• flicar tremens 2

    je l'ai regardé redresser la tete,tendre le coup, lever le visage le plus haut possible vers le ciel et la, il a rit a gorge déployée. un rire qui n'avait rien de naturel,c'est un bon vieux rire completement forcé par la situation.

    certes ma blague etait bonne..pour certain,mais lui je n'ai pas cru une seconde a sa sincerité.

    moi-" pas mal votre faux rire ,allez finalement je vous le mets ce putain de pv hein"

    lui,coupé dans son faux rire de merde-" qu..quu.quoi,... a mais je pensais que..."

    moi-" que vous alliez vous en sortir comme ca ,avec une espece de bidonage minable hein?"

    j'ai jeté un oeil vers ma voiture de service,ma si belle collegue etait tres occupée a envoyer un texto a je sais pas quel mac fanatique de pied de chameau en uniforme.

    le type s'etait engouffré dans sa caisse ,completement dépité. 

    bas a prés tout rien a foutre . je me suis penché a l'interieur de l'habitacle

    moi-" bah allez ,c'est bon jvais pas vous le foutre ce putain de pv,mais prochain coup faudra vous marrer sincerement,meme si c'est ma blague est nulle"

    j'etais de bonne humeur ce soir.. ca n'allait durer que quelques minutes.

    le mec s'est tiré sans demander son reste ,tout phares eteints,exactement comme si je l'avais pas choper pour cette meme raison.

    je me suis dirigé vers la voiture ,prét a entamer une course poursuite a la starsky et hutch avec ce minable dont le QI devait froler celui d'un pot de moutarde. merde jveux bien etre cool mais il pige pas ,jvais changer de comportement.

    a peine avais je demarrer la voiture que mon telephone se mit a sonner.

    moi-" ouais"

    a l'autre bout du fil ,j'ai reconnu directement la voix de mon ancien collegue ,jeune retraité,a peine plus d'un mois et demi de repos.

    jamais il ne m'a telephoné,meme pour me dire qu'il ne viendrait bosser le soir .

    c'etait donc serieux sans aucun doute.

    papy retraité-" faut que tu viennes,vite,c'est tres serieux la"

    comme je venais de le dire au dessus : TRES SERIEUX.

    "fout le girophare ,attache toi et pose ton putain de telephone ,ca va secouer" 

    ma jeune fliquette chaudasse s'est precipité sur sa ceinture de securité et la voiture a bondi. ce soir ,rien n'aurait pu m'arreter pour aller chez le vieux.

    ma bonne humeur venait de se terminer en un clin d'oeil.

    c'est fout ce qu'elle sentait bon ma collegue,je tacherais de  conduire plus vite a l'avenir ,car les éffluves de son parfum venaient de fouter la gueule a chaque virage. j'en frétillerais presque.

    moi-" c'est qui t'es texto toutes les nuit?"

    fliquette -" euh ,c'est ma mere,elle est insomniaque,c'est un peu compliqué avec mon pere en ce moment,je crois qu'il la bat,mais j'en suis pas sur.."

    moi-" je pensais que t'avais un mec et que tu pouvais pas t'empecher de lui raconter tes nuits a mes cotés,style ,"l'autre con me parle toujours pas alors que ca fait deux semaines  que je taf avec lui"

    elle ne s'est pas redressée,n'a pas bomber le torse et n'a pas déployé sa gorge pour rire d'un rire infecté par la mauvaise foi.

    elle a juste rit ,sincerement et ca m'a fait du bien.

    moi-" bon j't'explique ,on va chez mon ancien collegue a la retraite ,je sais pas ce qu'on va trouver mais il m'a dit de venir ,et si il me dis ca c'est qu'on va avoir besoin de nos armes,tu piges j'espere."

    elle m'a dévisagé,puis m'a fait un ok,c'etait franc et sincére ,je n'ai lu aucune inquietude sur son visage. jcrois que je suis tomber amoureux d'elle sur le champs..

    moi-" jte demanderais plus tard si t'es celibataire et si t'aime les vieux salopards de flics ,ok?"

    fliquette-" pas de probleme, on verra ca plus tard ,du moins si on arrive,ceci dit ,pour pas faire trop durer le suspence, ya que des "oui" dans ma reponse.

    rougit ,petite ,rougit un peu  et fais gaffe...

    nous sommes arrivés devant chez le vieux,comme une nué de mouches affamées sur un etron fumant.

    "reste ici ,prés de la radio,ce soir tu seras mes yeux,regarde autour de toi et sois prete a degainer"

    je me suis éjecté de la voiture et j'ai foncé vers la maison de papy. 

    le portaille ainsi que la porte d'entrée etaient grande ouverte, il etait 23h43 et ca puait la merde a plein nez.. et le sang.

    ca faisait un bout de temps que j'avais pas été acceuillit par cette odeur cuivré,bien trop longtemps, j'ai senti mon estomac se contracter instentanement dans mon ventre.

    il etait temps de sortir le morlingue,histoire de prévenir de tout danger .

    j'ai attendu quelques secondes sur le pallier afin que mes yeux s'habitude a l'obscurité et accessoirement que mon estomac ne fasse pas rejaillir mon big mac et mon jack daniels.

    un dernier coup d'oeil vers ma voiture de patrouille,fliquette etait aux aguets.. bien .. tres bien.

    bon... dans un film policier la scene de crime se passe toujours dans la chambre quand il fait nuit. alors j'ai pris la direction de la salle a manger.

    le vieux vivait seul,faut dire que c'est pas facile de s'amourracher d'un mec qui passe ses nuits a ploter les burnes des travelos histoire de trouver le surin qu'ils avaient pu planquer sous leurs couilles. protection oblige.. pas facile la vie de travesti en ce moment...

    rien dans la salle a manger,ca puait le polar  miteux a mille lieux a la ronde..

    les chambres etaient a l'etage de toute facon.

    j'ai gravi les marches avec une extreme prudence.

    l'odeur de sang se faisait de plus en plus forte,pas de doute ,des litres avaient du servir a repeindre les murs ,car jamais de ma vie je n'avais senti le sang de facon aussi concentrée.

    mon estomac s'est tendu,lui aussi etait sur le qui vive,j'allais jaillir dans la chambre du vieux aussi vite qu'un flot de big mac allait jaillir de mon gosier.

    j'etais pas un hero qui ne gerbe jamais ,ni ne fait jamais pipi comme dans les films de "heros". je gerbais,pissais,picolais,et meme parfois je chiais en étre humain..si ,si

    je suis entré dans la chambre que je supposais celle du papy.

    j'ai suffoqué,une odeur de merde,et de sang empuantissait l'atmosphere.

    trop de chose a deviner dans ce noir quasi totale,j'ai donc allumé la lumiere.

    jcrois que j'aurais pas du ,mon big mac a pris ses jambes a son cou,poussé de prés par monsieur jack daniels,et tout deux sont sortis de ma bouche sans le moindre effort,tu parles de springters.....

    le vieux etait accroché au plafond,crucifié plus precisement.

    son ventre etait ouvert dans le sens du haut en bas,son visage semblait avoir été éccorché vif,tout comme le reste de son corps.

    ses tripes pendaient jusqu'au lit telles un serpent gorgé de sang vital.

    je me suis approché ,persuadé que papy venait de bouger,ca me semblait impossible et pourtant ,j'en aurais mis ma main au feu.

    j'ai mis un pied sur le lit ,fermement décidé a constater de mes yeux que le vieux etait bel et bien vivant.

    j'ai pas vraiment eu le temps d'assoir ma position sur le plumard que le corps s'est détaché du plafond pour tomber directement sur moi.

    lui et moi n'avons fait qu'un pendant le lapse de temps qu'a duré la chute jusqu'a la moquette.

    j'etais un peu sonné par le choc,mais pas suffisament pour ne pas entendre que quelqu'un venait de se précipiter dans les escaliers.

     ( a suivre)


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