystification tellement le contact était froid. J’ai donc reculé mes doigts pour les frotter sur mon pantalon, et  de suite j’ai ressenti le froid sur ma cuisse.

    «  ca va ca va   jcrois que c’est pas du vrai les gars , jpense que c’est un moulage »

    De longs cris on retentis dans l’église. A un moment je me suis demandé d’où ca pouvait bien venir, quand finalement  j’ai tourné la tête comme au ralenti ,vers mon équipe.

    J’ai vu la bouche de steph et de fanny grande ouverte, leurs visages étaient blanc comme la mort, steph a croisé mon regard et a dirigé son index vers un point juste a coté de moi.

    Toujours avec cet espèce de ralenti, je me suis tourné vers le point que me montrait Stéphane.

    Et la, c’est dingue a croire mais j’ai fait un bond de recul a m’en peter le coccyx en 15 contre l’autel… le bras avait bougé ,il était a présent dirigé vers le haut alors que quelques secondes avant il était positionné vers le bas.

    Tout s’est enchainé tres vite par la suite, car le bras s’est mis mouvement continu, il tournait sur lui-même dans des angles impossible a reproduire  sans se casser une jointure.

    Avant de ceder a la panique moi aussi, j’ai braquer le caméscope pour immortaliser ce qui ,pour n’était rien d’autre que le phénomène le plus hallucinant jamais enregistré.

    Ensuite j’ai pris mes jambes a mon cou comme les autres et je suis sorti sans m’arrêter avant d’être devant la voiture.

    « putain ,putain putain putain putain….. »

    « Vous avez vu ca, putain ca a bougé ,ca bouge c’est pas ta putain de moulure ,c’est du vrai la…. »

    « j’ai tous filmé « 

    « moi aussi »a dis steph » j’ai rien loupé de la scène » et toi fanny t’as pris des photos ??

    On s’est tourné vers elle, son visage cramoisi par la course  ne m’a pas rassuré, et j’ai de suite compris ce qu’elle allait dire.

     « le curé il est pas la ,il est resté dedans »

    « ho bordel, bon ,ok on va aller le rechercher et on se tire d’ici ,mais il me faut une bière avant »

    Nous sommes reparti sans grande motivation pour rechercher le curé qui ne répondait pas a nos injonction de sortir immédiatement de l’église.

    L’air glacial de l’intérieur contrastait terriblement avec celui de l’extérieur ,il se passait indéniablement  quelques choses de surnaturel, le plus septique des septiques  serait a l’heure actuelle ,définitivement converti.

    Pas la peine d’éteindre les lumières, pas la peine non plus d’invoquer quelconque esprit,tout se passait au grand jour ici.

    On a vite fait le tour de l’eglise, fallait bien se rendre a l’évidence, le prêtre n’était pas la ,il devait probablement etre dans une des annexes .

    « hey regardez ca ,une dalle est soulevé sous l’autel »

    « merde c’est comme dans les films d’horreur ca, ya une pièce secrète ,humide ,noire ,un véritable coupe gorge en gros , pour un beau dénouement.. »

    «  pas la peine de me demander si il faut y aller, la réponse est oui de toute façon et meme que je vais y aller en premier »

    J’ai pris mon courage a deux mains ,le caméscope était désormais sur vision nocturne,je l’ai mis devant moi , il semblait y avoir un escalier qui descendait au plus profond des entrailles de l église.

    Bien que peu large, la trappe était assez confortable a passer, j’ai pris les marches ,ca descendait raide ,en quelques marches ,je me suis retrouvé plus de 4 metres en sous sol.

     

    Le couloir était dans le noir totale, et comme ci  steph venait de lire dans mes pensées, une main m’a passé ma lampe torche.

    «  ok en rangs serrés ,on va suivre ce couloir et trouver le cureton ,ensuite on replie les gaules »

    Dans notre partie expedition ,on a commencé a entendre des cris, courts au debut puis de plus en plus long,il me semblait reconnaitre la voix du curé.

    Fanny qui était toujours les oreilles sur son capteur de voix ,venait de nous annoncer que plusieurs voix tres distinctes se faisaient entendre ,sans qu’elle puisse reconnaitre la langue.

    C’est marrant mais je flippais même pas, les autres nonplus, peut etre l’effet de faire du indiana jones ?.

    Le faisceau de ma lampe a fini par rencontrer une porte en bois  qui paraissait en parfait etat de conservation.

    « bordel, on dirais qu’elle vient d’etre repeinte la semaine dernière cette porte, c’est quoi ce binz »

    « Et si on se foutait de notre gueule ?? »

    J’ai ouvert la porte, pas de grincements ,parfaitement huilé… il y avait une seconde porte derriere..pareil, tres bien entretenu.

    J’ai jeter un œil aux autres, pour leur annoncer qu’on venait de quitter le surnaturel et qu’on était surement les dindons d’une farce.

    Plus la peine d’avancer en discrétion ,j’ai savater la porte pour l’ouvrir.

    A peine j’ai eu franchi la porte que des mains m’ont empoigné  et je me suis retrouvé a l’ horizontal en moins de temps qu’il faut pour le dire.

    Aux cris des autres ,ils devaient avoir la même posture que moi a présent.

    Je réussissais pas a distinguer les gens qui nous maintenais dans cette position, des poignes de fer s’etaient refermées sur moi sans que je ne puisse esquisser le moindre tentative pour liberer un bras ou une jambes.

    Mon caméscope pendait lamentablement autour de mon cou, fanny gueulait comme un putois ,Stéphane ne disait rien, voila le résumé de la situation..

    Tout allait très vite, on m’a passé une corde autour des chevilles et je me suis retrouvé la tête en bas, dés lors j’ai pu voir qu’on étais dans une grande pièce, et qu’il y avait beaucoup de monde, énormément de monde même.

    C’était pas la confrérie de je ne sais quelle secte, pas de visages masqués de capuches, pas de soutanes ni d’autel pour offrandes, j’avais en face de moi les gens d’un village, des jeunes, des vieux ,des gamins avec leur ourson en peluche.. des gens lambda !

     

    Aucun de nous 3 ne touchais le sol, même bras tendu, j’ai regardé les autres , ils étaient cramoisi par le sang qui leur gorgeait la tête.

    Tous le monde nous regardais et ils discutaient entre eux comme si de rien était ,c’est clair que la situation était d’un banal putain…

    «  hey c’est quoi vos connerie ,il est beau votre surnaturel, vous vous êtes bien foutu de nos gueule, allez c’est bon ,on repars, merci de nous détacher ,la leçon a été claire »

    «  oui c’est bon détacher nous » fanny gueulait a s’en arracher les cordes vocales «  détachez nous bandes malades »  en boucle.

    Le curé est sorti de derrière nous ,puis s’est posté devant nous.

    «  bien que cette position peu confortable ne va pas durer, il fallait que ca se passe ainsi, vous comprendrez plus tard., mettez les en position »

    «  ah c’est tout c’est tout ce que t’as a dire putain de curé de merde, t’as que ca comme explication ? … hey qu’est ce que vous foutez bordel »

    Je me suis retrouvé le haut du corps ,c’est-à-dire des épaules a la tête posé sur une chaise, mains liées dans le dos.

    Le silence s’est fait ,plus aucun de nous ne disait la moindre chose, on avait le souffle coupé par la position, j’avais pleine vu sur mes baskets degueulasse.

    Un type s’est approché de moi, il a défait mon pantalon pour me foutre cul nu, puis est passé aux autres.

    «  t’es mort toi ,jte jure ,tu touches un de nous jte flingue la gueule ,tu m’entend ?, et toi aussi curé de merde j’te descend «  je me tortillais de plus en plus, si bien  que des mains sont venu me maintenir le dos sur la chaise.

    Le curé a ,il me semble ,commencé a réciter quelques choses, je dis bien il me semble ,car fanny hurlait a n’en plus finir, je crois que le fait de se retrouver cul nu n’était pas trop de son gout…dommage je voyais rien moi…

    Dans ce flot de hurlement s et sans la moindre explication de ce qu’il pouvait bien se tramer, on est venu glisser sur mon visage un linge d’une puanteur suffocante, mon visage était complètement recouvert…

    « par cet uniforme…. »

    Je n’entendais que des bribes de la voix du prêtre parmi les hurlements de fanny auxquelles venaient se s’ajouter ceux de steph . putain même moi j’avais envie de leur dire de la fermer.

    « cette uniforme souillé du sang de nos enfants…. Que cette date  fasse disparaitre a jamais les fantômes de cette église… »

    Hurlements, hurlement……………

    Malgré mon visage masqué par le reste de ce qui devait donc etre un uniforme, j’ai senti qu’un homme s’est approché de moi, il a passé quelques chose entre les liens  de mes mains ,puis mon corps s’est plié comme jamais j’aurais cru possible.

     Je me suis retrouvé pendu par les pieds et les mains en même temps.

    « libérez leur pied »

    On etais a présent  dans le bon sens de la « marche » , face a la foule et au curé, avec a nos pieds les restes du linges qu’on nous avait posé sur la tete.

    C’était bien un uniforme, allemand pour être plus précis, le morceaux était hourdé de taches sombres.

    Le curé a repris sa diatribe face a nous, il parlait en latin, j’ai jeter un œil vers fanny , sa tête pendant sur ses seins lourd, car elle ,elle était complétement nue…

    Mes pieds détachés ,je n’attendais qu »une chose ,c’est qu’un de ses putains de malades s’approche assez prés pour que je lui enfile un gros coup de latte dans la gueule, pas grave si j’etais pas assez souple ,je lui viserais les couilles plutôt.

    Fin du latin ,la foule s’est ouverte, il devait y avoir tout le village dans cette immense pièce,  bref la foule s’est ouverte et une porte  en très mauvais état est apparue devant nous.

    « qu’ils entres…. »

    Les gens se sont massés ,tassés, agglutinés  de chaque coté de la porte .

    Elle s’est enfin ouverte, j’ai regardé fanny ,elle n’était toujours pas consciente.. steph lui  fixait la porte qui venait de s’ouvrir.

    Un souffle glacé a jailli sur nous ,l’impensable  ,a surgit de l’effroi.. deux soldats allemand se sont avancé, ils tenaient a peine debout, leurs uniformes n’étaient que charpie, on aurait cru des momies qui titubaient vers nous.

    Le curé a repris ses incantations en latin.

     Les deux espece de momies allemandes ont brandi une baïonnette complétement rouillé ,bien disposé a nous enfoncer ca dans la bide.

    Quand jy repense finalement on était en plein surnaturel a ce moment la.

    « savate le steph , savate le si il viens  vers toi »

    Il l’a pas fais.. je sais pas, il est resté pétrifié devant le corps momifié de l’allemand, et l’autre n’a pas attendu plus longtemps pour lui planter sa baïonnette dans les entrailles, la tête de steph s’est tournée vers moi ,il m’a regardé ,ses yeux s’excusaient , sa tête faisait  un mouvement de gauche a droite ,comme si tout ceci n’était pas réel, puis il a hurlé, un long gargouillait de sang a jaillit de sa bouche.

    L’allemand a plongé sa tête dans le ventre de steph, fanny s’est réveillée a ce moment la,  quelques seconde avant que l’autre espèce de cadavre ne plonge sa lame rouillée dans son ventre laiteux.

    Elle a fait un « arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr » quand la lame est ressorti de son ventre. Elle n’était même pas morte quand le visage est venu fouiller l’intérieur de son ventre, buvant son sang avec avidité et long bruits de sucions.

    Le festin des deux êtres d’un autre âge fut très long, j’en ai pas perdu une miettes, trop abasourdi pour tourner la tête, mon pied était toujours en arrière ,prés  a partir dans un de ces amas de chaire séchée.

    Les mains  momifiées fouillaient l’intérieur du corps de mes ,a présent défunts comparses, cherchant leurs cœurs afin de s’en repaitre goulument .

    Avais je perdu la raison ??? surement car l’absurdité de voir deux êtres humains qui devraient etre mort depuis  bien longtemps ne me choquait plus, ils semblaient même rajeunit depuis leur festin.

     Ils s’en sont retournés par la même portes d’où ils étaient sorti,  sans même ,jeter un œil sur moi.

    « nous les maintenons en vie grâce a divers incantations séculaires, et grace a vos deux amis helas, c’est tres rare que nous soyons obligés de faire ca ,mais ils nous faut les maintenir en vie, c’est la mémoire de ce qu’il s’est passé ici »

    «  un de nos anciens ,mort depuis, les a trouvés ,dans l’église ,endormi,  c’était la fin des évènements ,le massacre venait d’être perpétrés et ces deux la dormaient paisiblement ,quoique complétement ivre. »

    « vous ,vous etes toujours la, je vais vous expliquer avant de vous détacher ce qui se passe ici et pourquoi vos amis sont morts »

    Le curé m’a raconter bien plus que je n’aurais aimé entendre.

    Le massacre de ce village n’était pas une simple vengeance de la part des SS après l’assassinat d’un gradé par des résistants, c’est en fait ce qu’on a fait croire, car en ce lieu et je le crois maintenant , se trouve le livre qui rend immortel. Les deux allemand en sont la preuve je pense.

    Ils m’ont détaché et j’ai repris la route du retour, plein de questions..

    Le curé ma bien fait comprendre que la découverte de ce livre bouleverserait l’histoire de l’humanité, je lui ai juré qu’une telle découverte devait comme il le disait lui-même ,ne jamais etre révélé.

    J’aurais rien dis si je m’etais pas aperçu que mon caméscope était toujours autour de mon cou et que mes deux cartes mémoires sd étaient pleine de plus de 2 heures et demi d’enregistrement, avec notamment ce qui s’était passé dans la pièce sous s’église.

    La qualité n’était pas bonne mais parfois on voyais au gré de mes mouvements que c’était du réel. J’ai tout ,même les deux allemand et le laïus final du prêtre.

    Tout est compressé, je viens d’appuyer sur envoi, le chargement est terminé ,une 10 ene de medias vont le recevoir ,ptetre qu’un d’entre eux l’ouvrira ,de toute façon je m’en fout ,c’est déjà sur le net comme notre 7 eme enquêtes


    2 commentaires
  •  

    enfin le soleil!

    15 heures pétante, je venais de poser mon cul sur le sable brulant, après avoir passé une bonne poignée de minutes a trouver une place potable, sur cette plage bondée.

    et quand je dis potable ,j'avais trouvé la mine d'or a coté d'un amas de gonzesses en maillot plus ou moins remontés décemment ,histoire de faire bronzer des parties de leur corps que seul leur mec avait le droit de voir.. leur mec et moi!

    vu sous cet angle,l'apres midi matage a la plage allait être fructueux.

    j'ai pas mis de serviette de plage sous mon cul car j'étais venu un peu a l'improviste en bord de mer. il fallait que je fasse un point sur pas mal de chose, et une plage jonchée de meuf en maillot faisait parfaitement l'affaire.

    j'ai allumé un mégot et commencé a observer.

    deux playboys bien bronzés se sont pointé, torse nu,abdos apparent, lunettes de soleil dernier cri qui auraient fait peur a un elton john  gorgé de coke.

    pas de bol les travelos ,ya plus de place ,j'ai pris le coin ultime auprès de ce troupeau de belles meufs. allez filez les gars toute facon vous n'avez aucune chance...

    il faisait vraiment une chaleur a crever ,pas un poil de vent,un soleil de plomb qui commençait a me taper sur le choux gravement. c'etait pas le moment de commencer une méditation profonde sur ma vie actuelle.

    j'ai donc pris le parti sans contre coeur de mater jusqu'a l'insolation. et quand je tomberais dans les vapes ptetre qu'une de ses belles gonzesses étalés sur ce barbecue géant viendrait me secourir.

    une mémé au maillot plus qu'échancré a foutu son cul éléphantesque dans mon champs de vision, masquant brièvement la totalité du groupe de filles sur leur serviettes.

    bordel casse toi la vieille, rien a foutre de ta chaire tombante jusqu'au sable. j'avais peur qu'elle se pose la,peur aussi qu'elle déclenche une tempête de sable en s'écroulant dessus.

    je fus exaucé ,elle s'est tirée.

    j'ai redressé la tete ,la foule était immense sur ce bord de mer.

    les gens avait besoin de se détendre, les élections venaient de se terminer, le peuple soufflait...et recommençait a claquer du blé,comme si leur petit monde perso allait etre bouleversé par ce retour de la gauche au pouvoir.  sont cons les gens parfois...

    le froid ,la flotte ,ce mauvais temps qui durait parfois plus de 6 mois, venait j'espere,de disparaitre pour un bout de temps.

    en ville les jupettes venaient de faire leur retour,les mateurs de terrasse aussi,les fans de upskirt allaient se régaler...

    sur ce petit bout de sable,je voyais ici et la des téméraires se risquer a mettre un pied dans la flotte, puis deux ,pour finir en kamikaze,le corps entier dans ce glacon gigantesque qu'etait la mer méditerranée.

    apres une heure de matage ,je me suis concentré sur le petit groupe de gonzesses qui transpirait a deux metres de moi.

    ah,si j'avais bien pu être une de leur serviettes de plage....

    j'ai sorti ma bouteille d'eau,bu de longue gorgé tiede, et sorti un megot de mon paquet de camel light.

    plus le temps passait ,plus yavait de monde au jus, sont vraiment taré les gens, quoique si un d'eux faisait un malaise dans la flotte,je serais le prés a bondir pour le sauver des affres d'une mort atroce par noyade.

    je sortirais de l'eau en héro,tenant dans mes bras musclé,une victime consciente et reconnaissante, les yeux pleins de larmes d'avoir vu son espérance de vie rallongée d'un bout de temps.

    sans faire gaffe ,j'etais parti dans mes pensées héroïques les yeux rivés sur le cul d'une des filles allongées.

    et quel cul bordel,en fait j'aurais aimé etre un maillot de bain taille 36...

    allez bouge ton fessar mec,va te chercher un truc frais a boire ,car la flotte tiede ca va pas le faire longtemps.

    l'espece de baraque a frites qu'on trouve aux abord de toutes les plages se trouvait a quelques metres derrière moi.

    j'ai laissé mon sac sur place pour pas me faire chouraver ce trone du matage de la playa.

    jsuis revenu avec deux bieres bien fraiche, d'ailleurs j'en avait deja sifflé une avant de revenir au milieu de mon domaine.

    la biere ca donne envie de pisser,et ca fait tourner la tete en plein soleil,j'ai pas mis bien longtemps avant que ces deux facteurs indéniables se fassent ressentir.

    fallait que je pisse et pas dans deux heures!!

    gros problème, j'etais en pantacourt, rien en dessous, donc pour aller pisser je pouvais oublier la baignade.

    génial comme je suis j'ai ouvert la seconde biere ,vidée d'un trait ,et me suis plutot bien planqué derrière mon sac a dos et j'ai commencé a pisser dans la canette vide.

    en fait ,en une pissette j'ai presque remplit la totalité du poke . c'etait la merde, car dans dix minutes j'allais remettre la sauce, ca finirais en torrent cette histoire ,ho ca j'en etait sur.

    j'ai donc fait un trou dans le sable ,a une bonne porté de bras de moi ,et j'ai vidé la canette dedans, toujours protégé de mon sac a dos.

    jcrois que j'etais bourré au soleil maintenant...

    j'ai pris une clope et repris mon passe temps favori. mater des culs ,des seins ,des filles a la plage, ou en ville ,ou n'importe ou d’ailleurs.

    j'ai été rechercher deux bieres,vu que j'avais la parade idéale pour pisser,je pouvais dignement ,de souler la gueule dans le sable.

    j'avais le bec dans la biere quand la plage s'est mise a trembler.

    comme un con j'ai regarder sous mon cul, comme si un mec ensevelit allait sortir a coté de moi. 

    voyant que le mec sortait pas du sable, j'ai regardé autour de moi.

    bien que bourré j'avais pas halluciné, les gens regardaient autour d'eux ,meme les meufs d'a coté s'étaient redressées, laissant apparaitre  un peu plus que leur bas du dos.

    le tremblement a recommencé, plus fort ,plus intense, faisant tomber ma canette de pisse dans le sable.

    des gens se sont levés, un peu perdu..

    j'ai entreprit de faire de meme, titubant légèrement, j'ai mater tout autour de moi,la plage était devenu silencieuse, comme si tout le monde retenait son souffle dans l'attente d'une quelconque explication a ce phénomène.

     une troisieme secouse nous a tous fait sursauter,comme dans un flash mob dantesque,le foule a fait un bond en l'air.

    un grondement sourd s'est élevé de la foule,le tremblement  a commencé a faire bouger les plagistes,un peu dans tous les sens. la panique commencait a se faire sentir. 

    la peur a une odeur je le sait maintenant,surtout quand elle émane d'une foule entiere. je ne sais pas combien il y avait d'ames sur cette plage ,mais elle a dégagée une odeur. l'odeur de la peur et aussi celle de la panique.

    des gens on commencés a courir,sans but précis,laissant sur la plage leurs affaires personnelles.

    j'ai pas bougé comme 90 pour cent de ce petit monde, j'ai pris une grande lampé de biere,ma vessie allait explosé et j'allais me pisser dessus si j'urgeait pas dans le soulagement.

    les gonzesse se sont retourné vers moi ,comme si j'avais une explication a tout ce bordel,leur yeux trahissaient l'incrédulité la plus totale.

    j'ai croisé leur yeux, j'etais en train de combler les quelques metres qui me separaient du petit groupe. autant en profiter et leur proposer une presence rassurante et de surcroit masculine..

    "je sais pas ce que c'est ce bordel ,j'ai jamais vu ca"

    ben quoi c'est comme ca que j'ai fait mon entrée en matiere avec le groupe de filles.

    " je peux " m'a dit une des 5 filles ,en tendant une main vers ma biere.

    croyez moi  ou pas mais a ce moment je me suis demandé si c'etait pas ma canette de pisse que j'avais dans la main.. le soleil surement.

    elle a pris deux longues rasade de biere, puis on s'est tous tourné vers la mer, elle bouillonnait.

    on aurais cru la surface d'un jaccuzi, la flotte crépitait,bouillonnait a perte de vu.

    dés lors plus personne n'a bougé,on etait tous captivé vers cette eau qui frémissait.

    ( a suivre)

    La mer  bouillonneait de facon considérable un tel point qu’on recevais des centaines de gouttes sur la plage ,une pluie salé tombait sur nous sans interruption  depuis plusieurs seconde lorsque le silence se fit,comme si il ne s’était jamais rien passé.

    Une mer d’huile s’etendait a present a perte de vue.

    J’ai regardé les filles.

    Tous le monde sur la plage a commencé a échanger plus ou moins bruyamment .

    Déjà la théorie du tremblement de terre sous terrain faisait l’unanimité parmi les personnes a porté de voix.

    « incroyable ce truc ,vraiment incroyable, je sais pas si on devrait rester la »

    Les filles semblaient avoir bu mes paroles ,et elles se penchèrent pour remballer leur serviettes et sacs de plage.

    « on peux aller boire un verre et parler de tous ca en ville si ca vous dis »

    Pas folle la guepe ,fallait que je plante la banderille dans la carcasse du bestio tans qu’il était chaud et en l’occurrence le bestio c’était 5 petites meufs..

    Je me suis penché a mon tour pour prendre mon sac et éloigner discrètement ma canette vide du pied.

    J’ai du tourner le dos quelques secondes a la mer,quand un bruit titanesque ,suivit d’une pluie salé m’a littéralement propulsé la tête la première dans le sable.

    D’instinct je me suis protégé le crane entre mes mains, comme si j’allais prendre l’azur du ciel sur le caillou.

    En guise de ciel ,une tonne d’algues et de détritus sont venus s’écraser tour autour de moi, toujours sous cette pluie d’eau de mer.

    Cette fois ci de long hurlements on retentis de part et d’autre de l’étendu sableuse.

    Il fallait que je me retourne,que je vois ce qui pouvait se passer dans cette putain de grande bleue.

    Il le fallait mais j’osais pas vraiment,j’avais la sensation que quelques chose allait me foncer dessus ,que la mort elle-même s’avancait a pas de geant dans mon dos.

    Et pourtant apres maintes efforts je me suis tourner,toujours allongé dans le sable.

    J’ai juste eu le temps de prendre mon souffle,qu’une grosse vague m’a empaler,me propulsant  cul par-dessus tete.  Voila c’est comme ca que ca doit finir…c’est con de crever noyé sur le sable..alors que ya a peine une heure je me voyais en train de sauver une âme en peine de ce même destin tragique.

    Mes poumons me brulaient ,j’ai ouvert la bouche,de l’eau s’est engouffré,avide de la vie d’un blaireau qui ne voulais que mater tranquillement.

    Puis l’air chaud m’a sorti de la mort,bon ,ok j’etais loin d’etre mort a ce moment la,ptetre que ca aurait été mieux,si j’avais clamsé noyé.

    Bref j’ai degueuler cette infâme breuvage salé ,chargé de saloperies que les gens avaient faire dedans tout l’apres midi.

    Je gisais plus ou moins a 4 pattes, complétement désorienté. Le noyé n’étais pas mort, il avait juste parcouru une 10ene de mètres et en était ressorti le froc plein de sable.

    Quelques secondes plus tard j’ai aperçu des gens ,complètement agars, certains semblaient mort ,vraiment mort noyés..  

    « hey regarde »

    Une petite voix venait de me sortir de mon coma embué par l’eau salé.

    Je me suis tourné ,c’était une des filles du groupe ,elle fixait un point au dessus de moi.

    J’ai vivement redressé la tete,en retenant mon souffle une fois de plus, persuadé  que the big wave allait m’écraser comme un cafard dans le sable.

    Et la…. La j’ai vu un truc énorme au dessus de nos tetes, tellement énorme que le soleil avait disparu. C’était gris,metallique, très proche ,a l’aplomb de nous.

    « putain de bordel »

    J’en avait vu des films de soucoupes volantes et dans mes archives memorielles ,ca ne faisait aucun doute ,que ce truc était tout droit sorti d’independance day…..sans will smith pour botter le cul des E.T.

    Mon regard ne pouvait se détacher de ce que j’avais sous les yeux,j’etais comme hypnotisé, presque attiré mentalement.

    Les voila, je flippais meme pas, ca se passais comme j’avais toujours imaginé si un jour j’assistais a une apparition « hors normes ». Aucune peur.

    Je ne sentais personne bouger autour de moi, le vaisseau lui aussi semblait immobile, stationnaire, au dessus de nos misérables existences.

    C’était immense, dépassant toute raison logique.

    Mes yeux ,puis mon corps se sont mis a piquer. Et dans un effort sur humain j’ai baissé la tete afin de voir ce qu’il pouvait bien m’arriver.

    Je voyais trouble,peut etre a cause du fait que je n’avais pas cligner des yeux depuis un bon bout de temps.

    Ma vue a commencer a retrouver tout son sens et sans plus de frayeur que ca ,je me suis rendu compte que je ne touchais plus le sol. Je volais,du moins je mélevais lentement.

    Mon corps ainsi que celui de pas mal de gens sur la plage montait lentement vers l’espece de vaisseau.

    C’était donc vrai tous ces machins sur l’abduction. Je me faisais abducter en live et pas tout seul en plus !!

    J’ai senti l’aspiration s’accentuer, j’ai senti un malaise prendre possession de mon corps, ma tete tournais, mon estomac se serrait.

    Cette sensation grandissante de perte de connaissance imminente a complétement disparu quand un halo brulant a enveloppé mon corps.

    L’aspirateur d’humain s’est arrêté au moment même ou mon crane a heurté le bas du vaisseau.

    Voila a ce moment la le mieux que j’avais a faire était m’évanouir lâchement.

    Combien de temps je suis resté dans les vappes ? jsais pas vraiment, mais j’ai refait surface dans une atmosphère glaciale.

    ( a suivre)

    Je gisais de tout mon long,face contre terre, sur un sol cotonneux.

    Apres a voir bien repris mes esprits j’ai palper la surface sur laquelle j’etais allongé.

    La sensation était troublante, ca ressemblait a du métal, sans en être vraiment dur, la matière me faisait penser a une peau, organique.

    Je me suis assis,et ,a mon grand soulagement je n’etais pas seul dans cet engin. Je sais pas pourquoi mais le fait de voir d’autres gens ,me donnais un sursaut d’energie, plutôt qu’un abattement total.

    Les autres etaient toujours dans le coltar,on etais une dizaine de capturés ,dans cette piece,la plupart en maillot de bain.

    Pas la peine de paniquer !j’ai mis la main dans ma poche pour en extraire mon portable. Biensur ,pas de reseaux.

    Bien que le sol me semble fragile ,a la limite de la rupture,je me suis levé,et j’ai commencé a marcher vers ce qui ressemblait a des hublots,qui en fait ,de plus prés n’etaient qu’une fine pellicule de cette matière organiques suffisamment fine pour qu’on puisse voir au travers.

    Je savais ou j’etais, je me doutais bien si la panique me gagnais ,ca allait etre un gros bordel,style : » putain je suis une star faites moi sortir de la »

    Le hublot m’a offert une vue imprenable  sur ..la terre ,qui s’éloignait a grande vitesse de nous.

    Le stress, bordel contrôle ton stress car la ca va pas du tout. Mon cerveau m’envoyait des signaux de détresses que seul les astronautes avaient du connaitre.

    J’ai pris mon portable,mis en position photos/videos je savais que ca calmerais la crise d’angoisse qui grandissait en moi.

    J’ai commencé a mitrailler la vue exterieur qui était proprement hallucinante. Et dans d’autres circonstances, je veux dire des circonstances voulues ,je me serais éclater a prendre ces photos.

    Mais la,j’ai mitraillé dans tous les sens, intérieur  compris,j’ai meme fini par des photos des mes « Co locatrices » en maillot, bah apres tout ,c’est la preuve que mon angoisse disparaissait..  pis faut dire qu’en maillot c’était du top de top ces petites meuf.

    L’une d’elles c’est mise a bouger ,j’ai donc ranger le matos pour venir prés d’elle.

    «  écoute, prend ton temps pour émerger, car tu vas avoir un choc ,ok ? »

    Elle n’a pas répondu ,trop dans le gaz peut être..

    Les autres se sont petit a petit réveillés a leur tour,et au bout de quelques minutes ,le bordel a commencé : cris,pleurs,paniques,hurlements,crise de rire, coup de pied dans le mur organique du vaisseau. Bref la totale. J’pense pas qu’ils avaient un portable pour les calmer eux..

    J’ai vite repris mon telephone après m’etre éloigné de tout ce petit monde, repris des photos, et  j’ai mis le seul truc de musique que j’avais enregistré sur mon tel : » tragedy » des bee gees. Sacré musique de couillus en gros.

    Mais comment peut on chanter aussi haut en tans qu’homme ??

    Les gens se sont tourné vers moi ,j’aavais a peine terminé ma revue des troupes presentes dans ce lieu maudit.

    5 gonzesses ,3 mecs et moi. Bon les mecs c’était plutôt du cinquantenaire avancé.. les meufs : 3 jeunes sexy et 2 pré mamies. Tout ce petit monde en maillot dans ce froid glacial.

    «  et ouais les mecs ,j’ai un tshirt,et un pantacourt moi, en gros je suis couvert pour l’hiver. Pis faut dire que j’etais pas frileux.

    Une fois l’agitation terminée ,ils se sont tous précipités pour voir notre cailloux bleu ,au loin, bien bien loin de nous a présent.

    La prostration a fait place a l’agitation,un silence de mort s’est fait entendre sur un fond de bee gees.

    J’ai pas vraiment eu trop le temps de m’approcher d’une des filles pour discuter de la situation ,qu’une lumiere blanche a envahit la piece,un des murs organique s’est ouvert et l’un de nous s’est approché, lentement comme un robot.

    J’avais pas vu ce mec la,il devait etre dans un coin,car lui aussi portait un t shirt et un pantacourt. Les memes que moi d’ailleurs… j’ai pas trop pigés ce qui se passait car moi j’etais la dans un coin de l’engin et cet autre moi s’avancait pour franchir la brèche qui venait de s’ouvrir dans un des murs.

    Je me voyais…un peu d’en haut… et je me suis vu disparaitre dans la brèche…

    Ca fait bizarre  « d’etre ,sans etre ».

    J’ai vu les autres se regrouper, discuter entre eux, et j’ai pu saisir des bribes de conversations » on va tous mourir, le chauve ( moi en gros) ne va pas revenir ,ils vont faire des experiences sur nous, et nous jeter dans l’espace !! bref j’ai entendu tout et rien ,mais retenu « le chauve » tout droit sorti de la bouche d’une petite nenette…. Connasse…..

    « hey  jsuis la ,je suis la bordel !! »

    Personne ne m’a repondu, mais  l’un d’eux a pointer un doigt vers moi. Putain il était temps !!

    Ils se sont approchés de « moi »,j’ai recapter leur conversation décousue.

    «  vous voyez, jsuis sur que c’est son âme, c’est l’âme du mec qui vient de partir, cette lumière a l’endroit ou il était ,jvous dis que c’est son âme. »

    Papi semblait ,probablement avoir la science infuse car tous se sont rangés derrière lui, face a mon « âme ».

    Le temps s’est éternisé, je commençais a flipper grave dans mon corps astral et pas de portable pour dissiper la crise d’angoisse.

    « t’es mort mon pote ,et t’es coincé la ,dans un espece de vaisseau qui va je ne sais pas ou,t’es mort et c’est comme ca que ca se passe »

    Je chialais toujours sur moi,lors que le mur s’est a nouveau ouvert.

    Mon corps physique est revenu vers moi sous les regards horrifiés des autres.

    Mon corps astrale s’est reposé dans mon corps physique et tout est redevenu « normal ».

    «  je suis pas chauve » jsais pas pourquoi mais j’ai dis ca.

    Les autres ont reculés de plus belle,se tassant sur eux meme a l’opposé de l’endroit ou je me trouvais.

    « j’ai tout vu,je vous ai tous entendu, je sais pas ce qu’on m’a fait ,mais ca va ,je me sent pas trop mal, je vous ai tous entendu » attardant mon regard sur la gonz qui m’avait « chauvisé ».

    Pas de réponse, ou si comme réponse, une des filles s’est mise a avancer vers le mur ouvert ,puis a disparu a sont tour ,laissant a sa place une espèce de légère fumée pale : son corps astral.

    Je me suis précipité vers le petit nuage de fumé : » t’inquiete pas j’ai rien senti, je sais que tu m’entends, panique pas. Mais elle ,elle n’est jamais revenu…

    Peu a peu ils sont tous parti quand le mur s’est rouvert ,et seulement deux en sont revenu.

    «  on est mal ,je sais pas pourquoi les autres sont pas revenu, enfin pourquoi leur corps ne sont pas revenu mais on est mal,et eux ils sont toujours la «  j’ai dis ca en désignant un a un les corps astral qui flottaient paisiblement dans la piece.

    Le mur ne s’était pas refermé . toute facon fallait faire un truc,jouer les bruce willis qui sauve le monde car,putain je me voyais pas finir ma vie ici.

    J’ai donc pris la direction de la porte, bien décidé a faire une visite de courtoisie a nos amis extraterrestres .

    J’ai bien fait de pas me précipiter ,sinon je serais tomber …dans le vide ?

    Le vaisseau était matériel au niveau de la piece ou l’on se trouvais, mais complètement immatériel au dela de la porte. Je me serais pas approché avec prudence j’aurais vite découvert les joies de la mort dans l’espace.

    «  on peux rien faire, c’est le vide total au dela des portes, ya rien, pas de sol ,c’est la chute assuré ,on est coincé ! » la je crois que j’avais gueuler comme un putois paniqué ,comme si il se rendait compte que ses gaz sentaient le titanium rouge au lieu d’une odeur putride.

    Ce vaisseau était incroyable, les etres qui le pilotait pouvait le rendre solide a leur guise.

    «  regardez je vois la terre » a hurler une des gonzesses restante.

     Apres un bref regarde sur son cul moulé dans un maillot blanc qui gigotait dans tous les sens ,je me suis approché de la partie style hublot, et je me suis rendu compte que la terre approchait a grand pas . fin du voyage ???

    (A suivre)

    La planète bleue grossissait devant nos yeux, j’etais scotché au hublot,le retour allait se faire sans vraiment avoir de réponse a ce qu’il avait bien pu se passer pendant cette abduction.

    J’ai mis la main sur un des bras de la fille la plus proche de moi.

    Elle a sursauté,je venais de la tiré de son doux reve de retour a la civilisation ,elle allait pouvoir reprendre son shoping avec ses copines tres bientôt.

    «  euh dis moi ,tu as une idée de ce qu’ils ont bien pu nous faire ,car c’est sur il s’est passé un truc,et certains en son revenu d’autres non »

    « je sais pas je veux oublier tout ca et retrouver ma famille c’est tout »

    L’autre gonzesse s’est elle aussi tourné vers moi ,avec  un regard de defi ,comme si j’etais pour quelques chose a ce qu’il se passait : » moi pareil que ma copine ,je suis vivante ,je vais rentrer a la maison et ya que ca qui compte »

    Cette conne aurait du rajouter dans un élan d’humanisme exacerbé qu’elle allait retrouver les etres vivants de la planete terre et qu’elle allait reprendre son élevage de mouche,et pouvoir chier au pied d’un arbre et se torcher avec des feuilles de sumac ( veneneux j’espere). Putain je deteste les pseudo humaniste …

    J’ai donc laissé tomber la discution qui ne pouvait pas avoir lieu avec ses cruches ( mais putain quel corps elles avaient !)

    Je rivé mon regard sur la terre, la France semblait droit devant.

    Bah ptetre que finalement ,je devrais me mettre a l’humanisme a mon tour une fois les pieds dans la bouillasse ,ca a l’air de plaire aux meufs en tous cas.

    C’est au moment ou mes pensées devenaient extrêmement profonde que j’ai réalisé que la vue qui s’offrait a nous , n’étais pas celle que j’avais pu voir sur google earth.

    Les continents etaient noirs,ou plutôt de couleurs tres sombres, virant entre le noir et le marron.

    «  il se passe quelques chose ,les couleurs sont pas normales, je reconnais bien les formes géographiques sous mes yeux mais pas les couleurs. »

    «  t’as déjà vu la terre de l’espace toi ? » a gloussé une de ces deux pintades pendant que l’autre pouffait de rire entre ses gros nibards.

    Bon ,cette petasse avait raison sur une chose : j’avais jamais vu la terre de l’espace,mais heureusement pour moi,il me restait un soupçon de logique et d’intelligence, a croire que nos gentils martiens ,n’ont rien pu pomper dans leur caboche rempli de flotte.

    Mes oreilles se sont misent a bourdonner, on allais bientôt en avoir le cœur net de toute façon, et j’en démordrais pas ,yavait un truc pas net dehors.

    Plus on se reprochais du sol, plus je reculais du hublot,la vision d’horreur qui s’offrait devant moi, me glacais le sang.

    Tout dehors n’était que ruines, les immeubles étaient devenu un amas de pierre, la couleur de la mer ressemblait plus a une couleur boue qu’a une eau limpide.

    Mais putain dehors yavait plus rien,des ruines a perte de vue, comme si une bombe avait rasé toute la France ( le monde ?) .

    Je ne voyais aucune fumée qui attesterait que ca venait de se produire. Tout était poussiereux,vieux.. mathématiquement c’était pas possible.

    J’ai jeté un œil a mon portable  ,ca faisait ….. que  30 minutes qu’on avais été enlevé.

    Pas possible , on a du partir plusieurs heures. Comment ca pouvait etre possible ce truc.

    J avais lu des bouquins sur les failles spatiaux temporelles,  et si c’était ca. Si seulement ca n’avait duré que 30 minutes alors qu’en temps humain ca avait pris des heures ,voir des jours.

     Les deux gonzesses semblaient avoir réalisés que ca allait etre dur de faire les humanistes dans un endroit ravagé…

    Elles m’ont regardé, yeux ronds ,rempli de larmes. J’ai avancé vers elles, fallait que je soit l’homme de la situation bordel.

    On s’est tous collé et le sol s’est dérobé sous nos pied de façon lente, nous avons regagné le sol ferme dans une lévitation parfaite, quasi théâtrale : les visiteurs se posent sur terre en douceur et sous les projecteurs du monde entier.

    Toujours collés tous les trois, on a touché le sable, pile a l’endroit ou nous avions été pris.

    J’ai levé la tête ,et juste eu le temps de voir le vaisseau disparaitre.

    Nous sommes resté un long moment sans bouger. On se sentais encore plus perdu qu’a l’intérieur de la pièce ou l’on étais captif, et qui nous offrait une relative sécurité.

    Il n’y avait rien que des ruines autour de nous, et du vaisseau ca semblait s’étendre sur la planète entière.

    Il faisait chaud, un peu sombre ,j’ai jeté un œil a mon téléphone ,qui je ne sais pas quel miracle, n’avait pas rendu l’âme ,ou n’avait pas été pris par les petits hommes gris ou vert..

    Si l’heure était exacte il devait etre dans les 16h15 le 15 mars …………..2037.

    Mon cœur a fait un bond de 10 mètres dans ma poitrine, j’ai relu plusieurs fois la date , plusieurs fois l’heure, plusieurs fois tout.

    D’ailleurs ce « tout » avait disparu de la carte mémoire de mon téléphone, elle était vide. Toutes les fonctions semblaient marcher, mais il était irrémédiablement vidé de toute trace du  passé.

    «  conférence » j’ai pu dire que ca.

    Les filles se sont approchées de moi et je leur ai mis mon téléphone sous le nez «  regardez la date »

    « ben quoi » ?

    «  jai dis la date, pas l’heure »( ho putain c’est pas gagné avec celles la)

    2037 ??? il deconne ton téléphone !!

    «  tu penses que c’est mon tel qui merde ou cette putain de planète dévastée sur laquelle on viens de revenir ? mon téléphone marche très bien sauf si tu me prouves que ce qu’on a devant les yeux ( j’ai souligné mes paroles d’un geste ample de droite a gauche montrant le désastre sous nos yeux) n’est pas réel »

    «  je sais pas ce qu’on doit faire, mais déjà faudrait vous trouver des fringues ,on avisera après »

    Je suis parti droit devant moi, il n’y avait pas de route a suivre, car yavait simplement aucunes routes. Je me suis donc dirigé vers des bâtiments effondrés, faisant appel a mes souvenirs afin de retrouvé un magasin susceptible d’avoir abrité des vêtements …avant.

    J’entendais les filles chuchoter derrière moi, puis leur voix a disparu, j’ai tenté un regard par-dessus mon épaule, elles se parlaient face a face.

    Le pire quand on a affaire a des filles qui ont le QI d’un pot de moutarde ,c’est que leur connerie est tellement grosse qu’elles se croient intelligentes ….. bon ok parlons pas trop vite..

    Les questions se posaient a une vitesse folle dans mon esprit.

    Pourquoi  nous a t-on enlevé , et surtout ramené  alors que l’apocalypse avait du avoir lieu ici ?

    Qu’est ce qu’on nous avait fait dans le vaisseau ? que s’était il passé sur terre ? est ce que j’allais prévenir les filles si je trouvais des fringues pour elle, vu que je m’éclatais a les maters en maillot ?

    Toutes ces questions sans réponses pour le moment me perturbaient grandement..

     Putain 2037…..2037….

    ( a suivre)

    Des ruines a perte de vue, une poussière noire, je vois pas vraiment  ou je pourrais trouver a manger, ainsi que des vêtements dans cet amas apocalyptique.

    Il n’y avait rien, plus rien que des tas de pierres, des morceaux de murs, je crois que j’aurais plus de chance de trouver de la bouffe sur mars qu’ici a présent.

    Fallait se ressaisir , sinon la noirceur de l’environnement allait déteindre sur moi et j’aurais plus qu’a m’assoir et attendre  de crever de faim.

    Les deux filles se sont pointés .

    « faut qu’on trouve de quoi manger, un coin potable pour dormir, mais franchement je sais pas quoi faire, on dirais qu’il n’y a plus rien ,plus rien du tout . »

    Apres quelques heures a chercher en vain des traces d’existences passé de la race humaine ,nous avons décidé de partir plus loin, hors de la ville. C’était pas facile car il fallait escalader les restes d’immeubles effondrés, a tout moment on pouvait se peter une jambes et bonjour pour trouver des secours ,la progression fut lente mais payante, nous avons quitté les restes de la ville.

    Il n’y avait pas vraiment de soleil, pas vraiment de nuit ,c’était sombre c’est tout. Le temps semblait s’etre figé .

    Nous avons traversé ce qui avait été des champs et qui n’étaient plus que de longues étendus noirâtre de poussières.

    Une longue marche a explorer des restes de maison, jusqu’à ce qu’une maison quasiment intacte fasse son apparition devant nous.

    Jvais pas cacher qu’un relent d’espoir  dans la noirceur ambiante venait de me donner un souffle supplémentaire , on y croyais plus vraiment  et cette maison tombait a point nommé.

    Pas la peine de frapper, j’ai poussé la porte entre ouverte ,a l’intérieur tout semblait intacte  ,poussiéreux mais intacte.

    La maison était petite ,seulement une chambre ,une cuisine ,un salon, et surement un grenier, cependant ca suffirait pour le moment, les meufs va falloir faire le ménage…

    Je me suis assis sur une chaise après avoir ouvert tout les placards ,les boites de conserves a l’intérieur avaient  plus de 10 ans, autant dire que c’était pas la peine de les ouvrir. J’en ai donc ouvert une , histoire de voir si on pouvait en tirer quelques chose. …. A part de la pourriture et une odeur infecte qui a empuanti toute la maison, j’ai du me résoudre a arreter les recherches de nourriture.

    Si mes calculs étaient bon ,les dates de péremptions des boites indiquaient  un maximum de 2027,ca voulais dire que ca faisait  au moins 10 ans qu’elles se trouvaient la, donc au moins 10 ans que la terre avait vécu ca…

    On s’est réunis avec les filles,tout d’un coup elles me paraissaient  plus sympathique ,au vu du triste sort qui nous attendait.

    «  je crois que ya rien a manger nulle part ,que ya plus rien du tout que tout est dévaster, la terre est morte en quelques sorte je pense »

    « on va retourner a la plage ,tu viens si tu veux, mais on reste pas ici ca sert a rien, peut etre qu’on peux pécher du poisson, peut etre  même qu’il reste un bateau quelques part. »

    L’autre fille a pris la parole pour dire le truc le plus insensé du monde ,mais qui au fond de moi restait notre plus grand espoirs de survie .

    Ce fut bref mais elle a dit en substance » ils vont peut etre revenir nous chercher, je suis certaine qu’ils nous ont implanté un truc dans le corps ou je ne sais ou, je retourne a la plage ,ils vont revenir sinon ca n’a pas de sens tout ca »

    Les gonz avaient plus que raison ca servait a rien de s’enfoncer plus dans les terres, yavait plus rien.

    « on repars maintenant ,alors » j’avais que ca a dire en fait.

     Une fois sur la plage  on s’est posé au meme endroit que lorsqu’ils nous on relâchés et on a attendu.

    «  vous savez, je suis sur moi aussi que ya un sens a tout ca, c’est obligé, ou alors on va crever ici ,mais je pense pas, au fond de moi je sens que c’est pas la fin pour nous »

    « oui nous aussi on le sens c’est comme une prémonition, on va revenir nous chercher »

    Les heures ont défilés, nous étions assis  sur le sable noir dans cette pénombre constante. Aucun de nous ne ressentait la faim ni la soif, encore moins la peur,sommes nous revenus vraiment diffèrent de ce voyage avec nos « hôtes » de l’espace ?  certainement.

    L’attente fut longue, fatigante, éprouvante pour les nerfs, puis ils sont revenus, simplement ..

    Ils se sont mis en stationnaire au dessus de nous, et nos corps se sont mis a flotter, on s’est regardé comme pour se dire adieu,.puis chacun de nous s’est évanoui, comme prévu je dirais.

    J’ai senti des petites tapes sur mon visage, mes yeux se sont ouverts en grand ,les deux filles me surplombaient , «  on a cru que t’etais mort, ca fais super longtemps qu’on essaie de te réveiller, putain on a vraiment cru que t’etais mort la »

    Ptetre que je l’etais vraiment, qu’il aurait mieux fallut.

    Elles m’ont fait un bref résumé de la situation pour au final me dire qu’on etais en approche de la terre et qu’elle ne semblait pas noirâtre, que tout avait l’air normal.

    Je me suis levé d’un bond pour constater que : oui ,une  planète bleue  faite de mers et de terre grandissait sous mes yeux ,complètement ébahis.

    La suite ,apres notre exhalation  de revenir sur terre et de constater que le monde était la, et qu’on était en 2012,fut de nous dire au revoir et de garder le contact après avoir demander a quelques personnes si elles n’avaient pas vu quelques chose d’anormal. Tous on répondu de façon négative, comme si il ne s’était jamais rien passé pour eux.

    Peut être que oui il ne s’était jamais rien passé pour eux, mais nous on avait vécu quelques chose, qui n’avait en fait duré  que quelques minutes.

    Meme endroit ,presque même heure, meme année.. les filles étaient parties retrouver leurs familles tandis que moi ,j’ai passé de longues heures sur la plage a ressasser ce que je venais de vivre.

    Jamais je n’ai parlé de cette histoire, peut etre meme qu’elle n’a jamais existé.. avec  les années qui se sont écoulés ,le souvenir, bien que tres présent, ne me hante plus,je ne cherche pas a connaitre la date de ce futur apocalypse, d’ailleurs comment aurais je pu le savoir ?

    J’ai lu dans un journal a sensation l’histoire d’une des deux filles ,sur le moment ca a fait un peu buzz dans les medias,puis plus rien, une folle parmi tans d’autres pour ceux qui n’ont jamais connu ca.

    Il est tot ,le soleil se leve, ma femme est parti réveiller ma fille, moi j’ai passé la nuit a écrire ca,2017  arrivera  bientot ou peut etre qu’il n’y aura pas de 2017 car depuis quelques jours j’ai envie de retourner vers la mer,a l’endroit exact ou ca s’est passé, c’est pour ca qu’on pars avec ma petite famille, cette plage nous attend et je sais que les deux filles s’y trouveront aussi….

     

    FIN


    2 commentaires
  • je l'ai regardé redresser la tete,tendre le coup, lever le visage le plus haut possible vers le ciel et la, il a rit a gorge déployée. un rire qui n'avait rien de naturel,c'est un bon vieux rire completement forcé par la situation.

    certes ma blague etait bonne..pour certain,mais lui je n'ai pas cru une seconde a sa sincerité.

    moi-" pas mal votre faux rire ,allez finalement je vous le mets ce putain de pv hein"

    lui,coupé dans son faux rire de merde-" qu..quu.quoi,... a mais je pensais que..."

    moi-" que vous alliez vous en sortir comme ca ,avec une espece de bidonage minable hein?"

    j'ai jeté un oeil vers ma voiture de service,ma si belle collegue etait tres occupée a envoyer un texto a je sais pas quel mac fanatique de pied de chameau en uniforme.

    le type s'etait engouffré dans sa caisse ,completement dépité. 

    bas a prés tout rien a foutre . je me suis penché a l'interieur de l'habitacle

    moi-" bah allez ,c'est bon jvais pas vous le foutre ce putain de pv,mais prochain coup faudra vous marrer sincerement,meme si c'est ma blague est nulle"

    j'etais de bonne humeur ce soir.. ca n'allait durer que quelques minutes.

    le mec s'est tiré sans demander son reste ,tout phares eteints,exactement comme si je l'avais pas choper pour cette meme raison.

    je me suis dirigé vers la voiture ,prét a entamer une course poursuite a la starsky et hutch avec ce minable dont le QI devait froler celui d'un pot de moutarde. merde jveux bien etre cool mais il pige pas ,jvais changer de comportement.

    a peine avais je demarrer la voiture que mon telephone se mit a sonner.

    moi-" ouais"

    a l'autre bout du fil ,j'ai reconnu directement la voix de mon ancien collegue ,jeune retraité,a peine plus d'un mois et demi de repos.

    jamais il ne m'a telephoné,meme pour me dire qu'il ne viendrait bosser le soir .

    c'etait donc serieux sans aucun doute.

    papy retraité-" faut que tu viennes,vite,c'est tres serieux la"

    comme je venais de le dire au dessus : TRES SERIEUX.

    "fout le girophare ,attache toi et pose ton putain de telephone ,ca va secouer" 

    ma jeune fliquette chaudasse s'est precipité sur sa ceinture de securité et la voiture a bondi. ce soir ,rien n'aurait pu m'arreter pour aller chez le vieux.

    ma bonne humeur venait de se terminer en un clin d'oeil.

    c'est fout ce qu'elle sentait bon ma collegue,je tacherais de  conduire plus vite a l'avenir ,car les éffluves de son parfum venaient de fouter la gueule a chaque virage. j'en frétillerais presque.

    moi-" c'est qui t'es texto toutes les nuit?"

    fliquette -" euh ,c'est ma mere,elle est insomniaque,c'est un peu compliqué avec mon pere en ce moment,je crois qu'il la bat,mais j'en suis pas sur.."

    moi-" je pensais que t'avais un mec et que tu pouvais pas t'empecher de lui raconter tes nuits a mes cotés,style ,"l'autre con me parle toujours pas alors que ca fait deux semaines  que je taf avec lui"

    elle ne s'est pas redressée,n'a pas bomber le torse et n'a pas déployé sa gorge pour rire d'un rire infecté par la mauvaise foi.

    elle a juste rit ,sincerement et ca m'a fait du bien.

    moi-" bon j't'explique ,on va chez mon ancien collegue a la retraite ,je sais pas ce qu'on va trouver mais il m'a dit de venir ,et si il me dis ca c'est qu'on va avoir besoin de nos armes,tu piges j'espere."

    elle m'a dévisagé,puis m'a fait un ok,c'etait franc et sincére ,je n'ai lu aucune inquietude sur son visage. jcrois que je suis tomber amoureux d'elle sur le champs..

    moi-" jte demanderais plus tard si t'es celibataire et si t'aime les vieux salopards de flics ,ok?"

    fliquette-" pas de probleme, on verra ca plus tard ,du moins si on arrive,ceci dit ,pour pas faire trop durer le suspence, ya que des "oui" dans ma reponse.

    rougit ,petite ,rougit un peu  et fais gaffe...

    nous sommes arrivés devant chez le vieux,comme une nué de mouches affamées sur un etron fumant.

    "reste ici ,prés de la radio,ce soir tu seras mes yeux,regarde autour de toi et sois prete a degainer"

    je me suis éjecté de la voiture et j'ai foncé vers la maison de papy. 

    le portaille ainsi que la porte d'entrée etaient grande ouverte, il etait 23h43 et ca puait la merde a plein nez.. et le sang.

    ca faisait un bout de temps que j'avais pas été acceuillit par cette odeur cuivré,bien trop longtemps, j'ai senti mon estomac se contracter instentanement dans mon ventre.

    il etait temps de sortir le morlingue,histoire de prévenir de tout danger .

    j'ai attendu quelques secondes sur le pallier afin que mes yeux s'habitude a l'obscurité et accessoirement que mon estomac ne fasse pas rejaillir mon big mac et mon jack daniels.

    un dernier coup d'oeil vers ma voiture de patrouille,fliquette etait aux aguets.. bien .. tres bien.

    bon... dans un film policier la scene de crime se passe toujours dans la chambre quand il fait nuit. alors j'ai pris la direction de la salle a manger.

    le vieux vivait seul,faut dire que c'est pas facile de s'amourracher d'un mec qui passe ses nuits a ploter les burnes des travelos histoire de trouver le surin qu'ils avaient pu planquer sous leurs couilles. protection oblige.. pas facile la vie de travesti en ce moment...

    rien dans la salle a manger,ca puait le polar  miteux a mille lieux a la ronde..

    les chambres etaient a l'etage de toute facon.

    j'ai gravi les marches avec une extreme prudence.

    l'odeur de sang se faisait de plus en plus forte,pas de doute ,des litres avaient du servir a repeindre les murs ,car jamais de ma vie je n'avais senti le sang de facon aussi concentrée.

    mon estomac s'est tendu,lui aussi etait sur le qui vive,j'allais jaillir dans la chambre du vieux aussi vite qu'un flot de big mac allait jaillir de mon gosier.

    j'etais pas un hero qui ne gerbe jamais ,ni ne fait jamais pipi comme dans les films de "heros". je gerbais,pissais,picolais,et meme parfois je chiais en étre humain..si ,si

    je suis entré dans la chambre que je supposais celle du papy.

    j'ai suffoqué,une odeur de merde,et de sang empuantissait l'atmosphere.

    trop de chose a deviner dans ce noir quasi totale,j'ai donc allumé la lumiere.

    jcrois que j'aurais pas du ,mon big mac a pris ses jambes a son cou,poussé de prés par monsieur jack daniels,et tout deux sont sortis de ma bouche sans le moindre effort,tu parles de springters.....

    le vieux etait accroché au plafond,crucifié plus precisement.

    son ventre etait ouvert dans le sens du haut en bas,son visage semblait avoir été éccorché vif,tout comme le reste de son corps.

    ses tripes pendaient jusqu'au lit telles un serpent gorgé de sang vital.

    je me suis approché ,persuadé que papy venait de bouger,ca me semblait impossible et pourtant ,j'en aurais mis ma main au feu.

    j'ai mis un pied sur le lit ,fermement décidé a constater de mes yeux que le vieux etait bel et bien vivant.

    j'ai pas vraiment eu le temps d'assoir ma position sur le plumard que le corps s'est détaché du plafond pour tomber directement sur moi.

    lui et moi n'avons fait qu'un pendant le lapse de temps qu'a duré la chute jusqu'a la moquette.

    j'etais un peu sonné par le choc,mais pas suffisament pour ne pas entendre que quelqu'un venait de se précipiter dans les escaliers.

     ( a suivre)


    votre commentaire
  • " bon ,t'es pas encore la mais j'vais t'expliquer deux ou trois choses a savoir.

    tu sais que je vais devoir m'extasier devant ton caca et tes couches pleines? imagines ce que je vis deja avant que tu débarques?  enfin ,bon il parait que quand c'est le notre,on ne fait pas gaffe a l'odeur de la couche pleine.. au pire quand tu seras grand je t'enverrais la facture de mes heures passées a te changer,main d'oeuvre comprise bien sur.

    si tu savais a quel point ca fait bizarre le fait que tu vas arriver dans ma vie,je vais etre obligé de devenir adulte..je devrais t'en vouloir pour ca, mais bon ,je serais intransigeant sur le fait de rester completement debile 50 pour cent et serieux 50 pour cent.enfin comme les sondage ,les chiffres ne sont pas fiables...

    ah oui j'en viens au fait,deja  tu ne feras pas de foot ,sauf si t'en a vraiment envie.. je te ferais voir comment on joue de la batterie avant que tu marches,mais rassures toi je ne veux pas faire de toi ,ce que j'ai pas reussi dans ma vie. tu feras la vie que tu veux ,en évitant au maximum la prison,la fumette,et meme la clope tout court..j'espere que je serais cool avec toi,comme je peux l'etre en general dans la vie.

    tu vas surement grandir a une vitesse folle,comme tu le fais actuellement dans le ventre de ta mere,bientot je vais voir un peu a quoi tu ressembles,imagine le choc que tu vas etre pour moi!!( j'espere que tu seras pas en train de faire ton petit pipi a ce moment la...quoique,ca voudra dire que tu me ressemble deja)

    tu naitra avec une poignée de cheveux de plus que moi,ca sera surement un grand avantage pour draguer les filles plus tard. oui ,ok parlons des filles.

    j'aurais tendance a te dire: le plus tard possible,car tu souffriras ,tu feras souffrir ,tu découvriras aussi de tres belles choses et d'autres moins bonnes..pis si tu aimes les hommes ,ben pas grave ,si c'est comme ca que tu vois ta vie..du moment que tu t'enfiles pas des jupes en cachette..

    les filles,le grand mystere de ta vie,insondable, incompréhensible, ya le temps,mais ptetre tu seras un gros tombeur qui sevira dès le bac a sable ,on ne sais jamais..

    au debut de l'humanité,c'est la que tout a commencé,je vais surtout t'expliqué les religions: croire ou ne pas croire,la aussi tu feras ton choix, jespere t'apprendre a ouvrir les yeux et les oreilles afin de piger ce qu'il faut pour pas etre un bouc emissaire dans la vie,un fernadel.

    arf jte vois deja grand alors que pour le moment t'es comme un haricot beignant dans le liquide d'une boite de conserve..

    jpense qu'on va s'eclater ensemble quand tu lachera les couches pleines et que tu dormira tes 15 heures par jours la nuit... et si un jour tu te reveilles en chine c'est que tu n'as pas lacher les couches ni arreté les nuits blanches ,ton tu bosseras tres tot  la bas ,afin d'y confectionner des chaussures avec tes petites mains qui seront ,j'en doute pas ,d'une habileté rare.

    on a parlé des filles,de ton futur boulot, de la religion, du sport que tu ne feras pas, il me reste encore pas mal de truc a te dire,mais tu les découvrira par toi meme car apres tout c'est ca la vie,découvrir par soi meme,se faire sa propre opinion grace ou a cause de ses succés ou désillusions.

    j'espere que je serais a la hauteur de tes espoirs ,jcrois que j'ai fais le tour

    sauf peut etre une chose a laquelle j'ai pas pensé, le jour ou tu verras la lumiere du soleil,ptetre que tu seras une fille.. ben ca sera pareil sauf que tu ne sortira dehors qu'a t'es 18 ans voir plus.

    viens comme tu es deja j't'attends.


    2 commentaires
  • bordel 6h20,fallait que je me leve malgrés cette énieme nuit sans sommeil. c'est fou moi qui'na jamais été sujet au moindre stress,j'arrétais pas de cogiter au moment du passage au lit et ,ce ,jusqu'au petit matin.

    encore une levée de corps difficile!! enfin c'etait vendredi et ce soir :au lit de bon heure avec un bon bouquin bien reposant sur les mort vivants.

    le matin tout etait a la seconde prét,meme le temps de fumer un megot devant les news de google etait compté.

    allez mec derniere journée ,soit un bon fonctionnaire,tu quitte tot le boulot ,tu te fais une petite ronflette d'une heure en rentrant et apres ca ira mieux. au pire tu te prends un petit xanax et tu ronfles bordel,ce soir c'est grosse putain de nuit!!

    mais c'etait dur,vraiment dur ce matin.

    stressless, pas vraiment, c'etait plutot bournout en perspective. et dire que mes vacances n'etaient que encore ,bien bien loin...

    j'ai mis le nez dehors quasiment a reculons. l'envie de retourner me pieuter etait grande,presque incontrollable.. mais non ,allez faut booster ,derniere ligne droite.

    le froid me donnait une impression de difficulté a respirer,limite d'oppression. jme suis assis au volant,j'ai reflechit dix seconde si j'allais pas me foutre en arret.

    et merde ,non faut y aller pis apres tout jsuis debout ,allez connard motive toi.

    ah fais chier,le pare brise etait gelé!! plus le temps de gratter tout ca,j'ai donc foutu le chauffage "glacial" a fond pour  voir si ca allait partir tout seul.

    essuies glaces a fond,lave vitres a gogo,je me suis élancé,sur mon pare brise un minuscule trou sans givre me permettait de voir la route. alors je me suis plié tans bien que mal,la gueule collée sur le volant pour mater a peu prés  le chemin qui se découvrait devant moi.

    fais chier,jvois que dalle ,putain!!

    a peine a 30 a l'heure,tu parles d'un springteur!!a ce train la jvais arriver a 9heures au taf!!

    j'etais deja énervé de mes nuits blanches et la c'etait le ponpon!

    cage toracique oppressée,souffle court,le pare brise s'est enfin déglacé et j'ai pu reprendre une position humaine dans ma voiture.

    15 minutes plus tard je glissais a grandes enjambées sur le parking de mon hosto,direction: le taf!!

    j'ai pas mal glissé sur le parking,j'en avais les jambes en coton,j'haletais comme un taureau poisseux de bave devant sa femelle.

    oula jme sentais pas super bien en fait,ca tournais,puis, j'ai commencé a suffoquer,puis devant les urgences de mon hosto ,je me suis écrouler comme une masse dans une flaque de glace.

    trou noir de quelques minutes....

    j'ai senti des bras me relever,on m'a porter et installé sur un brancard. je revenais peu a peu a moi. un pote brancardier me giflait la gueule sans prendre de gants.

    " hey david ,reveille toi ,hey reviens .... t'es la" " ah le revoila " a fait une voix derriere lui.

    a peine j'avais franchi le seuil des urgences que j'ai chuchoté:" crr crr crrise cardiaqueeeee"

    ca a commencé a bouger autour de moi,mon pote brancardier m'a tenu la main et m'a dit" t'inquiete pas ,t'es aux urgences,on va te prendre en main rapidement tu fais partie de la maison"

    j'lui ai repondu dans un rale interminable" dis aux collegues que que que, jsuis en train de mourir,jvais pas pouvoir travailler..."

    on m'a foutu dans un box,j'ai senti qu'on retirais mes fringues,mes éffluves de titanium rouge ont parfumées l'atmosphere rance du box des urgences.. au moins j'm'etais lavé,j'allais crever propre c'est deja ca.

    torse nu sur le brancar ,j'ai senti des électrodes se poser sur moi et le bruit d'un monitoring s'est fait entendre.

    " tout est normal niveau du coeur" a dis quelqu'un dans le box. je savais pas qui s'etait,yavait foule devant mon corps mourant.

    " crise d'angoisse,peut etre et malaise vagal" a dis quelqu'un d'autre.

    "VOUS VOUS SENTEZ OPPRESSE??"

    "ou..ou..o.ui"

    ON VA VOUS INJECTER UN DECONTRACTANT MUSCULAIRE  ET VOIR SI CA VA MIEUX,MAIS A PRIORI  YA RIEN DE GRAVE

    mais pourquoi elle gueulait comme ca cette fille j'etais pas sourd..

    "ok,ok,ok" j'ai fais.

    limite je me sentais deja mieux,du monde autour de moi,une chaleur rassurante d'hopital,j'avais presque envie de pioncer,mais alors pioncer ,comme une vache éreinté.

    j'ai une le droit a une piqure,plus une perf,de jsais pas quoi.

    on m'a laissé le monitoring,puis le petit monde s'est tiré,moi jme sentais mieux. bordel!! crise d'angoisse c'etait sur,surmenage c'etait certain!

    l'effet de l'injection s'est pas faite attendre,une molesse phenomenale m'a envahi. je planais presque.

    "allez bossez bande d'enfoiré,moi jsuis en train de presque crever aux urgences,caillez vous les couilles sans moi aujourdhui,toute facon jvais pas revenir de si tot"

    j'etais en train de me voir en longue vacances convalescentes sur mon canap a mater des films ,a bouquiner, quand le rideau du box s'est ouvert,c'etait mon pote brancardier.

    "alors ca va t'y mieux,putain tu nous a fais peur toi tu sais,jcroyais vraiment que tu nous faisais une crise cardiaque,on aurais été obligé de cacher ton corps ahahah"

    j'ai ouvert un peu la bouche,un torrent de bave a jaillit pour venir glisser le long de mon cou puis se loger dans mon oreille.

    je lui ai fais un signe d'approcher. il est venu coller son oreille a ma bouche pleine de bave:" connard,j'etais stressé,a moi les grandes vacances reposante maintenant".

    " ah ben tu vas mieux on dirais,tiens j'ai été dans ton service leur annoncer ta mort imminente,putain,j'ai vraiment cru que t'allais claquer la"

    " et comment ils ont reagi dans mon service" je parlais tout de suite mieux car j'avais hate de connaitre la reaction de mes collegues.

    " ben regarde y'en a qui sont venu te voir directement,qui ont tout laché pour te voir"

    j'ai levé la tete,effectivement ,ce con n'etais pas seul,j'esperais que personne n'avais entendu mon speech sur mes futurs grandes vacances reposantes... merde le con.

    ho yavait pas bousculade,certaines collegues preferaient continuer leur taf que de venir me voir clamser,mais ,ceci dit les principales etaient la,presque touchantes d'inquietude pour mon petit corps absolument pas refroidit.

    j'en ai rejouté un peu sur mon etat bien sur,fallait que je fasse pitié quand meme,qu'on me plaigne,me dorlotte et surtout fallait qu'on vois bien qu'il me fallait des putain de vacances!

    elles ne sont pas restées bien longtemps,pis j'en avais marre de baver dans mon oreille a chaque fois que j'ouvrais la bouche pour dire" vous inquietez pas ,demain je serais revenu" ( tu parles charles ,rien a foutre du taf ,je preferais les voir toutes dans mon canapé durant ma longue longue convalescence)

    un toubib est venu me voir ,ce qui a chassé les gonzesses qui pulullaient autour de mon corps brulant..

    "alors grosse frayeur,gros coup de stress monsieur L... mais ne vous inquietez pas,je pense qu'apres une periode de repos tout ira mieux ,mais il va falloir se detendre.

    en gros il m'annoncait officiellement que j'allais me les rouler un bon paquet de temps.

    "pour le moment on va vous garder ,ici encore quelques heures pour completer votre bilan de santé"

    (pas de probleme mon pote tout ce que tu veux du moment que ce soir jsuis dans mon canap)

    le toubib s'est tiré,une mignonne petite infirmiere est venu m'ausculer et me pomper... un litre de sang puis,son petit cul moulé dans sa blouse a quitté les lieux.

    j'ai regardé l'heure sur mon portable ca faisait deux heures que j'etais la,il etait 9h et demi petant.

    ouais 9 heure et demi pile poil l' heure ou j'ai entendu des éclats de voix dans le hall des urgences et a 9 heures 33 ,comme un con je me suis levé pour aller voir ce qu'il se passait.

    fallait vraiment etre con de faire ca,apres tout j'etais mourant.

    j'ai passé la tete par le rideau.

    un type tout en noir se tenait dos a moi et me masquait la vue.

    "qu'est ce qui se passe" que j'ai dit

    le type s'est retourné et a pointé un flingue pile poil devant mon nez. il etait 9h 38.

    (a suivre)

    - toi ,tu rentres dans ton box et tu te couches sur ton lit et tu bouges pas,sinon jte crame la gueule!!

    d'un rapide coup d'oeil j'ai vu que y'avait 3 gus tout en noir,style commando d'assaut,j'ai reculé,cette fois ci vraiment a la limite de la grosse crise cardiaque foudroyante.

    jme suis posé assis sur le lit,mon cerveau faisait mille tours minutes..

    pourquoi ils etaient la eux? une chose etait certaine ,c'etait pas des flics.

    a leur facon de parler,et leur aggressivité,j'ai bien compris qu'ils etaient completement determiné,mais ca ne repondait pas ,au pourquoi de leur presence.

    puis, ca s'est vite éclairé : la chambre carcerale!!!

    il y avait une chambre carcerale dans cet hosto,afin que les détenus de la prison d'a coté viennent se faire soigner quand leur etat necessitait une hospitalisation.

    la surveillance des flics n'etait dès lors que de deux gardiens devant la chambre,le truc ideale pour faire sortir un détenu.  pis apres tout ,qui attaquerais un hosto?

    "ils nous faut quelqu'un ,on va aller directement a la chambre,on a pas plus de  dix minutes avant que tout soit bouclé"

    mon rideau c'est ouvert ,pas de bol ,ce quelqu'un c'etait moi..

    la chemise de l'hopital sur le dos me recouvrait a peine le corps,a vrai dire j'avais le cul completement a l'air quand ils m'ont empoigné.

    "t'as quoi toi"

    "jsuis la pour crise cardiaque"

    " tu te fous de notre gueule, tu vas nous suivre ,et si tu fais ta crise cardiaque en route on aura pas a te descendre pauv con"

    jcrois que j'ai pas eu le choix que de les suivre.

    leur poigne d'acier me maintenait debout,je touchais a peine le sol tellement ils marchaient vite. un mec de chaque coté puis l'autre devant ,prés a buter le premier qui se mettrais en travers de leur chemin.

    au debut ,le regard incrédule des gens qu'on croisais se tournait vers moi,pensant que c'etait des flics qui venaient de ceuillir un pervers dans les urgences.

    ils ont vite déchanté ces gens quand ils se sont retrouvé avec un glock devant le nez.

    tiens, la ,c'est un pote de la manut,il me regarde en se planquant,la gueule qu'il fait ,on dirais qu'il est limite a se chier dessus. ah ,il vient de me reconnaitre,de ses yeux rond il me regarde,puis sourit legerement en voyant mon cul a l'air qui depasse de la chemise  d'hosto. .. pauvre con va...tu vas voir si jme fait pas descendre,jvais te faire manger tes palettes ..

    ce con est sorti de mon champ de vision,je pense que j'avais un peu le meme regard du mec de midnight express quand il se fait choper par les douanes turcs avant de monter dans l'avion. ouais les mecs jsuis le billy hays de caen.

    on s'est engouffré dans un ascenceur,direction le niveau 11 et sa chambre carcérale,comme j'avais bien deviné.

    ces mecs la comptaient faire sortir un prisonnier en employant la force si necessaire. je les voyais respirer vite,quelques gouttes de sueurs coulaient sur leur front.

    "on fais comme prévu,on hesite pas,dans 5 minutes on est dehors"

    cette fois ci,yavait plus qu'un mec qui me trainait ,les deux autres ouvraient la route,le premier avait un pistolet mitrailleur,le second,deux armes de point,et celui qui me trainait ,avait lui aussi deux armes de poing.

    ca sentais vraiment la mort lente ,a ce niveau 11,jcrois que j'avais de la chance que le mec me traine ,car j'aurais pas pu marcher. tout allait trop vite,et pourtant je voyais tout au ralenti. c'etait un reve,ca ne pouvait etre que ca,j'avais du m'éffrondrer dans cette flaque de glace et crever avant meme de toucher le sol.

    et la c'etait 3 mecs qui m'amenaient vers l'enfer,je ne voyais que ca...j'etais mort sur une flaque de glace,voila,car quand on y réflechi bien ,n'importe qui prefererait etre mort plutot que de se faire trainer dans tout un hopital le cul a l'air.

    jsuis mort ou je reve.

    les types se sont stoppés a l'embranchement d'un couloir,celui qui me trainait,se trouvait face a mort,son flingue collé a mon front.

    "toi ,si tu parle ,si tu bouges ,si tu tentes un truc ,tu vas sentir la poudre t'exploser dans la tete,t'as bien pigé?"

    j'ai commencé une phrase pour defendre ma carcasse d'animal devant la porte d'un abatoire. mais sans avoir eu le temps de la terminer ,je me suis retrouvé au milieu du couloir face a 3 flics ,avec en prime un canon sur la tempe.

    tout le monde se tenais en joue,les flics,les voyous,avec un pauvre mec au beau milieu de tout ca.

    "on lachera rien,si vous voulez que ca se passe bien,vous ouvrez la porte de la celule et on repars sans bobos pour personnes,depechez vous sinon ,on le bute!"

    les flics n'ont pas chercher a négocier,peut etre a la vue de la puissance de feu dont disposait le commando,ils ont posés leur flingue a terre et se sont reculés jusqu'au mur,sauf un qui a sorti un trousseau de clé afin d'ouvrir la porte.

    on a parcouru la distance rapidement pour n'etre qu'a quelques metres des flics et de la porte.

    un des mecs du commando a fait s'allonger les deux flics qui se trouvaient contre le mur,apres avoir pris soins de prendre leurs armes.

    j'etais au premiere loge,et plus ca évoluait ,plus je me disais que c'etait pas un reve ,ni un passage vers l'enfer,du moins pour le moment.

    ca fait vraiment bizarre d'etre une victime,un otage,je dirais meme que je me serais volontier pissé dessus. j'en oubliais mon cul a l'air.

    la porte s'est ouverte,le flic qui venait de déverouillé s'est reculé lui aussi.

    dés lors tout c'est accéléré. le premier type du commando s'est litteralement fait cribler de balle sans que personne n'y comprenne quoi que ce soit.

    il est tombé raide mort a mes pieds.

    un silence hallucinant est tombé comme une chappe de plomb sur le 11eme etage.

    mes oreilles boudonnaient,ca sentais la poudre,mon coeur allait flancher d'une seconde a l'autre,peut etre meme avant que l'autre appuie sur la detente pour de faire exploser la tete.

    "toi dedans tu lache ton flingue ou on bute tous tes collegues t'as deux secondes"

    pas de reponse.

    "on a un otage civil avec nous,regarde" a t'il dit en me postant devant la porte.

    le gars du commando etait derriere moi,s'abritant derriere le rampart de mon existance.

    devant moi se trouvait un vieux mec assis sur le lit,en tenue d'hopital,et derriere se gars se trouvait un flic armé d'un fusil automatique. le flic comme le vieux etaient blanc comme des morts. ca devait etre de meme pour tous les acteurs de cette tragedie qui ferait la une de tous les journaux de france.

    le flic semblait determiné,a tel point qu'il n'a pas hesité a mettre son arme automatique derriere la tete du vieux assis sur le lit.

    putain ,c'etait completement irréel.

    le flic m'a regardé fixement,comme si il voulait me faire passer un message.

    ho j'ai pas mis longtemps a capter son message,il voulait que je lui dégage la vue,il voulait que je ne sois plus dans son champs de tire aux pigeons.

    le mec derriere moi me tenait tellement fort qu'il m'etait impossible de m'en défaire.

    "lachez le " a dit le flic en me designant

    "tu vas faire quoi le flic? tu vas tirer sur un vieillar sans arme? tu vas tirer sur un civil? t'es foutu lache ton arme ,depeche toi!"

    désormais c'etait la guerre des ners,une guerre insoluble ,personne ne semblait vouloir lacher un pouce de terrain.

    "les renforts arrivent et sont surement deja la,vous etes coincés,lachez vos armes vous,vous savez bien que je ne lacherais rien"

    faut se tirer a dit l'autre mec du commando armé,c'est foutu faut se tirer,et lui on l'embarque ,a t'il ajouté, en parlant de moi.

    j'ai senti la pression se relacher,le flic a compris que j'allais tenter de sauver mon ame de cette enfer.

    j'ai relaché mes jambes d'un coup,le flic a fait feu,le truand aussi ,mais il a loupé sa cible,car plusieurs balles l'avaient deja fauché.

    un semblant de fumé planait dans l'air,avec une nouvelle fois cette odeur de poudre.

    "bande d'enculé,jvais vous crever tous" a hurlé le dernier mec du commando.

     il s'est mis a arroser les flics qui etaient a terre,j'etais au sol ,sur le cul quand il a commencé ses shoots.

    le flic qui se trouvait dans la chambre a bondi jusqu'a moi,mais trop tard,car j'ai senti,plusieurs douleur atroce sur mon coté droit. mon corps etait literallement dévoré de l'interieur par les balles brulantes qui venaient de m'atteindre.

    je me suis completement écroulé,la douleur etait atroce.

    je ne pouvais plus bouger,ni meme savoir ou j'avais été touché.j'ai roulé sur le ventre pour dire au type qui hurlait derriere moi de se taire car le gars du commando s'etait barré.

    je n'ai vu personne bouger,une marre de sang souillait le sol de l'etage 11,personne n'hurlait, a part moi... je gueulais comme un putois ,j'en finissais plus de gueuler. et quand je me suis rendu compte que ces cris venaient de moi,je me suis tut .

    un brouillar est tombé devant mes yeux....au loin j'entendais des voix:

    "c'est une crise cardiaque,dépechez vous sinon on va le perdre"

    je sais pas pourquoi ,je me suis retrouvé dehors, je surplombai un scene,yavait un attroupement autour d'un mec couché sur un trottoir devant les urgences .

     

     

     

     


    7 commentaires