• les eaux troubles

    eaux troubles


    A la base quand j'ai commencé dans le métier, je me voyais derrière un bureau, le cul collé a une chaise a taper des rapports de police. et comme toujours dans tout ce que j'ai bien pu vouloir dans la vie ,ça ne s'était pas franchement passé aussi simplement.

    Pas d'ambitions, un gros poil dans la main ,des horaires fixes, bien au chaud dans un bureau , loin de tout chef qui pourrait me casser les burnes.

    Pour une fois j'étais dehors à attendre le début d'une autopsie ,enfin pour la première fois de la journée, car depuis deux semaines j'étais sur les dents comme on dit dans la criminelle. j'ai vite retracé dans mon esprit les derniers évènements.

    Allez savoir pourquoi , on avait décidé en haut lieu que j'avais assez glandé au chaud , et on avait du s'apercevoir que ce bureau la, le mien en l'occurrence, était  occupé depuis plusieurs mois.

    Pourtant j'avais fait le maximum pour être l'homme invisible de la division.

    Un beau matin le grand chefton s'était pointé ,ouvrant ma porte a la volée, me tirant d'une torpeur certaine.

    "hey vous ça fait des mois que je vous observe , j'aurais cru qu'un petit gars motivé comme vous se serait foutu aux premières loges sur les enquêtes !!! alors je vais vous dire un petit truc : c'est fini les planques bien au chaud dans votre plumard!!!! a partir de cette seconde vous ne dormirez plus tant que je ne vous en aurais pas donné l'ordre!!! voici une enquête"...

    Il m'a balancé un dossier peu épais au milieu de mon bureau quasi imberbe du moindre papelard. puis il a fait face a la porte, prêt a la claquer dans l'autre sens.. au dernier moment comme piqué par je ne sais quelle bestiole, il s'est tourné pour me dire d'une voix plus douce. " euh c'est quoi votre nom?"

    "ben euh , Flerchard , monsieur le commissaire" j'ai dis timidement.

    il s'est mis a rire " allez au taf Fléchard"

    J'étais persuadé qu'il avait dit flemmard.

    Le dossier m'avait paru insignifiant vu sa maigreur, je ne l'avais ouvert qu'une bonne heure et demi plus tard.

    " pour résumer, un type louche dans un break indéterminé avait été aperçu  jetant un long sac de toile dans une grande mare, ce qui aurait pu faire penser a un corps,selon le témoin de la scène" 

    J'avais rendez vous a 17h , ce jour même, avec l'équipe de plongeurs de la brigade.

    Une fois sur les lieux, sous un soleil écoeurant d'été, tellement il tapait fort sur le cailloux une équipe hilare m'attendait.

    J'avais toujours détesté cette période de l'année et je crois que ce jour ferait date dans ma haine du soleil.

    De brèves présentations avec les gars de la plonge, qui eux se marraient a pleines dents je sais pas pourquoi, tout le long du petit entretien que j'avais eu avec "bob l'eponge" c'est comme ca qu'on surnommait leur supérieur, afin de lui faire un petit topo de la situation.

    J'étais prêt a me foutre a l'ombre sous un arbre quand ce  bob l'éponge ma tendu une combinaison de plongée en me disant" ordre de votre commissaire inspecteur flechard"

    J'ai dû tirer une tête pas possible car la petite équipe a éclaté de rire, pire encore quand j'ai eu les couilles moulées dans la combi, parfaitement pas a ma taille.

    " petit bizutage inspecteur !!!"

    "oui oui ,comme vous dites  mon cher bob" et je suis parti dans un éclat de rire moi aussi, après tout , j'avais toujours rêvé de faire de la plongée dans un étang boueux , garni de cadres de mobylette en guise d'algue marine.

    " la plongée c'était mon dada avant, donc pas la peine de m'en dire plus, les mecs, ça sera vite torché et bien emballé dans du papier allu" ai je lancé, tout sourire devant.

    et la plongée commença dans la vase puante ,encore plus en plein été.

    La combi me déchirait littéralement le corps , mais de bonne grâce et parce que j'étais cool que je me suis plié a leur petit bizutage, et ma foi ,faut bien dire que j'étais pas le dernier pour la grosse déconnade.. quand je glandais pas.

    Toutes lampes torches dehors a éclairer un sol  vaseux, nous sommes vite tombés sur ce que nous cherchions, enfin si je puis dire, car des gros sacs noirs en toile, il n' y en avait pas qu'un, mais une bonne dizaine, peut-être même plus ,car malgré la petite taille de la mare, il y avait de quoi en balancer, des sacs.

    Au hasard avec bob l'éponge on en a remonté un,  persuadés qu'on allait trouver un paquet de clébards morts, voire des carcasses de sangliers abattus hors période de chasse.

    J'aurais vraiment bien aimé dégueuler tripes et boyaux devant la carcasse gonflée et putréfiée d'un sanglier, hélas et comme d'hab ça ne s'est pas passé comme j'aurais bien voulu.

    avec "l'éponge" on a pas chercher a ouvrir le sac proprement , on la éventré avec un couteau et aussitôt , une odeur immonde nous a sauté aux narines,tout comme la vue d'un cadavre coupé en deux nous a sauté aux yeux.

    Une fois mes tripes et boyaux sur l'herbe cramée par un été qui s'annonçait atroce, j'ai reposé mon regard sur le contenu du sac.

    A priori c'était une femme , âge indéterminé vu son état de décomposition accéléré par l'eau croupie.

    Bob l'éponge a gerbé lui aussi, puis il s'est remis a l'eau, et les plongeurs se sont mis a faire des allées retours dans l'eau , déposant a chaque tour leur gros sac noir.

    7....8....9....10.....11   et les plongeurs ont continué la fouille de la mare qui désormais était un lieux de crimes, un cimetière sanglant.

    J'avais ouvert tous les sacs avec bob l"éponge et chaque sac offrait son lot  d'atrocités,avec ce même rituel des corps coupés en deux.

    des femmes ,des femmes et des femmes, 11 femmes mortes depuis pas très longtemps .

    En quelques heures mon instinct de flicard avait ressurgi, j'étais aiguisé, hyper consciencieux, ,notant tout.  et quand la brigade scientifique est arrivée, j'avais déjà un rapport détaillé a leur remettre.

    et même si ils n'en ont rien eu a battre , le commissaire lui a paru très surpris .

    " allez vous reposer maintenant, ça a été une sacrée journée pour vous n'est ce pas,"  fit le commissaire

    Son élan de paternalisme m'a touché car lui aussi il avait du en voir des saloperies.

    C'est ainsi qu'avec l'équipe de plongeurs on est allé se boire un verre, ils n'avaient rien trouvé d'autres dans la mare, puis la nuit était presque tombée.

    ca m'a fait du bien de boire quelques bières, des guiness bien sur, on a pas parlé des sacs noir, on a juste bu , pis on s'est marré, on a parlé de cul, je crois que je m'étais fait des potes ou peut être est ce cette journée qui nous a rapprochés ? peu importe ce soir la ca m'a fait du bien.

    je me suis couché la gueule de bois ,mais me suis reveillé  frais comme un gardon, la petit xanax que je m'etais envoyé avait fait son chemin ,j'avais dormi comme une lope.

     le medecin legiste est venu me chercher pour le debut de l'autopsie , me tirant doucettement de mes pensées fliquesques.

    j'etais un enqueteur, et je n'eu aucun mal a agir de la sorte, j'etais pris dans une sorte d'engrenage, qui , meme a l'ecole de police reste une entité impalpable ,jusqu'au jour ou l'on plonge dedans ,comme un moustique pris dans un evier qui se debouche.. la tourmente d'une enquete, et ca me plaisait.

     le legiste a autopsié quatre corps se jour la, j'ai faillit defaillir plusieurs fois quand j'ai vu jaillir d'un ventre ouvert toute sorte de petits rongeurs d'eau,pour qui s'etait jour de festin.

    " allez prendre l'air si vous voulez,meme le plus agueri tombe dans les pommes un jour et j'ai pas envie de vous voir vous ecrouler et saloper tout mon travail" m'a dit le toubib.

    mais j'ai tenu bon .

    les corps autopsiés ce jour ont tous étés sexuellement abusés,la mort reste indéterminée mais probablement qu'elles ont été découpées vivantes avec ce qui pourrait etre une tronconneuse.

    j'ai retenu que ca du jargon pointu du medecin, et par la suite ,le rapport toxicologique a démontré qu'elles avaient été droguées avec du rohypnol en grande quantité. elles avaient toutes entre 18 et 23 ans, les 11 victimes.

    peu de pistes, rien d'exploitable au niveau de la marque du véhicule ,et encore moins au niveau de l'aspect physique du suspect qui avait été vu en train de jeter une des depouilles dans le petit etang.
    un mois après le début de l'enquête, le tâtonnement était général, on avais juste des cadavres, un bon paquet de cadavres même.

    puis le néant d'une enquête, le tueur n'avait pas refait surface depuis un bon mois.

    j'avais senti que cette journée serait toute autre que les précédentes, j'avais pris une cuite monumentale la veille au soir avec mon pote bob l'éponge ,qui comme moi était un pauvre mec au fond, il vivait seul, et se tenait a l'écart des femmes.

    on avais parlé de cul toute la soirée, faut dire que ça faisait déjà quelques mois que j'avais pas touché "la carcasse d'une pintade ". ça avait été notre expression de la soirée quand dans le bar la moindre des femelles passait a la vue de nos yeux lubriques: la pintade. putain elle nous manquait la pintade bordel.

    lui ça faisait deux ans qu'il n'avait pas touché une fille "consentante ".

    quand il m'a dit consentante j'ai failli relever le mot qui pour moi voulais dire qu'il s'était tapé des non consentantes non?

    bref j'avais pris mon xanax pour dormir, j'étais sous le stress depuis quelques jours, je sentais que plus rien ne tournait rond et que ça allait me tomber dessus comme ça, comme une volée de plomb dans le cul d'un pigeon voyageur.

    comment émerger quand on a pas envie de se lever? avec 4 cafés bien tassés... même pas.

    l'effervescence du bureau était retombée depuis belle lurette , la ville plutôt calme était redevenue plutôt calme, encore plus qu'avant faut bien l'avouer.

    ce jour la j'ai vu débouler bob l'éponge, que tout le service connaissait, il voulais absolument me parler.

    il semblait anxieux ,voir limite hyper anxieux.on avait convenu de se voir le soir chez moi.

    " écoute je sais que t'es sur mes traces, que je suis foutu , mais on est potes pas vrai?, jte jure j'ai déconné, jveux pas finir en taule le reste de mes jours, ( il pleurait a chaude larmes) ces filles jsais pas ce qui m'a pris..."

    je l'ai coupé net en me levant d'un bond de mon rocking chair ,j'étais face a lui ,dans mon salon .

    "euh attends, de quoi tu me parles la? "-j'ai fait

    pourtant j'avais très bien saisi toute la portée de sa déclaration .

     il chialait comme un fou , la morve au nez, pitoyable, pathétique.. tout le pathétisme du mec qui regrette ses actes, du moins en apparence.

    "ces filles les onze filles c'est moi, je sais que t'étais sur ma trace depuis le début" dit il en éclatant en sanglot .

     il se plantait littéralement, j'étais a mille millions de kilomètres de lui  , voire même a des années lumières d'avoir le moindre soupçon sur sa gueule. mais les faits étaient là, j'avais mon pote dans mon salon qui de surcroit était un tueur sadique.

    j'ai du faire le mauvais choix car au lieu de sortir mon arme de service, j'ai sorti un mouchoir pour qu'il éponge ses larmes.

    ce qu'il a fait.

    il m'a fait la confesse, dans les moindres détails ," putain le salaud il a du prendre son pied" a crié une petite voix dans ma tête , la voix du mec en manque de filles, la voix du mec qui a des envies sadiques tellement il a été démoli par les femmes. la voix que tout homme a en lui, celle du pervers sexuel.. de l'avide de sexe.

    Bob l'éponge a bien vu qu'il avait touché une partie de moi qui sommeillait , car il s'est attardé sur les détails qui prouvaient que ca avait été la grosse éclate de se farcir ces gonzesses.

    il a fait mouche plusieurs fois, même si je n'ai rien vraiment montré , il l'a deviné, il a deviné qu'en moi ,il y avait un peu de lui ,voire beaucoup de lui ,de cet homme qui passe à l'acte et se sert des filles comme il se servirait dans un supermarché au rayon barbaque.

    il venait d'ouvrir une fenêtre en moi,  une fenêtre qui me foutait les chocottes quelques chose de coriace même.

    j'avais toujours lu dans les bouquins de stephane bourgoin que les tueurs de ce style étaient de vrai manipulateurs, c'est peut être ça qui a fait que j'ai dégainé mon arme cette fois ci , et que je lui ai mis deux balles dans le buffet.

    il m'a regardé avec ses yeux larmoyant ,pleins d'étonnement avant de mourir, au final je ne saurai jamais  s'il voulait me manipuler ou pas. en une fraction de seconde j'ai choisi mon destin, celui qui m'a mener direct en case prison, sans toucher les 40 mille.

    un procès éclair pour une affaire banale a leur yeux,ils ont dit que j'avais eu une crise de folie, que j'ai inventé cette histoire, que Bob l'éponge était un flic exceptionnel,et qu'on s'étaient engueulé a cause d'une fille,"oui pas d'une fille, mais de onze filles votre honneur!". j'ai eu beau leur sortir toujours la même version avec toute la persuasion dont j'étais capable , je n'ai pas fait le poids, moi le flicard glandeur contre le vieux briscard j'ai pas eu l'ombre d'une chance.

    pas de preuves contre l'éponge, pas d'indices dans une enquête qui a toujours piétiné dans tous les sens du terme ,bref je me suis dis ,une fois le verdict tombé, dans le fourgon qui m'amenait vers ma prochaine demeure pour les 15 ans à venir, que peut-être mon pote voulait que ca se termine ainsi, que je mette fin à ses souffrances internes, peut etre aussi qu'il avait vraiment voulu m'attirer vers les chemins de la folie avec lui.

    j'aurais le temps d'y réfléchir, de pleurer a mon tour devant l'injustice et la manipulation de Bob l'éponge.

    mon avocate, une fille charmante, m'avait fait une déclaration sans équivoque, je lui plaisait, mais peut-être la aussi ,etait elle attiré par les mauvais garçons, a ca  encore j'aurais le temps d'y penser ,le fourgon venait d'arriver devant la prison ,et déjà ,on savait a l'intérieur ,qu'un flic était sur le point d'être incarcéré chez eux, et sans traitement de faveur.

    j'ai pris une grande respiration ,puis poings liés je suis entré dans ma nouvelle demeure.
    les eaux troubles c'est celles ou l'on se noie, et on se trouve la tête sous l'eau ,dans un tourbillon noirâtre,aveuglant.

    mon premier jour en prison, le jour de l'innocence perdu, le jour d'un innocent perdu je devrais dire.

    je me serais cru dans un film, avec un mec style sergent instructeur dans full metal jacket, nous a fais la "welcome" a l'américaine.

    un speech ultra vulgaire sur ce qu'il fallait faire en prison pour que ca se passe bien, et surtout sur ce qu'il ne fallait pas faire . en gros il ne fallait rien faire, je crois même que en prison il ne faut même pas respirer, non pas pour  ne pas déranger les gardiens ,mais surtout pour ne pas attirer l'attention sur soi de la part d'autres détenus.

    les nouveaux arrivant ,dont moi étions nus devant le gardien principal de la prison ,oui c'était bien comme dans un film, on etais a poils et lui nous gueulais dessus comme  ,peuvent le faire les sergents sur les bleu bites qui font leur classes a l'armé.

    ici la différence c'est  que je voyais l'envers du decors, j'etais parmi les voyous, dans l'enfer des durs a cuirs.

    j'ai eu le droit  a ma douche, je puais le bouc, et malgré une bonne douche l'odeur de sueur rance et de stupre qui regnais dans la prison s'impregnait a nouveau sur moi.

    j'en menais pas large, même si j'avais pas une tete de minet, j'avais les yeux rivé sur le sol avec pour unique but,etre conduis rapidement et le plus discretement possible dans ma cellule.

    j'ai été exaucé , dieu sait par quel miracle, le petit nouveau derrière moi , a lui etait pris pour cible  par les "anciens" , je l'ai litteralement senti chier dans son froc, depuis le debut il roulait des epaules, il jouait le caid ,mais il n'avais rien d'un dur ,on avait du lui dire que si il finissait au trou , qu'il fallait qu'il se la pete pour se faire respecter.

    en fait en prison c'est juste une attitude que prennent les anciens,qui eux ont surement du faire leur place avec leur poings, mais c'etait certainement pas bienvenu de la part d'un bleu.

    je l'ai laissé a son sort, pour de nouveau maudir le mien, car on m'avait presenté mes deux nouveaux "amis", deux petites teignes  dans mes ages ,qui se la petaient aux durs, et qui devaient fumer joints sur joints  pour passer leur temps ici bas.

    j'ai même pas chercher a retenir leur nom ,qui de toute façon étaient imprononçables .

    ils m'avaient laissé la plus mauvaise place de la cellule, mes draps "propres" avait du etre mis sur le mauvais lit car , pour moi j'avais des draps pisseux ,troués et degueulasses.

    j'avais le lit du dessus,c'est a dire la tete a un metre du plafond quand on etait allongé ,alors pas la peine de pensé a rester assis sur le lit c'etait impossible,de plus la chaleur suffocante de la cellule m'a fait tourner la tete aussitot.

    je suis resté la, peut etre cinq minutes sans bouger, les yeux dans la vague, je regardais personne en particulier.

    j'ai entendu comme venu de loin" hey trimar ,ici t'es chez nous a moi et mon pote,alors tu te fais petit sinon on te surine la gueule quand tu vas fermer les yeux"

    ils ont pris mes peu d'affaires personnelles que je tenais dans les mains, avant de me les rejeter a la gueule " on a deja ca, mais si on en a besoin on se servira chez toi ,trimar"

    je savais pas quoi dire, ni quoi faire, j'etais au plus bas de toute ma vie, l'enfer, mon enfer..

    le seul espace qui ne les gênais pas  etait ma couchette,je ne les voyais pas ,ils ne me voyaient pas,et malgré la chaleur insuportable et la soif qui me tenaillait, je n'ai pas bougé, jusqu'a la nuit.

    il faisait plus frais, les deux autres semblaient dormir,alors je suis descendu ,pour me rafraichir au robinet .

    j'etais torse nu et en calecon, je buvais a grande gorgée une eau fraiche, c'etait bon , le meilleur moment de la journee, boire une eau fraiche ,une eau qui fait tellement de bien qu'on oublie tout  et que ce moment devient une veritable source de plaisir.

    j'avais entendu les deux autres chuchoter toute la soirée sans vraiment chercher a écouter ,des conneries surement .

    alors que je finissais de me repaitre de l'eau fraiche, j'ai percu un mouvement juste derriere moi, et sans que le moindre de mes gestes de volte face ne puissent s'effectuer, je me suis retrouvé sur une chaise  une ceinture autour du cou, tellement serrée que ma tete devait etre cramoisie, sans parler du peu d'air que je reussissais a respirer.

    celui qui me faisait face a allumé la lumiere , il etait 3 heures du matin et il etait nu ,en erection.

    " toi le nouveau tu vas devenir notre pute, on est pas des pédales mais faut qu'on baises tu piges ,faut qu'on se fasse sucer et je suis certain que tu va bien nous sucer, toute facon ,trimar,t'as pas la choix, alors tu vas tout prendre dans ta gueule et apres mon pote tu va lui faire pareil"

    puis il a foutu sa bite devant mes yeux.

    j'ai tourné la tete,et une pluie de coup m'est tombée dessus,des claques, des coups de pieds, j'ai senti mon nez se casser, mon sang a coulé, toute facon ca servait a rien que je gueule, toute facon eux ils gueulaient de joie en me cassant la tete .

    toute la prison le savait ,toute la prison s'en foutait.

    j'ai pas vu un gardien apparaitre, et j'ai fini vers 4 heures 32 , il me semble du moins ce que j'ai cru lire sur sa montre,  par sucer le premier des deux , un gout de sang ,de sperme acide a envahie ma bouche en meme temps que mes larmes ont commencé a couler jusqu'a ma bouche elles aussi.

    ca a fini quand les deux ont étés satisfait, la pression autour de mon cou s'est relachées soudainement ,et je suis resté assis a pleurer, et pleurer encore, jusqu'a ce que ca les emmerdes, et ils m'ont foutu la tete sous l'eau, qui cette fois ci n'avais pas le meme gout .

    ils ont rempli le lavabo et m'ont plongé la tete dedans, de plus en plus longtemps.

     a un moment j'ai senti mon caleçon descendre ,pour tomber sur mes genou ,j'ai tenter de me débattre, mais je n'ai pas ressiter bien longtemps, ils etaient en train de me noyer.

    j'ai senti un coup sur ma nuque, et je me suis fais violer, puis ils m'ont tabassé a nouveau en me traitant de salope ,de sale pédé qui se laisse enculer.

    au petit matin j'etais dans un sale etat, je ne pouvais plus bouger du lit , ou j'etais remonté tans bien que mal.

    eux ils etaient encore en train de dormir.moi je n'etais plus rien

    juste ..plus rien

    ya pas de heros en prison ,pas de protecteurs , pas de protegés , pas de clint eastwood qui s'evade, rien .

    j'ai pas bouffé de la journée ,pas bu ,pas bougé, parfois je voyais une tete qui venait m'observer, alors je fermais les yeux , j'attendais que des bras me saisissent.

    mais rien, rien jusqu'au soir, puis ils ont recommencés, sans me tabasser cette fois ci.

    ils ont laissés mon corps immobile sur le sol.

    je ne dormais pas ,eux si .

    j'etais la pour longtemps.

    j'avais une ceinture autour du cou, ils m'avaient tenu en laisse toute la nuit ,comme on peux tenir un chien a ses pieds avec un collier étrangleur .

    peut etre qu'un jour la verité se ferait, qui sait..en fait je m'en foutais, il fallait me soulager alors j'ai decidé que cee matin la j'allais grossir les rangs des suicidés en prison


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :