• le soleil brule

    l'etre humain ne vit qu'une seconde a l'échelle de l'univers, son destin peu basculer en une seconde aussi.

    celui qui est dans sa voiture ne sais pas que dans la seconde qui suit il va s'emplâtrer dans le camion devant lui, ou dans l'arbre qui traverse la route ,et en mourir sur le coup.

    une maudite seconde,et tout disparait.

    il ne lui faut pas beaucoup plus pour tomber amoureux pour le meilleur et pour le pire.

    cette seconde c'est transformée en 10 minutes quand la dépêche radio a couper  court a tous les programmes musicaux plus ou moins insipides que j'écoutais cette apres midi la.

    depuis quelques jours une chaleur suffocante, gavait la terre de façon inhabituelle.

    une dépêche a n'en plus finir, des programmes tele coupés par une intervention du président ,seul lui n'avait pas quitté son costume dans le pays ,j'en etais certain.

    le soleil ne s'etait pas rapproché de la terre,non ,c'etait juste pire.

    un rayon d'une intensité phénoménale était sur le point de jaillir et allait parcourir le maigre chemin qui le séparait de la terre  pour venir la traverser.

    pour qui? pour quoi, même les plus haut scientifiques séchaient sur la question .

    c'etait comme ca, voila tout, juste comme ca..

    c'etait mon jour de repos et a ce qu'il avait ete dit, la température allait monter jusqu'a plus de 600 degrés pendant plusieurs minutes, autant dire que rien ne protégerait notre espèce.

    la vie s'est arrêtée dans l'heure qui a suivit la nouvelle.

    certains abasourdi avait garé leur voiture sur le coté, d'autres roulaient a tombeau ouvert pour regagner leur famille au plus vite. d'autres surement toujours pas au courant roulaient peinard.

     moi j'étais a ma fenêtre.

    je venais d'annoncer la nouvelle a ma bien aimé qui helas se trouvait a l'autre bout du pays pour son travail.

    elle n'été pas au courant,et a couru jusqu'au premier bar, afin de mettre fin a ce qu'elle pensait une plaisanterie.

    sa voix s'est mise a trembler, elle voulait rentrer au plus vite.

    dix heures de route après une telle nouvelle, c'etait même pas la peine je lui ai dis en contemplant les premiers accidents de ma fenetre.

    on a discuté longtemps au téléphone, pleurant, riant.

    puis toutes les ondes téléphoniques se sont tuent , celle de la tele aussi.

    l'encombrement a du etre totale en a peine une heure.

    j'ai décidé d'aller me réfugier dans les carrières pres de chez moi, un vrai labyrinthe glaciale et humide qui ne serait pas d'un grand secours, mais voila, je voulais ne pas etre dans les premiers.. c'est con mais c'est comme ca.

    on espère toujours etre le dernier, le highlander de l'humanité.

    peut etre qu'on aurais un charlton heston ou un will smith qui resterait comme l'unique survivant d'un cataclysme sans précédant.

    pas la peine de prendre la voiture pour y aller, c'etait une foire sans nom sur les routes..bagarres,accidents, bouchons..

    il m'a bien fallu deux heures pour arriver devant les carrières, et deja quelques personnes avec leur sac leclerc gorgés jusqu'a la gueule s'engouffraient dedans .

    moi ,ben je voyageais léger comme d'hab, deux bouteille de flotte et une de jack daniels, pour les dernières heures de l'humanité je tenais absolument a etre bourré comme un coin, rond comme une queue de pelle.

    j'ai marché a grand pas et me suit enfoncé rapidement dans les galeries souterraines, lampes torches a la main, parsi par la des groupes s'étaient terrés dans un coin, le réchaud a gaz deja en action,ca sentait la boustifaille.

    bientot les carrières seraient un  lieu hautement touristiques,fallait trouver la planque sans plus attendre, et je comptais m'enfoncer aussi loin que je pouvais dans ce trou a rats, loin de tout ces creve la dalle.

    on allais tous crever bordel, on allais tous finir en cendres dans quelques heures.

    ma misérable veste en jeans et mon t shirt "anti sarkozy"deja trempés par ma longue marche ,commençaient a devenir glacial,pas de doute j'avais trouvé la bon coin pour cailler et apprécier une fin du monde digne de ce nom.

    a l'entrée d'une galerie un type avait installé un groupe électrogène avec un congélateur branché a l'autre bout, lui il etait rentré avec sa bagnole meme, je pense que c'etait le dernier des mohicans humain et que derrière lui j'allais m'enfoncer sans rencontrer âme qui vive.

    il m'a fait un signe, je me suis approché de lui.

    il a ouvert son congelo et a sortir une biere.

    il devait y avoir au moins 150 binouzes dans son refroidisseur, putain le gars il avait prevu de se mettre une pile du feu de dieu avant  le saut final.

    moi j'allais boire un jack daniels brulant et lui se refroidissait ses bieres a grand coup de groupe électrogène.

    son bruit assourdissant couvrait presque ses paroles.

    il avait une tete marrante, je pense meme qu'il etait deja bourré.

    il m'a fait "ouaip"

    son haleine etait dégueulasse de biere et j'ai apercu les 10 cadavres en verre derrière lui.

    je me suis dis qu'il serait meme mort avant que la mort lui tombe dessus comme a nous tous.

    a ce rythme la dans deux heures il tomberait dans le coma ,pis basta.

    c'etait peut etre la bonne solution, se buter avant que la mort solaire nous consume comme de vulgaire charbon de bois.

    j'ai pris la biere tendu par le poivrot.

    elle était fraiche ,et bonne pour de la bière ALDI ,c'etait pas de la pisse comme je l'ai toujours cru.

    une bonne biere fraiche, putain.. j'aime pas la biere en faite.

    et j'ai repondu a son "ouaip" par un autre "ouaip "

    et on a hoché la tete comme des cons pendant cinq minutes en sirotant la biere.

    c'etait une question d heures.

    il a ressorti une autre biere du froid et j'ai vraiment senti le froid sortir du frigo, ca voulait dire que meme dans les galerie la chaleur venait de monter, ou peut etre est ce la biere qui m'avait chauffé la gueule.

    moi qui ne buvais quasiment jamais, j'allais prendre une cuite finale, the king size cuite.

    j'aurais bien aimé avoir du shit pour bien me démolir afin d'oublier que plus jamais je ne verrais ceux que j'aime.

    j'ai même pas chercher a les voir avant la fin, j'aime a me dire que eux ils ont trouvé LA planque , et qu'ils vont s'en sortir.

    j'ai vite été exaucé, un jeune type et sa copine son apparu dans le faisceau de nos torches on les a invités aussi, il avait du shit. et j'ai pris une taffe digne des plus gros animaux d'afrique...j'ai du tomber dans les pommes aussitot car j'ai senti le poivrot me secouer comme un arbre plein de fruits mur .

    " ho non pas maintenant ptit c'est pas l'heure"

    son haleine fetide m'a tout de suite remise sur pied .

    peut etre que ca aurait été mieux que je calanche maintenant apres tout.

    j'ai pris une gorgé de la biere tendu par le type et son générateur, et j'ai meme arraché des mains le joint qui arrivait en bout de taffe.ils m'ont tous trois regardés avec de gros yeux et j'ai repris une taffe d'animal sauvage.

    cette fois ci je n'ai que roulé sur le dos.

    j'avais plus de cerveau et c'etait suffisant pour l'instant.

    les deux jeunes avaient commencé a se tripoter," bah pourquoi pas autant profiter  avant de crever" a lancé le picolo."ptetre meme que j'vais m'en faire une petite avant de claquer moi aussi" il a ajouté en agitant sa main d'un signe évocateur.

    le shit ne m'a jamais donné envie de baiser et j'allais les laisser  ,pour l'un se branler et pour les autres baiser en paix.

    je me suis levé ,en faisant un signe vers le frigo du style "puis je"?

    le mec a fait un signe de tete du style "vas y prend des bieres mon gars ,y'en a pour tout le monde".

    j'ai remis ma lampe torche en route ainsi que mes guiboles .

    "pourquoi ne pas choper une jolie demoiselle et se la taper  afin de finir en beaute toi aussi" a crié la petite voix dans ma tete.

    j'ai vite chassé ca de ma tete, j'avais pas vraiment de but, en fait,je sais même pas ou j'allais, mais j'y allais.

    j'étais paumé dans les galeries, jusqu'au moment ou j'ai croisé une famille au fin fond de nulle part.

    le mec m'a dit" c'est la sortie par la monsieur" .

    j"l'ai pas écouté et j'ai pris au premier embranchement et je suis tombé nez a nez avec une foule dense ,massée devant l'entrée, une autre entrée de la carrière..

     une chaleur étouffante ,mêlée d'odeur de pisse me caressa les narines.

    j'ai de suite rebroussé chemin ,prenant un autre embranchement.

    "bordel mais pourquoi les gens se massent ils devant l'entrée??, autant rester dehors merde c'est pareil.

    sur ma gauche un couple baisait lui aussi, c'etait partouze géante ce soir,"faut profiter " etait le mot d'ordre du soir.

    j'ai fini par disparaitre de la surface de la terre ,pour me retrouver je ne sais ou, mais dans un calme olympien.

    personne a gauche , pareil a droite, j'étais dans un cul de sac.

    il caillait, j'ai donc ouvert ma bouteille de jack.

    et je l'ai bu d'un trait.

    j'ai senti mon corps s'avachir le long de la parroi humide ,puis .. plus rien.. jusqu'a mon reveil.

    j'ai regardé ma montre,il etait 7 heure du matin.

    je me suis rendormi jusqu'a 8 heure, pou me reveiller en sursaut.

    je savais meme pas ou je pouvais etre., il faisait une chaleur etouffante dans les lieux, je dégoulinais de sueur .

    tout s'est vite remis en place avec ma gueule de bois.

    j'ai tendu la main vers mon sac ,ma lampe torche donnais des signes de faiblesses, j'etais deja etonné qu'elle fonctionne encore.

    j'ai bu de grande rasade d'eau chaude.

    puis je me suis levé pour voir ce qui se passait, la plaisanterie avait assez durée, j'avais besoin d'air.

    c'etait pas dur , pour sortir il fallait  se diriger vers le cagnard.

    pas un poil d'air frais, il faisait bien dans les 40 degres dans les galeries.

    puis la lumiere du jour est apparue au detour d'une galerie.

    ca faisait bien 1 heure que je deambulais dans ce dedale insondable, la sortie etait proche.

    c'est la que j'ai apercu les petits tas de cendres,au debut sans faire attention.puis ensuite j'ai realisé que c'etait arrivé, que dieu seul sais pourquoi j'etais ce highlander,le will smith de l'humanité.

    j'etais vivant et le phenomene etait passé.

    d 'abord j'ai été ébloui par le soleil , ensuite j'ai entendu un bruit de bagnole  venir de derriere moi, c'etait le poivrot, et sa cariole.

    il roulait sur les jantes car ses pneus avaient fondu sur place je suppose.

    il s'est arreté a coté de moi.

    "jme suis mis dans mon frigo quand ca a chauffé pis j'ai du mendormir " il m'a dit.

    il a enclencher la premiere puis il s'est tiré sans meme attendre une reponse de ma part, je l'ai vu disparaitre .

    j'etais donc pas le highlander de l'humanité ,on etait deux deja.

    je le regardais partir sur le chemin, et d'un coup j'ai sa voiture s'embrasser, comme une feuille de papier dans une cheminée.

    ca n'a pas explosé mais ca a griller literralement .

    fin de l'histoire pour le poivrot.

    instinctivement j'ai reculer dans la galerie.

    j'ai senti mes pieds bruler , mes semelles etaient en train de fondre et pourtant je me trouvais bien trente metres a l'interieur de la carriere.

    je me suis mis a courir, bien décidé a m'enfoncer le plus loin possible. .

    je sentais mon futal chauffer a blanc contre mes jambes, ma tete me tournait ,c'etait atroce cette sensation de cramer sur place.

    j'allais pas finir comme le highlander  ,j'etais en train de cramer moi aussi.

    plus je courrait plus je me sentais cramer.

    j'ose meme pas imaginer la fin des autres gens.

    le souffle court ,les piles de la torche quasiment a plats, je suis tombé dans une petite salle rocheuse pleine d'eau, je n'ai meme pas hesité et par instint j'ai couru dans l'eau.

    elle n'etais pas froide, mais tiede, ca a relaché la pression de la chaleur sur mon corps.

    un bain de jouvance  , pur et simple.

    j'avais de la flotte jusqu'au cou, quand une grande boule de feu a envahi la salle, j'ai meme pas eu le temps de plonger la tete sous l'eau.


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  • eaux troubles


    A la base quand j'ai commencé dans le métier, je me voyais derrière un bureau, le cul collé a une chaise a taper des rapports de police. et comme toujours dans tout ce que j'ai bien pu vouloir dans la vie ,ça ne s'était pas franchement passé aussi simplement.

    Pas d'ambitions, un gros poil dans la main ,des horaires fixes, bien au chaud dans un bureau , loin de tout chef qui pourrait me casser les burnes.

    Pour une fois j'étais dehors à attendre le début d'une autopsie ,enfin pour la première fois de la journée, car depuis deux semaines j'étais sur les dents comme on dit dans la criminelle. j'ai vite retracé dans mon esprit les derniers évènements.

    Allez savoir pourquoi , on avait décidé en haut lieu que j'avais assez glandé au chaud , et on avait du s'apercevoir que ce bureau la, le mien en l'occurrence, était  occupé depuis plusieurs mois.

    Pourtant j'avais fait le maximum pour être l'homme invisible de la division.

    Un beau matin le grand chefton s'était pointé ,ouvrant ma porte a la volée, me tirant d'une torpeur certaine.

    "hey vous ça fait des mois que je vous observe , j'aurais cru qu'un petit gars motivé comme vous se serait foutu aux premières loges sur les enquêtes !!! alors je vais vous dire un petit truc : c'est fini les planques bien au chaud dans votre plumard!!!! a partir de cette seconde vous ne dormirez plus tant que je ne vous en aurais pas donné l'ordre!!! voici une enquête"...

    Il m'a balancé un dossier peu épais au milieu de mon bureau quasi imberbe du moindre papelard. puis il a fait face a la porte, prêt a la claquer dans l'autre sens.. au dernier moment comme piqué par je ne sais quelle bestiole, il s'est tourné pour me dire d'une voix plus douce. " euh c'est quoi votre nom?"

    "ben euh , Flerchard , monsieur le commissaire" j'ai dis timidement.

    il s'est mis a rire " allez au taf Fléchard"

    J'étais persuadé qu'il avait dit flemmard.

    Le dossier m'avait paru insignifiant vu sa maigreur, je ne l'avais ouvert qu'une bonne heure et demi plus tard.

    " pour résumer, un type louche dans un break indéterminé avait été aperçu  jetant un long sac de toile dans une grande mare, ce qui aurait pu faire penser a un corps,selon le témoin de la scène" 

    J'avais rendez vous a 17h , ce jour même, avec l'équipe de plongeurs de la brigade.

    Une fois sur les lieux, sous un soleil écoeurant d'été, tellement il tapait fort sur le cailloux une équipe hilare m'attendait.

    J'avais toujours détesté cette période de l'année et je crois que ce jour ferait date dans ma haine du soleil.

    De brèves présentations avec les gars de la plonge, qui eux se marraient a pleines dents je sais pas pourquoi, tout le long du petit entretien que j'avais eu avec "bob l'eponge" c'est comme ca qu'on surnommait leur supérieur, afin de lui faire un petit topo de la situation.

    J'étais prêt a me foutre a l'ombre sous un arbre quand ce  bob l'éponge ma tendu une combinaison de plongée en me disant" ordre de votre commissaire inspecteur flechard"

    J'ai dû tirer une tête pas possible car la petite équipe a éclaté de rire, pire encore quand j'ai eu les couilles moulées dans la combi, parfaitement pas a ma taille.

    " petit bizutage inspecteur !!!"

    "oui oui ,comme vous dites  mon cher bob" et je suis parti dans un éclat de rire moi aussi, après tout , j'avais toujours rêvé de faire de la plongée dans un étang boueux , garni de cadres de mobylette en guise d'algue marine.

    " la plongée c'était mon dada avant, donc pas la peine de m'en dire plus, les mecs, ça sera vite torché et bien emballé dans du papier allu" ai je lancé, tout sourire devant.

    et la plongée commença dans la vase puante ,encore plus en plein été.

    La combi me déchirait littéralement le corps , mais de bonne grâce et parce que j'étais cool que je me suis plié a leur petit bizutage, et ma foi ,faut bien dire que j'étais pas le dernier pour la grosse déconnade.. quand je glandais pas.

    Toutes lampes torches dehors a éclairer un sol  vaseux, nous sommes vite tombés sur ce que nous cherchions, enfin si je puis dire, car des gros sacs noirs en toile, il n' y en avait pas qu'un, mais une bonne dizaine, peut-être même plus ,car malgré la petite taille de la mare, il y avait de quoi en balancer, des sacs.

    Au hasard avec bob l'éponge on en a remonté un,  persuadés qu'on allait trouver un paquet de clébards morts, voire des carcasses de sangliers abattus hors période de chasse.

    J'aurais vraiment bien aimé dégueuler tripes et boyaux devant la carcasse gonflée et putréfiée d'un sanglier, hélas et comme d'hab ça ne s'est pas passé comme j'aurais bien voulu.

    avec "l'éponge" on a pas chercher a ouvrir le sac proprement , on la éventré avec un couteau et aussitôt , une odeur immonde nous a sauté aux narines,tout comme la vue d'un cadavre coupé en deux nous a sauté aux yeux.

    Une fois mes tripes et boyaux sur l'herbe cramée par un été qui s'annonçait atroce, j'ai reposé mon regard sur le contenu du sac.

    A priori c'était une femme , âge indéterminé vu son état de décomposition accéléré par l'eau croupie.

    Bob l'éponge a gerbé lui aussi, puis il s'est remis a l'eau, et les plongeurs se sont mis a faire des allées retours dans l'eau , déposant a chaque tour leur gros sac noir.

    7....8....9....10.....11   et les plongeurs ont continué la fouille de la mare qui désormais était un lieux de crimes, un cimetière sanglant.

    J'avais ouvert tous les sacs avec bob l"éponge et chaque sac offrait son lot  d'atrocités,avec ce même rituel des corps coupés en deux.

    des femmes ,des femmes et des femmes, 11 femmes mortes depuis pas très longtemps .

    En quelques heures mon instinct de flicard avait ressurgi, j'étais aiguisé, hyper consciencieux, ,notant tout.  et quand la brigade scientifique est arrivée, j'avais déjà un rapport détaillé a leur remettre.

    et même si ils n'en ont rien eu a battre , le commissaire lui a paru très surpris .

    " allez vous reposer maintenant, ça a été une sacrée journée pour vous n'est ce pas,"  fit le commissaire

    Son élan de paternalisme m'a touché car lui aussi il avait du en voir des saloperies.

    C'est ainsi qu'avec l'équipe de plongeurs on est allé se boire un verre, ils n'avaient rien trouvé d'autres dans la mare, puis la nuit était presque tombée.

    ca m'a fait du bien de boire quelques bières, des guiness bien sur, on a pas parlé des sacs noir, on a juste bu , pis on s'est marré, on a parlé de cul, je crois que je m'étais fait des potes ou peut être est ce cette journée qui nous a rapprochés ? peu importe ce soir la ca m'a fait du bien.

    je me suis couché la gueule de bois ,mais me suis reveillé  frais comme un gardon, la petit xanax que je m'etais envoyé avait fait son chemin ,j'avais dormi comme une lope.

     le medecin legiste est venu me chercher pour le debut de l'autopsie , me tirant doucettement de mes pensées fliquesques.

    j'etais un enqueteur, et je n'eu aucun mal a agir de la sorte, j'etais pris dans une sorte d'engrenage, qui , meme a l'ecole de police reste une entité impalpable ,jusqu'au jour ou l'on plonge dedans ,comme un moustique pris dans un evier qui se debouche.. la tourmente d'une enquete, et ca me plaisait.

     le legiste a autopsié quatre corps se jour la, j'ai faillit defaillir plusieurs fois quand j'ai vu jaillir d'un ventre ouvert toute sorte de petits rongeurs d'eau,pour qui s'etait jour de festin.

    " allez prendre l'air si vous voulez,meme le plus agueri tombe dans les pommes un jour et j'ai pas envie de vous voir vous ecrouler et saloper tout mon travail" m'a dit le toubib.

    mais j'ai tenu bon .

    les corps autopsiés ce jour ont tous étés sexuellement abusés,la mort reste indéterminée mais probablement qu'elles ont été découpées vivantes avec ce qui pourrait etre une tronconneuse.

    j'ai retenu que ca du jargon pointu du medecin, et par la suite ,le rapport toxicologique a démontré qu'elles avaient été droguées avec du rohypnol en grande quantité. elles avaient toutes entre 18 et 23 ans, les 11 victimes.

    peu de pistes, rien d'exploitable au niveau de la marque du véhicule ,et encore moins au niveau de l'aspect physique du suspect qui avait été vu en train de jeter une des depouilles dans le petit etang.
    un mois après le début de l'enquête, le tâtonnement était général, on avais juste des cadavres, un bon paquet de cadavres même.

    puis le néant d'une enquête, le tueur n'avait pas refait surface depuis un bon mois.

    j'avais senti que cette journée serait toute autre que les précédentes, j'avais pris une cuite monumentale la veille au soir avec mon pote bob l'éponge ,qui comme moi était un pauvre mec au fond, il vivait seul, et se tenait a l'écart des femmes.

    on avais parlé de cul toute la soirée, faut dire que ça faisait déjà quelques mois que j'avais pas touché "la carcasse d'une pintade ". ça avait été notre expression de la soirée quand dans le bar la moindre des femelles passait a la vue de nos yeux lubriques: la pintade. putain elle nous manquait la pintade bordel.

    lui ça faisait deux ans qu'il n'avait pas touché une fille "consentante ".

    quand il m'a dit consentante j'ai failli relever le mot qui pour moi voulais dire qu'il s'était tapé des non consentantes non?

    bref j'avais pris mon xanax pour dormir, j'étais sous le stress depuis quelques jours, je sentais que plus rien ne tournait rond et que ça allait me tomber dessus comme ça, comme une volée de plomb dans le cul d'un pigeon voyageur.

    comment émerger quand on a pas envie de se lever? avec 4 cafés bien tassés... même pas.

    l'effervescence du bureau était retombée depuis belle lurette , la ville plutôt calme était redevenue plutôt calme, encore plus qu'avant faut bien l'avouer.

    ce jour la j'ai vu débouler bob l'éponge, que tout le service connaissait, il voulais absolument me parler.

    il semblait anxieux ,voir limite hyper anxieux.on avait convenu de se voir le soir chez moi.

    " écoute je sais que t'es sur mes traces, que je suis foutu , mais on est potes pas vrai?, jte jure j'ai déconné, jveux pas finir en taule le reste de mes jours, ( il pleurait a chaude larmes) ces filles jsais pas ce qui m'a pris..."

    je l'ai coupé net en me levant d'un bond de mon rocking chair ,j'étais face a lui ,dans mon salon .

    "euh attends, de quoi tu me parles la? "-j'ai fait

    pourtant j'avais très bien saisi toute la portée de sa déclaration .

     il chialait comme un fou , la morve au nez, pitoyable, pathétique.. tout le pathétisme du mec qui regrette ses actes, du moins en apparence.

    "ces filles les onze filles c'est moi, je sais que t'étais sur ma trace depuis le début" dit il en éclatant en sanglot .

     il se plantait littéralement, j'étais a mille millions de kilomètres de lui  , voire même a des années lumières d'avoir le moindre soupçon sur sa gueule. mais les faits étaient là, j'avais mon pote dans mon salon qui de surcroit était un tueur sadique.

    j'ai du faire le mauvais choix car au lieu de sortir mon arme de service, j'ai sorti un mouchoir pour qu'il éponge ses larmes.

    ce qu'il a fait.

    il m'a fait la confesse, dans les moindres détails ," putain le salaud il a du prendre son pied" a crié une petite voix dans ma tête , la voix du mec en manque de filles, la voix du mec qui a des envies sadiques tellement il a été démoli par les femmes. la voix que tout homme a en lui, celle du pervers sexuel.. de l'avide de sexe.

    Bob l'éponge a bien vu qu'il avait touché une partie de moi qui sommeillait , car il s'est attardé sur les détails qui prouvaient que ca avait été la grosse éclate de se farcir ces gonzesses.

    il a fait mouche plusieurs fois, même si je n'ai rien vraiment montré , il l'a deviné, il a deviné qu'en moi ,il y avait un peu de lui ,voire beaucoup de lui ,de cet homme qui passe à l'acte et se sert des filles comme il se servirait dans un supermarché au rayon barbaque.

    il venait d'ouvrir une fenêtre en moi,  une fenêtre qui me foutait les chocottes quelques chose de coriace même.

    j'avais toujours lu dans les bouquins de stephane bourgoin que les tueurs de ce style étaient de vrai manipulateurs, c'est peut être ça qui a fait que j'ai dégainé mon arme cette fois ci , et que je lui ai mis deux balles dans le buffet.

    il m'a regardé avec ses yeux larmoyant ,pleins d'étonnement avant de mourir, au final je ne saurai jamais  s'il voulait me manipuler ou pas. en une fraction de seconde j'ai choisi mon destin, celui qui m'a mener direct en case prison, sans toucher les 40 mille.

    un procès éclair pour une affaire banale a leur yeux,ils ont dit que j'avais eu une crise de folie, que j'ai inventé cette histoire, que Bob l'éponge était un flic exceptionnel,et qu'on s'étaient engueulé a cause d'une fille,"oui pas d'une fille, mais de onze filles votre honneur!". j'ai eu beau leur sortir toujours la même version avec toute la persuasion dont j'étais capable , je n'ai pas fait le poids, moi le flicard glandeur contre le vieux briscard j'ai pas eu l'ombre d'une chance.

    pas de preuves contre l'éponge, pas d'indices dans une enquête qui a toujours piétiné dans tous les sens du terme ,bref je me suis dis ,une fois le verdict tombé, dans le fourgon qui m'amenait vers ma prochaine demeure pour les 15 ans à venir, que peut-être mon pote voulait que ca se termine ainsi, que je mette fin à ses souffrances internes, peut etre aussi qu'il avait vraiment voulu m'attirer vers les chemins de la folie avec lui.

    j'aurais le temps d'y réfléchir, de pleurer a mon tour devant l'injustice et la manipulation de Bob l'éponge.

    mon avocate, une fille charmante, m'avait fait une déclaration sans équivoque, je lui plaisait, mais peut-être la aussi ,etait elle attiré par les mauvais garçons, a ca  encore j'aurais le temps d'y penser ,le fourgon venait d'arriver devant la prison ,et déjà ,on savait a l'intérieur ,qu'un flic était sur le point d'être incarcéré chez eux, et sans traitement de faveur.

    j'ai pris une grande respiration ,puis poings liés je suis entré dans ma nouvelle demeure.
    les eaux troubles c'est celles ou l'on se noie, et on se trouve la tête sous l'eau ,dans un tourbillon noirâtre,aveuglant.

    mon premier jour en prison, le jour de l'innocence perdu, le jour d'un innocent perdu je devrais dire.

    je me serais cru dans un film, avec un mec style sergent instructeur dans full metal jacket, nous a fais la "welcome" a l'américaine.

    un speech ultra vulgaire sur ce qu'il fallait faire en prison pour que ca se passe bien, et surtout sur ce qu'il ne fallait pas faire . en gros il ne fallait rien faire, je crois même que en prison il ne faut même pas respirer, non pas pour  ne pas déranger les gardiens ,mais surtout pour ne pas attirer l'attention sur soi de la part d'autres détenus.

    les nouveaux arrivant ,dont moi étions nus devant le gardien principal de la prison ,oui c'était bien comme dans un film, on etais a poils et lui nous gueulais dessus comme  ,peuvent le faire les sergents sur les bleu bites qui font leur classes a l'armé.

    ici la différence c'est  que je voyais l'envers du decors, j'etais parmi les voyous, dans l'enfer des durs a cuirs.

    j'ai eu le droit  a ma douche, je puais le bouc, et malgré une bonne douche l'odeur de sueur rance et de stupre qui regnais dans la prison s'impregnait a nouveau sur moi.

    j'en menais pas large, même si j'avais pas une tete de minet, j'avais les yeux rivé sur le sol avec pour unique but,etre conduis rapidement et le plus discretement possible dans ma cellule.

    j'ai été exaucé , dieu sait par quel miracle, le petit nouveau derrière moi , a lui etait pris pour cible  par les "anciens" , je l'ai litteralement senti chier dans son froc, depuis le debut il roulait des epaules, il jouait le caid ,mais il n'avais rien d'un dur ,on avait du lui dire que si il finissait au trou , qu'il fallait qu'il se la pete pour se faire respecter.

    en fait en prison c'est juste une attitude que prennent les anciens,qui eux ont surement du faire leur place avec leur poings, mais c'etait certainement pas bienvenu de la part d'un bleu.

    je l'ai laissé a son sort, pour de nouveau maudir le mien, car on m'avait presenté mes deux nouveaux "amis", deux petites teignes  dans mes ages ,qui se la petaient aux durs, et qui devaient fumer joints sur joints  pour passer leur temps ici bas.

    j'ai même pas chercher a retenir leur nom ,qui de toute façon étaient imprononçables .

    ils m'avaient laissé la plus mauvaise place de la cellule, mes draps "propres" avait du etre mis sur le mauvais lit car , pour moi j'avais des draps pisseux ,troués et degueulasses.

    j'avais le lit du dessus,c'est a dire la tete a un metre du plafond quand on etait allongé ,alors pas la peine de pensé a rester assis sur le lit c'etait impossible,de plus la chaleur suffocante de la cellule m'a fait tourner la tete aussitot.

    je suis resté la, peut etre cinq minutes sans bouger, les yeux dans la vague, je regardais personne en particulier.

    j'ai entendu comme venu de loin" hey trimar ,ici t'es chez nous a moi et mon pote,alors tu te fais petit sinon on te surine la gueule quand tu vas fermer les yeux"

    ils ont pris mes peu d'affaires personnelles que je tenais dans les mains, avant de me les rejeter a la gueule " on a deja ca, mais si on en a besoin on se servira chez toi ,trimar"

    je savais pas quoi dire, ni quoi faire, j'etais au plus bas de toute ma vie, l'enfer, mon enfer..

    le seul espace qui ne les gênais pas  etait ma couchette,je ne les voyais pas ,ils ne me voyaient pas,et malgré la chaleur insuportable et la soif qui me tenaillait, je n'ai pas bougé, jusqu'a la nuit.

    il faisait plus frais, les deux autres semblaient dormir,alors je suis descendu ,pour me rafraichir au robinet .

    j'etais torse nu et en calecon, je buvais a grande gorgée une eau fraiche, c'etait bon , le meilleur moment de la journee, boire une eau fraiche ,une eau qui fait tellement de bien qu'on oublie tout  et que ce moment devient une veritable source de plaisir.

    j'avais entendu les deux autres chuchoter toute la soirée sans vraiment chercher a écouter ,des conneries surement .

    alors que je finissais de me repaitre de l'eau fraiche, j'ai percu un mouvement juste derriere moi, et sans que le moindre de mes gestes de volte face ne puissent s'effectuer, je me suis retrouvé sur une chaise  une ceinture autour du cou, tellement serrée que ma tete devait etre cramoisie, sans parler du peu d'air que je reussissais a respirer.

    celui qui me faisait face a allumé la lumiere , il etait 3 heures du matin et il etait nu ,en erection.

    " toi le nouveau tu vas devenir notre pute, on est pas des pédales mais faut qu'on baises tu piges ,faut qu'on se fasse sucer et je suis certain que tu va bien nous sucer, toute facon ,trimar,t'as pas la choix, alors tu vas tout prendre dans ta gueule et apres mon pote tu va lui faire pareil"

    puis il a foutu sa bite devant mes yeux.

    j'ai tourné la tete,et une pluie de coup m'est tombée dessus,des claques, des coups de pieds, j'ai senti mon nez se casser, mon sang a coulé, toute facon ca servait a rien que je gueule, toute facon eux ils gueulaient de joie en me cassant la tete .

    toute la prison le savait ,toute la prison s'en foutait.

    j'ai pas vu un gardien apparaitre, et j'ai fini vers 4 heures 32 , il me semble du moins ce que j'ai cru lire sur sa montre,  par sucer le premier des deux , un gout de sang ,de sperme acide a envahie ma bouche en meme temps que mes larmes ont commencé a couler jusqu'a ma bouche elles aussi.

    ca a fini quand les deux ont étés satisfait, la pression autour de mon cou s'est relachées soudainement ,et je suis resté assis a pleurer, et pleurer encore, jusqu'a ce que ca les emmerdes, et ils m'ont foutu la tete sous l'eau, qui cette fois ci n'avais pas le meme gout .

    ils ont rempli le lavabo et m'ont plongé la tete dedans, de plus en plus longtemps.

     a un moment j'ai senti mon caleçon descendre ,pour tomber sur mes genou ,j'ai tenter de me débattre, mais je n'ai pas ressiter bien longtemps, ils etaient en train de me noyer.

    j'ai senti un coup sur ma nuque, et je me suis fais violer, puis ils m'ont tabassé a nouveau en me traitant de salope ,de sale pédé qui se laisse enculer.

    au petit matin j'etais dans un sale etat, je ne pouvais plus bouger du lit , ou j'etais remonté tans bien que mal.

    eux ils etaient encore en train de dormir.moi je n'etais plus rien

    juste ..plus rien

    ya pas de heros en prison ,pas de protecteurs , pas de protegés , pas de clint eastwood qui s'evade, rien .

    j'ai pas bouffé de la journée ,pas bu ,pas bougé, parfois je voyais une tete qui venait m'observer, alors je fermais les yeux , j'attendais que des bras me saisissent.

    mais rien, rien jusqu'au soir, puis ils ont recommencés, sans me tabasser cette fois ci.

    ils ont laissés mon corps immobile sur le sol.

    je ne dormais pas ,eux si .

    j'etais la pour longtemps.

    j'avais une ceinture autour du cou, ils m'avaient tenu en laisse toute la nuit ,comme on peux tenir un chien a ses pieds avec un collier étrangleur .

    peut etre qu'un jour la verité se ferait, qui sait..en fait je m'en foutais, il fallait me soulager alors j'ai decidé que cee matin la j'allais grossir les rangs des suicidés en prison


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  • la boite rouge et noir
     a peine  2 ans que je roulais ma bosse dans la peinture,et franchement j'avais jamais été aussi bas.

    plus un rond pour bouffer, des "amis clients" qui ,une fois le boulot effectué ne payaient que quand ils avaient le temps, et mon putain de bon coeur m'avait perdu.

    Plus rien  c'est ce que me disait le banquier..

    le gouffre quoi...

    bonjour les nuits blanches a surfer sur le net au lieu de pioncer afin de me remettre en selle, mais a quoi bon se refoutre sur la route,quand t'as plus de motivation ,ca va pas tomber du ciel   .

    puis une nuit je suis tombé sur un site, j'avais laché les sites de cul pour les sites d'enchères, quitte a etre saisie autant se faire plaisir avant.

    Mais ce site la été différent, il etait louche, limite bidon,yavait des bijoux a pas trop cher,et plein d'objets de valeur a refourguer,j'ai vite pigé que j'etais sur un site de gros chouraveurs et de revendeurs/ acheteurs.

    ca a germé dans ma tete pendant une semaine.

    Effectivement quand j'allais chez les clients, souvent absents je pouvait fouiner chez eux a mon aise, et leur piquer tout ce que je voulais.

    J'en ai vu des trucs parfois, ca allait du couple qui avait envie de baiser vite fait pendant que je refaisait leur cuisine,alors ils s'éclipsaient dans la chambre vingt minutes, mais leur petits rirent ne me laissaient aucun doutes sur ce qu'ils pouvaient bien foutre .  Ouais ca devait etre excitant de baiser pendant qu'une tierce personne repeignait leur appart juste a coté.

    ptetre meme qu'ils auraient aimé que je les retrouve.... qui sait.....

    j'ai même vu une vieille se foutre en slip devant moi afin de se faire une séance d'habillage,avec "'avis d'un homme" pour simple résultat.

      je pouvais piquer ce que je voulais,du petit en general,"bijou", il suffisait de fouiner un peu.

    j'ai donc commencer, vu que souvent ceux qui refont leur appart ,ont du pognon, a trifouiller vite fait dans les commodes, parmi les vieux slips de mémés et de pépés, et en général je trouvais toujours quelques chose.

    bouquins de cul,sextoys,du liquide, et je vous jure que le bon vieux truc du "sous le matelas" existe bel et bien.

    Une mine d'or?non! l'eldorado!!!

     du fric, du flouse,de l'oseille!

    j'ai donc piqué parsi parla des biftons de 50 dans une pile bien garni, juste ce qu'il faut pour pas etre découvert..

    l'ouverture des boites a bijoux devait se faire avec délicatesse, c'etait devenu un rituel, comme si une pyramide inexplorée s'offrait a moi. Alors j'accomplissais ce rituel comme une cérémonie et je piquais ,une bague, deux boucles d'oreilles,jamais plus

    Toute façon j'etais certain qu'ils ne servaient plus a personne ,mis a par au fait d'etre la, juste dans dans la boite, pour qu'ils puissent se dire:j'ai plein de bijoux .

    J'ai pas mal revendu via ce site, et le fric est rentré rapidement, au final je m'en foutais qu'ils me payent pour mon boulot,je me payait moi meme.

    Vous vous en doutez ,on deviens vite gourmand a ce petit jeu ,il en faut toujours plus et c'est la que le danger vous guette....

    bien sur je n'ai pas échappé a la règle, une fois j'ai chouraver plus que j'aurais du et le soir même ,mon téléphone a sonné, j'etais quasiment démasqué et j'ai du rapporter mon butin ,confondu d'excuses afin d'éviter la plainte.

    vieille salope va,comme si tu t'en servais de tes bijoux!!! 

    j'etais furieux contre elle mais surtout contre moi d'avoir déconné autant et d'etre passé tout pret de la correctionnelle.

    J'me suis donc calmé, et suis revenu vers des petites piquettes alimentaires.

    puis un soir j'ai bossé chez un médecin ,qui , gorgé de confiance en moi etait parti a paris une semaine en congrès,j'avais donc  libre accès chez lui ,toute la semaine.

    un soir j'etais bien claqué apres ma journée de taf ,je suis resté chez lui, un appartement plus que chicos,une déco ultra moderne, une tele dernier cri... bref tout le confort dont j'avais toujours révé.

    J'me suis pris un petit apéro avec un bon bourbon de derrière les fagots,j'ai pris de sa bouffe du congelo et me suis préparé un bon repas, j'etais comme chez moi.

    Ensuite je me suis installé dans son canapé devant la tele, mais c'est chiant la tele, alors j'ai cherché des dvd, je suis tombé sur un meubles rempli de dvd de cul, mais alors du cul en veux tu en voila, des grosses, des vieilles, des black, des pédés, du sm, il ne manquait plus que des films de culs avec des extraterrestres pour compléter la collection.

    Jsuis tombé sur des films de cul amateur limite style snuff movie,putain l'enculé il etait vraiment pervers ce fumier.

    Pour sa peine j'ai ouvert une bonne boutanche de pinot noir et j'ai du m'écrouler sur le tapis de la salle a manger ,car je me suis reveiller ,dans un etat pas piqué des anetons, la gueule cotonneuse et la gerbe au ventre.

    J'ai torché le taf le jour suivant, ce con devait  revenir dans deux jours, j'avais suffisamment de temps  pour fouiner son appart et dérober des bricoles.

    Je sui tombé sur un gros paquet de photos porno amateur, prise par ses soins avec de jeunes modèles,ce con etait obsédés par les jeux de miroirs et donc je pouvais voir sa trogne sur chaque photos qu'il avait pu prendre.

    depuis le premier jour il avait une boite qui tronait sur un de ses meubles derniers cris, impossible a ouvrir, je me suis acharné a découvrir comment l'ouvrir ,car sans serrure une boite ca s'ouvre logiquement avec un mécanisme sophistiqué ou pas.

    J'aurais pu piquer la boite entière ,vu sa beauté.

    Ornement chinois,rouge et noir, sertie de feuille d'or sans aucun doute .
    Je ne me souviens pas d'avoir trouvé le mécanisme de la boite, mais a priori il ne devait pas être trop complexe vu ma position actuelle.

    Dans le brouillard de mon esprit, je me souviens du nuage de fumée qui a jailli de ladite boite chinoise rouge et noire, puis après quelques toussotements, le trou noir ..

    Une pièce pleine de miroirs , je voyais ma gueule dans presque toutes les glaces , j'étais entravé sur une chaise par une paire de menottes,  nu comme un ver..

    Je me sentais encore hyper vaseux ,les effluves de cette poudre, étaient encore bien ancrées dans ma tête, j'avais le visage cramoisi, même pas envie de crier, la bite recroquevillée entre mes jambes, je voyais même mon petit bide tombant.

    "Réveille-toi connard" . Je me suis secoué sur la chaise jusqu'à ce que la porte s'ouvre, une porte "secrète"  dans cette pièce à miroirs.

    J'ai tout de suite reconnu le médecin, un petit sourire aux lèvres:

    - Alors on fouille monsieur Lerouesnier?"

    un filet de bave a giclé de ma lèvre inférieure qui pendait face a cette surprise.

    -euh,, jme ,euh oui je vous au chiqué un peu de bourbon ..... pis du vin ...! que je lui ai lâché ,la larme à l'œil..

    - Ce n'est pas de ça dont je veux parler, monsieur Lerouesnier,  on est tombé sur ma collection de photos et vidéos privée hein?

    - ....bah c'est a dire que j'ai un peu fouiné par-ci par-là.... vous avez de bon goûts.....monsieur, mais pas de quoi en faire un plat, ni m'attacher sur cette chaise a poil..

     Comme seule réponse a ma question, il a juste sorti un caméscope, puis s'est foutu a poil.

    - Vous savez ce que je fais aux petits cons comme vous hein ?  il m'a dit.

    - "euh si ça vous dérange pas je préfèrerais partir sans le savoir" ..

    Je le voyais s'avancer ,caméscope a la main et bite dressée en étendard.

    Il s'est approché pour me coller sa teub a ras du museau, une teub rasée de prés ,comme si il venait d'accomplir son rituel a lui avant de me foutre sa saucisse sous le nez.

    Mon cerveau s'est mis en "alerte rouge" , s'il me touche avec sa bite , je jure devant Dieu que je vais hurler jusqu'à m'en faire éclater la tête".

    Étant donné qu'il n'y a point de Dieu dans cette vie de misère, il a collé sa bite sur ma joue.

    "-petite salope de fouineuse ,jvais te mater moi .."

    Il avait le souffle haletant,  et avait pris la voix des pires tapettes que j'avais pu croiser dans toute mon existence, une vrai voix de folle tordue... une voix de gros pédé pervers sexuel, le style de mec a baiser avec un concombre dans le cul.

    Le génie que je suis a eu un éclair, un éclair vif, qui  a fait que ma tête dans un mouvement félin a réussi a choper sa bite , j'avais sa teub dans ma bouche, a pleine bouche même, bien serrée, amère, râpeuse et douce, les dents bien enfoncées,sans déchirer les chairs.

    La surprise lui fit lâcher le caméscope, je tenais sa bite dans ma bouche, son gland offert a la moindre morsure définitive sur sa virilité.

    "dé...ha.che moi" j'ai réussi a  articuler, la bave au menton.

    " oui oui " il n'avait plus sa voix de pédale en chaleur mais celle de la pédale effarouchée .

     "mais la clef est dans la poche de mon pantalon a terre ..la..."

    "avec ..on pied .ire dechu  ....onnard"

     Il devait avoir compris que je l'avais invité a tirer dessus avec son pied ce connard car c'est ce qu'il exécuta aussitôt.

    Mon calvaire touchait à sa fin.

    Je me voyais dans la glace , tenant un mec par la bite avec ma bouche,assis, menotté et à poil sur une chaise , super le tableau.

    Il était habile ce con car avec ses doigts de pieds il avait sorti la clef de la poche ,et la tenait dans une main à présent.

    Ce fut très bref,  j'ai vite eu  les mains libres, suffisamment libres pour lui foutre un terrible coup de poing dans les couilles.

    J'ai enfin craché sa bite ,pour lui passer les menottes à son tour, je l'avais couché pour un moment il me semble,

    son cul de pédé sur la chaise et mains dans le dos, hop chacun son tour ma fiottasse.

    ses bollocks avaient doublé de volume, pauvre con , il l'avait cherché après tout.

     " alors ça fait quoi de se retrouver le croupion sur une chaise hein?,"

     

    Le toubib avait repris sa voix de professionnel:" bon assez joué , veuillez m'excuser pour tout cela ,ce n'était qu'un jeu"

    "mon cul oui , c'est a moi de jouer maintenant connard"   J'avais un ton ferme et définitif.

    J'ai pris son caleçon et je le lui ai foutu dans la bouche. et j'ai piqué son caméscope.

    La bonne blague tu vas voir moi si je blague...

    j'ai retrouvé mes fringues dans un sac poubelle près de la porte d'entrée, comme quoi son jeu a lui c'était de faire un mauvais sort avec ma carcasse.

    Rien a foutre j'ai laissé ce con bâillonné sur sa chaise et j'ai fermé la porte de sa pièce secrète a double tour.

    Qu'il crève avec ses putains de perversions ce sadique.

    J'ai chopé un de ses sacs de sport et j'ai foutu ses dvds perso dedans ,sans oublier ses meilleures boutanches de bourbon et de pinards.

    Après être passé chez moi pour ranger ses bouteilles , je suis allé illico chez les flics afin de leur livrer mon histoire.

    Voila comment j'ai su que j'avais coincé  un tueur sadique .

    Belle prise en effet, sauf que sur certaines vidéos ils étaient deux à sévir sur les filles, à ce que m'a raconté un inspecteur.

    Plusieurs jours après j'étais à ma fenêtre à regarder la patrouille postée devant chez moi" haute protection d'un témoin"

    Il parait que c'est la procédure de routine.


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  • a l'ouest  de nulle part




    Putain quelle chaleur!! pas de balcon dans mon minuscule studio, juste deux fenêtres mal isolées, comme tout l'appart d'ailleurs.
    Il devait se tirer vers les 2 heures et demi du mat' et impossible de pioncer correctement ,j'étouffais comme une vache dans un camion a bestiaux en plein cagnard.
    J'étais à poil à ma fenêtre , je fumais mégot sur mégot depuis une bonne heure.
    Vue sur le centre ville ,enfin si je me penchais un peu, car sinon c'était vue sur les voisins de l'immeuble d'en face, a peine la largeur d'une rue.
    Une petite rue gorgée de poubelles qui attiraient les rats la nuit.
    Mais cette nuit là, même les rats devaient crever de chaud.
    La rue a fini par s'agiter 30 minutes avant que j'entame ma sixième clope.
    Le désert , la nuit , pas une loupiote dans l'immeuble en face.. dommage j'aurais aimé mater du nibards ce soir, peut importe si c'était du nibard de boudin!! la chaleur me foutait toujours en rut!! et j'aimais à penser que les meufs aussi ,se retrouvaient émoustillées par cette chaleur inhumaine.

    Je continuais a mater le vide total de la nuit d'été dans cette ville misérable quand mon attention fut attirée par des bruits de talons ,en bout de ruelle.
    J'avais depuis des lustres éteint les loupiotes pour pas me faire manger les couilles toute la nuit par les moustiques empaleurs des nuits chaudes.
    Je pouvais mater en toute discrétion.
    Une belle petite galinette déboulait tranquillement vers moi, elle n'avait pas levé les yeux vers le second étage ,donc no prob for me, matage a gogo.
    Bon y avait pas grand chose a voir c'était sombre, mais elle avait l'air bonne!!!
    La rue débouchait directement sur le centre ville donc ce petit raccourci ,fort fréquenté était toujours le bienvenu pour les fainéants.
    A peine était-elle passée sous ma fenêtre qu'une ombre lui sautait dessus, sans qu'elle n'ait pu ni eu le temps de pousser un cri.
    Moi par réflexe, comme si je venais de me faire choper en flagrant délit de je ne sais quoi, j'ai rentré la tête pour ne pas être vu.
    Je me suis assis sur mon lit et j'ai entendu des bruits de lutte, alors je me suis penché à nouveau ,trempé comme un sanglier haletant dans une battue.
    J'ai passé un œil, puis le reste de la tête , enfin le minimum, et j'ai vu une ombre noire, un mec habillé tout en noir avec un chapeau, de sorte que je n'ai pas vu sa putain de tête.
    J'ai pas bougé , ni gueulé ,ça a duré deux minutes maxi, peut-être plus car j'étais déconnecté ,comme dans un rêve.
    Le mec s'est relevé d'un bond, la fille sur lequel il était ne bougeait plus, et il a regardé vers moi et j'ai bondi sur mon lit dans un saut digne des plus grand félin d'Amazonie.
    Puis j'ai entendu des pas s'éloigner.
    Discrètement j'ai fermé la fenêtre, mille questions en tête avec pour seule réponse : aller voir!!
    descends putain de connard ,descends , il est parti ,descends putain si ça s'trouve la fille a besoin d'aide"
    jsuis pas descendu, j'ai pas dormi de la nuit, peut-être si, vers le petit matin, quand les gyrophares ont traversé ma chambre.
    Là je me suis levé d'un bond et j'ai ouvert ma fenêtre.
    Flics ,pompiers, passants, tout y était.
    Et on a frappé à ma porte, j'ai vite enfilé un calabar pour ouvrir
    y'avait un grand type qui me présenta illico sa carte d'inspecteur en déclinant son identité.
    Je l'ai fait entrer, puisqu'il le désirait. Ça devait puer le bouc chez moi mais bon il devait avoir l'habitude.
    "qu'est ce qui s'est passé?, j'ai lancé direct.
    " ya une jeune femme qui s'est fait tuer en bas de chez vous, vous avez vu ou entendu quelques chose,"
    putain il perdait pas de temps avec ses questions.
    J'avais pas 36 solutions devant moi
    1 je lui disait que oui j'ai quasiment tout vu
    2 j'ai rien vu
    3 j'ai rien vu mais entendu du bruit
    A la vitesse de l'éclair mon cerveau a fait le tour des options.

    J'avais été lâche hier, jsuis même pas descendu, même après l'agression, j'ai même pas téléphoné aux lardus donc option numéro 1 hors de question!

    Si je disais que j'avais rien vu ni entendu il n'allait pas me croire étant donné que la fenêtre était ouverte donc j'ai flashé pour l'option:
    -" Oui j'ai entendu du bruit, mais y'en a toute la nuit dans cette rue ,ça passe pas mal "
    -" Et vous vous êtes pas levé pour voir",?
    -" Non ,comme j'vous ai dis ya souvent du bruit, alors jvais pas passer mon temps à la fenêtre non plus, donc oui j'ai entendu un peu de bruit mais ya eu bien pire dans le coin"
    -" Des bruits de luttes ,quel sorte de bruits ??"
    -" Ben jsais pas ,moi, du bruit quoi, pas de cris en tous cas"
    j'ai tout de suite attiré son attention avec cette phrase
    -" Pas de cris vous êtes sûr?? vers quelle heure?
    -" Sûr et certain, j'ai entendu aucun cri , il devait être 2h et quelques ,jsais pas trop j'étais un peu dans le coltar vu la chaleur"
    -" Rien d'autre??
    -" Ben non a part du bruit, pas de cri, et vers 2h environ"
    Jsais pas pourquoi mais j'm'étais senti obligé de lui résumer mes déclarations.
    et il s'est barré, puis a frappé aux autres portes.
    malgré une nuit quasi blanche, la première nuit de mes vacances, putain ça commençait bien, j'ai fait le tour de la question de la nuit dernière.
    1 le mec qui a buté la fille sait que je l'ai vu
    2 il devait être là depuis un petit moment car je l'ai pas vu arriver dans l'allée, il devait donc se planquer dans la ruelle dans l'obscurité, donc si ça s'trouve il m'a observé pendant toute l'heure que j'ai passé a la fenêtre à smoker comme un pompier
    3 il sait ou j'habite!!!

    Putain il a pas eu peur le mec il a fait ça en sachant que j'allais le voir! et c'était moi qui flippais à sa place là, j'avais flingué personne et c'était moi qui flippais comme un malade.
    La nuit suivante ,j'ai pas mis le nez à la fenêtre et j'ai mis une chaise devant ma porte, batte de baseball collée au lit.
    Cette nuit là si j'avais mis le nez a la fenêtre j'aurais vu qu'il était là, à mater vers chez moi, oh pas longtemps , mais il s'est pointé dans la ruelle, peut-être pour renifler l'odeur du sang qu'il avait fait couler.
    Cette nuit là il est passé devant la scène de son crime et a fait un arrêt pour lever la tête vers ma fenêtre.
    J'ai rien vu de ça j'étais trop occupé a passer une seconde nuit blanche, dégoulinant comme une truite luisante hors de la flotte, mais je voulais absolument pas ouvrir cette putain de fenêtre.

    Le journal était clair et net" MEURTRE DANS LA RUE SAINTE ANNE"
    Il fallait que je l'achète ,ce fut mon seul tour dehors et à midi, heure de grande populasse dans la ville.
    C'était son troisième meurtre, les flicars n'avaient pas ébruité les deux premiers mais là, ça devenait une série.
    Je suintais, j'avais chaud, même à midi, je dégoulinais.
    J'ai fini de lire dans le hall de mon immeuble, devant ma boite aux lettres.
    Y avait une surprise dedans.
    Un petit paquet, taille de cd, un cd sûrement , étant donné que je faisais pas mal de commandes sur le net.
    C'était pas un cd, un bout de viande impossible a identifier.
    Jsuis monté gerber chez moi, le paquet toujours a la main.

    J'ai sauté sur la carte que le flic m'avait filé lors de sa visite et j'ai téléphoné.
    Quand le flic a passé ma porte, avec deux autres types, il m'a dit direct
    -" J'me doutais que tu me cachais un truc"
    -" Ah bon on se tutoie?"
    -" Ouais on est intime maintenant enfin tu dois l'être plus avec le mec qu'on cherche non? "
    Et là j'ai déballé direct ce que j'avais vu ce soir là, rouge de honte d'avoir trop flippé pour faire quelque chose.
    Et comme ya toujours deux solutions dans ces cas là, il me les a mises sous le nez.
    1 l'assassin va vouloir te faire disparaitre
    2 il a vu que tu étais une lopette et veut te faire flipper encore plus, sans en vouloir à ta peau, quoi qu'il en soit on va mettre une petite surveillance sur toi.

    -" c'est un morceau de vagin!" a dis un des mecs qui s'étaient pointés avec l'inspecteur.

     

    Quand les lardus sont repartis de mon appart ,il m'ont laissé une convocation,afin de faire une déposition en bonne et due forme,j'avais deux jours pour me présenter a mon cher inspecteur- " tu réfléchiras si des choses te reviennent en mémoire, petit trouillard, t'aurais téléphoné ,elle ne serait pas morte" ce fut la dernière phrase qu'il m'a lancé au visage avant de quitter mon misérable f1

    J'm'en foutais de sa déposition de merde, le seul truc qui me faisait flipper c'était ce malade qui avait mis son petit colis dans ma boite aux lettres. Lui putain il me foutait les boules a tel point que je me suis dis que je dormirais le jour et je veillerais la nuit, batte de base-ball en alu dans la main, même pour aller pisser, au cas ou il déciderait de défoncer ma porte et d'envoyer ad patres, le seul témoin de son crime commis la veille.

    C'est con mais j'ai pas dormi de la journée , ni de la nuit, mais à un moment ,la veille d'aller faire ma déposition en tant que témoin du meurtre, il est réapparu.. contre toute attente, défiant même les phrases définitives du flicar qui m'avait certifié que l'assassin ne revient jamais sur les lieux de son crime.

    Ben si connard ce soir là, à ma fenêtre ,le mégot à la main je l'ai vu, dans l'ombre comme la première nuit, il regardait vers ma fenêtre... depuis quand??..

    J'étais trop crevé pour être aux aguets , je ne distinguais toujours pas son visage, il était tout en noir un noir style satin, ça brillait un peu , il leva une de ses mains gantées pour attirer mon attention sur lui, il n'avait pas à se donner tout ce mal,car mes yeux cramés par la clope ne réussissaient pas à se défaire de sa silhouette.

    Il a retiré un gant puis a porté un doigt sur sa gorge ,du style jvais te la trancher la tienne.

    Ma main à moi n'était pas resté inactive malgré que le reste de mon corps soit incapable du moindre geste. J'avais pris mon téléphone portable et décliqué l'objectif afin qu'il se mette en mode photo, j'ai sélectionné le mode rafale ,  et je lui ai mitraillé la gueule

    Il n'a pas bronché pendant que je lui tirais le portrait, je me suis même penché de ma fenêtre zoom a fond pour mieux le voir et j'ai remis  une rafale ... rien il ne bougeait pas, il posait presque j'aurais cru.

    J'ai mis le mode vidéo, zoom a fond sur sa gueule dans l'ombre et j'ai filmé, deux minutes.. trois minutes... rien il ne bougeait pas

    "vas-y, avance, que je vois ta gueule" j'ai crié

    et il a avancé et j'ai vu sa gueule, en pleine lumière..

    C'était moi, enfin l'image de moi, celle que je pouvais avoir dans imagination ,celle qui me disait que je devais ressembler à ça.

    "ho putain" j'ai lâché, et jme suis jeté en arrière .

    J'ai réveillé le flicar ,qui a déboulé direct chez moi et je lui ai fait voir, j'en pissais presque dans mon  falsar de lui montrer mais il le fallait car soit j'étais dingue soit y'avait une explication.

    "comment je peux me filmer en tenant mon téléphone et être en bas en même temps hein??"

    Le flic a répondu " t'es sûr que tu me joues pas un plan avec un de tes potes là, car personne me prouve que c'est toi qui tiens le téléphone non?,"

    A ce moment là j'ai du avoir la tête du coupable innocent car il  m'a pris le téléphone des mains  pour regarder a nouveau la vidéo.

    Le flic a dit: " moi jte vois là, dans ton appart et jpeux te confirmer que c'est pas toi en bas, le visage est différent et il n'a pas ta petite barbe de pédale" et il a éclaté de rire.. "sauf si la tienne repousse en 15 minutes de 5 centimètres" il a accompagné ses paroles d'un geste, il a tiré sur ma barbe pour confirmé que c'était bien une vraie.

    " T'as un frère??"

    " Non jsuis seul  , enfin j'ai pas de famille" je lui ai sorti et "jvous jure que ya aucun plan,   le mec il était là et il me ressemble"

    " Tous les putains de chauves qui se rasent la tête se ressemblent, tu crois pas ?"

    " Oui c'est vrai  " j'ai fini par lui dire

    Il savait tout, et il s'est barré comme ça, il était 1 h 50 du matin et je suais comme un porc vietnamien grillant au soleil.

    1h52  on a frappé à la porte, j'ai maté par la fenêtre et la charrette du flic était toujours en bas, il devait avoir eu une idée subite à me proposer.

    J'ai ouvert et je suis tombé nez a nez avec la tête de l'inspecteur, et juste la tête, car il n'y avait pas le reste du corps ,que dalle, juste sa putain de tête et une main gantée de noir qui la tenait.

    Je suis tombé sur le cul, comme un saucisson ligoté, plus de jambes, plus rien, et le type qui ne me ressemblait plus du tout de prés a lâché la tête, elle est tombée ,pleine de bave et de sang entre mes jambes.

    "J'ai ..j'ai rien fait jvous jure...j'ai rien vu même...."

    "Tu vas mourir ce soir "il m'a dit d'une voix douce, trop calme , limite sifflante comme une balle de 22.

    Il a sorti un couteau aussi brillant qu'un rasoir, d'ailleurs il devait couper comme un rasoir, et mes jambes à cet instant ont retrouvé leur vigueur et je me suis enfermé dans les chiottes, sans réfléchir ,car dans les sales films ils réfléchissent trop ,j'ai ouvert  la fenêtre et je me suis hissé pour sortir.

    Souvent je me disais quand je fumais un joint dans les chiottes  que je me ferais bien bronzer sur le petit toit qui surplombait ma fenêtre de chiottes, ben là ça allait être chose faite, je me suis agrippé comme un greffier pour ne pas tomber 10 mètres plus bas et ma souplesse légendaire a fait le reste en deux coups de cuillère a pot je me suis retrouvé sur le petit toit qui surplombait mes chiottes.

    et maintenant??

    J'ai entendu  ma porte de chiottar claquer, c'était suffisant pour que je me magne de trouver une solution il allait prendre le même chemin que moi pour me trucider.

    Si je saute je peux atteindre la gouttière et me laisser glisser jusqu'en bas, sauf que je peux me casser la gueule et qu'il peux descendre plus vite que moi .. par les marches...

    je l'ai vu passer la tête pour me localiser, ce type était moins souple que moi, il fallait que je tente ma chance en sautant au dernier moment , il fallait que je le laisse venir sur mon petit toit  et que je saute, la suite on verrait bien, j'avais le choix entre le couteau dans le bide ou m'écraser 10 mètres plus bas.

    j'ai choisi la chute, sauf que je suis pas tombé, j'ai sauté et je me suis agrippé comme prévu et me suis laissé glisser jusqu'en bas.

    et une fois en bas ,je vous le donne en mille, .. je suis arrivé sain et sauf, le froc déchiré mais ,rien d'autre que quelques égratignures.

    J'aurais dû user de cette ruse à chaque fois que mon voisin casse couille du dessous venait taper l'incruste chez moi, mais bon ,faut vraiment des cas extrêmes pour agir de façon extrême.

    J'ai vu la tête incrédule du type ,chez moi,il n'avait pas passé la fenêtre que j'étais déjà sur le plancher des vaches.

    Quitte a être rusé ,quand je l'ai vu repasser dans l'appart, je ne me suis pas barré en courant dans la rue, je me suis juste planqué dans le local poubelle de l'immeuble.

    "allez ducon, vire ta carcasse de l'appart, dégage de chez moi tueur de mes deux"

    Rien ...pas de bruit de pas dans les marches, que dalle, putain qu'est ce qu'il pouvait bien foutre dans mon appart à part me chouraver mes cds et dvds, j'ai rien moi, jsuis un pauvre mec qui a juste assisté à un crime...

    Au bout d'une demi heure, j'ai encore eu deux choix devant moi. c'est dingue comme la vie se résume parfois à deux choix possibles, le bon ,le mauvais, ou alors le mauvais et le très mauvais et vice versa.

    Donc soit je remonte chez moi, soit je galope dans la rue, mais.. oui, mais ,et s'il est passé par la fenêtre et me guette dans un coin.... et si .. et si ( tiens ça me rappelle quelqu'un ça..)

    La boucle bouclée je me suis dis que je m'étais piégé moi-même comme un vieux sanglier en fin de vie face aux phares d'un 4x4 lancé a toute vitesse.

    Coincé dans le local poubelles qui sentait l'infection et dans lequel se trouvait mes sac d'ordures même pas triés, les seuls de l'immeuble bien sur.. j'ai décidé d'entrouvrir la porte ,et prendre une bouffé d'air pur ,sans effluves nauséabonds.

    Personne.....

    Sans réfléchir, comme si je venais de balancer mon sac poubelle, j'ai pris le chemin de l'appart ,doucement ,lentement sans haleter comme un bestio mourant .

    Toujours personne.....

    La porte de mon appart était fermée, aie, pas facile de voir si le type était encore dedans .

    j'ai ouvert à la volée, dégommant un cadre inutile qui se  trouvait derrière la lourde, pas la peine de s'attarder devant les dégâts.j'ai enjambé la tête  du lardu, du sang partout, pas de traces de pas à par les miennes

     

    J'ai vite chopé ma batte de base-ball en alu, je savais pas m'en servir mais bon c'était mieux que rien.

    personne, toujours et encore personne... appart vide..

    j'ai fermé a double tour ,fenêtres et portes,  rien sous le lit, aucunes autres planques.

    "putain mais il était où ce con?,"

    J'ai donc téléphoné aux flics, ils ont vu les restes de leur collègue, toujours sans trace du reste du corps, enfin du corps entier.

    Panique générale, branle bas de combat, sauve qui peut, ça a commencé  grouiller dans l'immeuble, j'étais l'innocent idéal, on prenait soin de moi ,car une fille qui se fait flinguer c'est rien mais un flic, attention. Là j'ai rencontré le préfet, et toute la smala de gros bonnets du coin, admirant mon courage, et me promettant même un taf super.

    bande de pines ,je suis claqué et je veux dormir.

    on m'a donc mis sous haute surveillance dans un hôtel, un hôtel très spécial car apparemment et de source sûre, il y avait un peintre  dans l'appart à côté, pour qui ,pour quoi je sais pas pis j'men fout ,il était lui aussi sous haute surveillance, bientôt a nous deux on monopoliserais un régiment de flics ,rien que pour notre protection.

    Rien à foute, j'étais un tique de l'état, et je comptais le rester, j'ai donc bouffé comme un porc, bu comme un trou,et dormi comme un vieux écroulé dans sa pisse en plein hospice.

    J'avais jamais été aussi frais quand je me suis réveillé sur mon lit .....d'hôpital.

    Trois jours de coma il parait, il parait même que le carnage qu'avait fait le tueur dans "l'hôtel  des témoins" était sans précédent dans l'histoire de la police.

    Ben quant à moi j'étais vivant, une grosse bande autour de la tête, des balafres sur le corps, enfin des inscriptions plus ou moins lisibles..des mots bizarres, inconnus au bataillon.

    Personne n'a su ce qui s'était vraiment passé cette nuit là.

    Le peintre était mort, au moins 5 flics avec, cette nuit la fut baptisé "la nuit où courut le diable"

    un carnage qui a fait les gros titres pendant des semaines.

    Je n'apparaissais nulle part , d'ailleurs laissé pour mort par le tueur, je ne devais être nulle part, plus de trace de moi ,ni de lui d'ailleurs.

    Puis je suis retourné vivre après quelques temps, dans mon appart, et comme le tueur on était .. a l'ouest de nulle part..


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  • nuit noire a  fatouville
    deja 20h40 et comme  a son habitude amelie etait en retard, son metier lui prenait toute sa vie et malgres cela ,elle avait du mal a joindre les deux bout en fin de mois.

     son amie qui l'avait invitée ,n'allais lui tenir rigueur de son retard.. une habitude pour ses proches, et comme ils disanent toujours" c'est pour ca qu'on t'aime ma petite amelie"

    la touche finale a son maquillage se ferait dans sa voiture , amelie ne se sentait pas d'humeur a battre son record de retard ce soir, quarante cinq minutes c'etait deja pas mal.

     la musique a fond dans son utilitaire: amy mac donald ca ,lui donnait toujours un regain de peche ,malgres cette fin de semaine epuisante.

    beaucoup de problemes sur les chantiers, le banquier qui l'appelait sans cesse, et ce maudit fric qui ne voulait pas rentrer, les caisses etaient vides ,mais sa bonne humeur intacte.

    la campagne lui faisait toujours du bien ,elle aimait conduire, de nuit comme de jour.

    amy macdonald en etait a son morcau prefere, a elle et a celui de son cheri qui n'avait pas pu venir ce soir, cloué au lit, par la gastro, "c'est de saison " elle se disait.

    une belle histoire d'amour pour elle qui commençait, un beau couple qui ne faisait que des envieux .

    une peu tete en l'air amelie avait oublier de prendre l'adresse exact de sa copine, mais il n'etait plus temps de faire chemin inverse, elle l'appelerait une fois arrivée a fatouville.

    des yeux brillants traversaient la route parfois devant elle, des lapins en chasse, d'autres l'observaient  en retrait dans les arbres.

    c'est toujours inquietant de traverser la campgne de nuit, a chaque instant pouvait surgir une biche ou pire un gos blaireau qui ne ferait qu'un bouché du pare choc de la voiture qui le percuterait.

    peu importe elle roulait prudemment comme d'habitude .

    fatouville 5 kilometres ,le panneaux crasseux de boue projeté par les voitures etait a peine lisible mais suffisament dechiffable pour se dire que dans 10 minutes,elle mettrait sa voiture sur le bas coté et telephonerais a sa copine qui devait commencait a s'impatienter.

     un petit patelin paumé en cambrousse, une maison de campagne tout les kilometres, voila a quoi se resumait fatouville.

    amelie touva une petite excroissance sur le coté de la route pour se garer et passer son coup de fil.

    elle avait fait bien attention a ne pas trop quitter la route pour ne pas s'engager hors bitume ,sur un sol gorgé d'eau et de boue. sinon fin de la soirée garanti en ces lieux meme ,et des heures assurées pour tenter de se désembourber.

    elle empoigna son sac a main pour en sortir son téléphone portable.. pas de reseau, son cerveau se mit a tourner rapidement afin de choisir la solution la plus appropriée .

    de toute evidence il lui faudrait rebrousser chemin pour trouver un reseau et telephoner a sa copine.

     mais faire demi tour sur cette minuscule route etait surement la meilleur solution pour tomber dans une orniere et rester planter toute la nuit,et ainsi se faire maudire a jamais du lapin posé a sa copine.

    amelie opta donc pour l'option numero deux :'s'enfoncer un peu plus en avant .

    elle enclencha la première a la recherche d'un élargissement de chaussée.

    "fatouville bordel de fatouville ,route de merde et en plus il commence a pleuvoir severe la" maugrea t elle.

     effectivement une pluie diluvienne commenca a s'abattre sur sa voiture, reduisant la visibilité a neant.

    "deuxiement lente ,pas le choix  ,faut que je fasse demi tour,j'ai du louper  un croisement avec cette flotte, bordel fait chier"

    d'un geste nerveux elle coupa sèchement la radio ,faisant taire par la même amy macdonald qui de toute facon avait deja chanté ses meilleurs morceaux .

    de la lumiere au loin attira son attention, sur la route visiblement.

    elle allait enfin voir une ame vivante qui lui indiquerait le bon chemin pour fatouville ,qu'elle avait surement du quitter depuis des lustres.

    la pluie avait perdu de l'intensité et elle passa le troisieme,  pour ralentir de plus belle.

    au beau milieu de la route une voiture bloquait le passage, toutes portières ouvertes .le coeur d'amelie se mit a battre nerveusement , comme celui de n'importe qu'elle personne qui arriverais sur les lieux d'un accident.

    de toute évidence , il s'etait passé quelques chose ici, les portieres avant et arrieres etaient ouvertes en grand, la pluie battante s'engourffrait en grand eau dans l'habitacle.

    la lumiere des phares de sa voiture etait suffisant pour glacer le sang devant une telle scene en pleine nuit ,et de plus en pleine campagne.

    malgré cela amelie entreprit de sortir de la voiture, faut dire que son ame genereuse , toujours prete a aider, prenait souvent le dessus dans les situation delicates.

    elle s'approcha de la voiture, une 306 break blanche ,une musique assez nerveuse s'échappait de l'autoradio ,visiblement il n'y avait personne a l'interieur, elle engagea un rapide coup d'oeil dans l'habitacle et son sang se glacea ,immediatement , les sieges, avant comme arrieres etaient lacerées ,en charpi,de toute evidence, c'etait plus que louche.

    "ce patelin de pecor, puait les emmerdes a plein nez"

    un furtif coup d'oeil a gauche et a droite sous la pluie qui redoublait,afin de s'assurait que tout ceci n'etait pas une mauvaise blague des jeunot du coin.

    personne en vue, pas vraiment moyen de faire demi tour..

    elle s'enferma dans sa voiture ,et s'empressa de faire une tentative pour capter un hypothétique réseau..en vain.

     ses mains gelées et humide ,n'avait pas vraiment d'emprise sur le portable, et il fini par tomber au sol entre son siege et son sac a main.

    "putain faire chier, je rentre, jme barre de ce pays de plouc consanguins"!

    elle pencha la tete pour ratraper son telephone .

    a peine avait 'elle quitter la route des yeux pour plonger son regard vers son siège ,qu'un choc assourdissant secoua sa voiture violement.

    elle poussa un cri d'effroi n'osant pas vraiment relever la tete pour voir ce qui venait de percuter sa voiture.

    dans un effort surhumain ,le coeur haletant, le souffle court et parcouru d'une sueur acide le long du dos, elle se redressa .

    son pare brise etait fissuré de part et d'autres, , rongé par une toile d'araignée immense.

    pire que ca , un corps gisait en travers de sa voiture, la pluie battante rougissait ce mille feuille affroyable.

     

     les jambes cotonneuses, amelie ,tans bien que mal a ouvert sa portiere.

    une partie de son cerveau lui hurlait de partir ,d'enclancher la marche arriere et de reculer sans se retourner.

    mais elle s'imaginait mal arriver en ville avec un cadavre  sur le capot de sa voiture, en guise de moustique geant.

    il lui fallait sortir,ne serait ce pour deplacer le corps,car il n'etait pas question pour elle de rester une minute de plus sur les lieux.

    les films d'horreur s'etait pas son truc,mais alors pas du tout.

    son petit ami lui etait un grand fan de ce genre de connerie mais ,elle pas question ,et apres cette soirée la ,encore moins.

    dommage qu'il n'ai pas été la d'ailleur ,il aurait ete lui aussi degouter de ses foutu films.

    la pluie s'etait considerablement calmée, comme si elle lui laissait du repit pour ne pas gacher la scene macabre qui s'offrait a ses yeux .

    un type plutot jeune,la chevelure rougit par un sang abondant,les vetements dechirés ,gisait la sur le capot de sa voiture.

    "hey monsieur", hey monsieur ca va,"

    tu parle si ca va , il est mort oui, il est mort et je lui demande si ca va"

    bordel!

    lentement elle avanca ses mains pour attraper le jeune type et le mette par terre, il glissa sans peine et d'un bruit mat ,son corps heurta le sol .

    " ho putain il est vraiment mort".

    derrière elle sa voiture se mit a tousser ,pour finalement caler.

     le jeune homme etait plein de sang,mais amelie ne voulais pas savoir d'ou tout ce sang pouvit bien venir , ni meme comment il etait venu. elle voulait partir, remonter dans sa voiture et rentrer en ville , retrouver ses cheres emmerdes qui d'un coup lui paraissaient ,bien moins importante.

    ho gentil banquier qui me harcele toute" la journee, pourquoi ne veux tu pas me passer un coup de fil maintenant, que je te raconte dans qu'elle merde je suis, pourquoi ce telephone qui ne cesse de me faire chier ne veux pas sonner a cet instant precis??

    elle avait du sang plein les chaussures, ses chaussures blanches que son copain  détestait tans, ses "chaussures de mac polonais" comme il disait.

    elles etaient foutue a present.

    a grandes enjambées ,elle regagna sa voiture ,désormais silencieuse, la tete pleine de prieres de toutes sortes ,afin que le moteur se fasse entendre a nouveau .

    un tour de clef ,tout en fermant la porte et en appuyant sur le bouton fermeture centralisé .

    rien ... le moteur ne se fit pas entendre.

    dernière prière ,et second coup de clef.

    le moteur ,ronronna,au quart de tour, elle péta deux mega coups d'accélérateur , signe de victoire de l'homme sur la machine.

     la main farfouillant le levier de vitesse amelie a enclenché la marche arriére  la charette n'a pas voulu avancer d'une once.

    "bordel tire le frein a main connasse " se mit elle a hurler.

    et la voiture s'est mise a partir  d'un coup sec pour finir sa course deux seconde plus tard ,dans une ornière giclante de boue .

    sans le moindre mot sur la situation elle s'est ejecté de la voiture afin de voir  l'etendu de l'enlisement.

    et sans faire attention ,elle fut accueillit par une flaque  impressionnante de profondeur, ce qui eu pour effet de reduire a neant et irremediablement ses pompes de mac polonais et de detremper ses mollets  fraichement epilés.

    la roue arriere gauche etait dans l'eau jusqu'a mi jante.de quoi desesperer plus d'un.

    mais pas elle ,qui avait l'habitude de se battre jusqu'au bout et un idée  se mit a germer instantanement dans son esprit.

    dans sa camionnette il y a avait son escabeau et mis derriere la roue ca ne pourrait que faire redemarrer le bestio.

    elle gicla jusque dans son coffre afin d'en extirper ce précieux objet qui tronais parmi son bordel.

    une petite clope s'imposait, le megot en bouche a deux metres d'un cadavre fallait le faire "mais une grosse fumeuse ne se refait pas monsieur le procureur " plaida 't 'elle dans sa tete.

    a peine deux taffes plus tard qu'un choc sourd fit bouger la camionnette, ca venait du toit comme si...comme si un autre cadavre venait de s'ecraser dessus.

     amelie gicla une nouvelle fois de sa voiture et tomba nez a nez avec un corps nu de femme qui pendait du toit de sa charette.

    un corps déchiqueté,poisseux de sang noirâtre et dégageant une sale odeur ocre .

    une femme jeune de toute evidence.

    son regard fut attiré vers le haut d'un arbre, clope pendant au bec et completement etteinte par la flotte qui lui tombait dessus, amelie tira machinalement sur le corps de la fille, son regard venait d'entrevoir une ombre qui sautait de branche en branche, juste une ombre.

    le corps de la femme nue tomba terre en pleine flaque, libérant ainsi le toit de la camionnette .

    "ya un truc dans l'arbre, se dit elle en tirant sur le megot détrempé,qui ne lui envoya qu'une gorge de nicotine sur la langue au lieu d'un nuage de fumé.

    tel un cowboy chiquant sont tabac, elle recracha le magma infecte, puis se jeta sur l'escabeau .

    pas la peine de moisir ici ,sinon son tour viendrait a elle aussi.

    un tas de bordel tomba hors du vehicule quand elle tira de toute ses forces pour faire sortir l'objet qui allait la sauver de ce petrin que personne ne croirait.

    une fois l'escabeau calé, et sans perdre des yeux une seconde la forme qui se promenait dans l'arbre au dessus de sa tête,amelie redemarra le moteur et enclancha la marche arriere.

    "comme une lettre a la poste bordel de dieu, je suis sorti de ce merdier comme une lettre a la poste" hurla t'elle en signe de victoire.

    plein phares, et demi tour droite,la voiture s'apprêter a tailler la route inverse a toute birzingue .

    la voiture se mit a tanguer mais tanguer,l'ombre etait indiscernable mais c'est elle qui faisait bouger la voiture, et ca bougeait, puis tout et devenu flou,cotonneux, les sons venaient de loin:

    "amelie ,amelie ho  ,reveille toi"..

    "hein ,quoi ",amelie a enfin ouvert les yeux pour voir son amie qui la secouait en hurlant qu'il fallait aller bosser

    "mais il n'a rien ton escabeau, tu hurlais que ton escabeau etait foutu dans une flaque d'eau , t 'as du faire un drole de reve toi" dit son amie

    maintenant elle etait bien reveillée et tout le reve lui est revenu d'un coup, elle allait retrouver le bordel dans sa voiture,son cher banquier allait encore lui tel aujourdhui, et putain la vie etait belle, c'etait qu'un cauchemar.


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